Que sera 2009 ?

L'année 2009 ne pourra être pire que 2008 en tout cas...

Depuis mon dernier billet, je ne sens plus cette pression sur la poitrine. Sans doute parce que j'ai trouvé quelques réponses au travers de ce blog. Il est quand même curieux que je l'aie rencontré par un ordinateur, que j'aie forgé un rêve à partir d'internet, et que je le quitte maintenant de la même manière... destruction sur le web...

Je m'imaginais continuer à "démonter" étape par étape cette histoire construite de toutes pièces, mais ce serait trop long. L'essentiel a été dit. J'ai suffisament lu et relu nos anciens échanges pour, je pense, approcher la vérité d'assez près maintenant. Rien ne sert de ressasser encore. J'espère seulement que ce n'est pas un espoir secret caché dans un coin de ma tête qui m'empêche d'aller au bout de ce travail. Admettre la réalité est dur, très dur, lorsqu'on a rêvé pendant 8 ans.

Hier, je n'ai pas écrit. Beaucoup de choses me sont passées par la tête pourtant. Deux SMS m'ont perturbée : un "Pardon Isa" suivi d'un "J'ai honte"... de la part de quelqu'un qui vous a encore raccroché au nez trois jours plus tôt, cela m'a laissée de marbre. Je n'y ai pas cru. Non, ce qui m'a perturbée c'est plutôt la raison de ce revirement subit. Est-ce la peur que je détruise son image jusqu'au bout ? Est-ce pour m'apaiser et que je quitte enfin le site où il va ?... Ou un aveu de culpabilité ? Et puis j'ai cessé de me poser des questions. Je sais simplement qu'apparemment il lit ce blog. Maintenant il en fait ce qu'il en veut, je le laisse face à sa conscience. Ce blog n'est pas pour lui mais bien pour moi. Je me suis fait violence pour l'écrire, mais je pense que j'arrive enfin à exorciser la moindre parcelle d'amour qui aurait pu subsiter pour lui. Car celui que j'ai aimé n'existait pas. Ce n'était qu'un petit homme perdu dans ses chimères, que je n'aurais sans doute même pas remarqué si nous nous étions croisés dans la rue. Il ne polluera pas ma mémoire de souvenirs mensongers, ni d'amères regrets... si ce n'est celui de l'avoir rencontré il y a 8 ans.

Je vais pourtant te faire un dernier cadeau Alain, qui satisfera ton ego j'en suis sûre : je n'ai jamais autant souffert de ma vie, comme j'ai souffert ces trois dernières semaines, jusqu'à se traduire par une douleur physique... Mais je dois bien admettre que c'est un cadeau empoisonné, puisque déjà la douleur s'en va, et que je réalise que je n'ai aimé qu'une illusion. Tu vois, avec Franco, cela a mis près de deux ans pour disparaître. Un mal différent, plus latent... Oui, je sais, j'aborde un sujet qui fâche. Mais, je suis bien obligée de repartir de là, puisque mes huit dernières années se sont envolées en fumée. Franco et moi n'étions pas faits l'un pour l'autre et avons commis beaucoup d'erreurs... mais nous nous sommes aimés sincèrement. La dégradation de nos rapports a été progressive, logique et supportable, malgré notre passion. Cette rupture à multiples rebondissements, s'est finalement transformée en amitié.

Comment pourrais-je restée amie de quelqu'un qui m'a précipitée dans le vide du jour au lendemain, Alain ?... malgré ses belles promesses d'être "toujours là quelquepart"... Je suis tombée, tombée, tombée, en t'envoyant des messages de détresse, et tu n'étais pas là. Je ne sais par quel miracle j'ai réussi à ouvrir un parachute ! sans doute mon amour pour l'écriture... Ou aurais-je un esprit plus fort que le tien, pourtant si manipulateur ? Comment pourrais-je me souvenir des "bons moments" que nous avons soi-disant partagés, alors qu'ils se sont avérés n'être que des mensonges ? De belles parties de jambes en l'air ??? A mon âge, tu te doutes bien que j'en ai déjà eues, et pour moi ça ne représente rien si il n'y a pas une once de sentiments derrière.

J'ai pris la décision d'aller enterrer quelquepart le pendentif que tu m'as offert trois jours avant notre séparation. Acte symbolique pour conjurer le mauvais sort. Tu savais déjà ce que tu préparais, et je comprends mieux maintenant ta phrase "Promets-moi quoi qu'il arrive de ne pas jeter mes petits cadeaux". Tu croyais vraiment que j'allais garder une image intacte de toi après ce que tu m'as fait ? Tu voulais que je reste à me morfondre chez moi en pleurant sur le passé ?... pendant que tu roucoulais avec une autre... Tu as voulu que je sois toute à toi jusqu'au bout, et tu voulais ensuite que je sois encore assujettie à toi même dans la rupture... De quelle étrange matière est donc fait ton coeur ? D'où te vient cette possessivité malsaine ? Et comment as-tu pu sans aucun scrupule prendre ta femme pour prétexte ? Je suis en train de me laver de toi, Alain, et je suis fière de moi. J'en ai bavé ces dernières nuits à regarder la réalité en face, mais ça valait le coup.

Il a fallu que je remonte loin, très loin, jusqu'à mes rêves de petite fille pour comprendre pourquoi tout ça s'était passé, pour me remettre en question aussi. Alors que la plupart rêve de robes de princesse, de châteaux et de princes, moi je rêvais que j'étais le tireur le plus rapide de l'Ouest, que je me battais avec je ne sais quel chef indien ou shérif, toujours très beau bien entendu, que dans le combat mon chapeau de cow-boy tombait... et que mon adversaire tombait instantanément amoureux de moi lorsqu'il découvrait que j'étais une femme. Fantasme curieux, non ? Certainement très riche en enseignement psychanalitique. Je ne suis pas psy, mais si je dois avoir une part de responsabilité, je crois bien qu'elle est là : ma quête de l'amour impossible, celui qui vous chavire le coeur, qui vous oblige à vous surpasser pour qu'il devienne possible... Mais existe-t-il encore des princes prêts à affronter tous les dragons de nos jours ?... Une prédisposition aussi à me laisser choisir, plutôt que de choisir. Une amie me disait un jour qu'avant que de tomber amoureuse, elle commençait toujours par regarder les chaussures du prétendant, pour voir si il était propre sur lui. Comment peut-on raisonner de la sorte en matière d'amour ? Je n'ai jamais trop bien compris. La passion doit vous tomber dessus quand vous vous y attendez le moins, et vous emporter corps et âme comme une vague incontrôlable. Une fois les dragons vaincus, elle reste là au fond de soi, prête à ressurgir dans un échange de regards, dans une mimique attendrissante, dans un frôlement, de manière toujours aussi inexplicable qu'au début. Non, je me refuse à calculer l'amour. Cette triste expérience n'anihilera pas ma richesse intérieure. Je serai peut-être un peu plus prudente quant à laisser tomber ma garde.

Il va me falloir reconstruire maintenant. Ca ne va pas être facile, j'ai fait pas mal de dégâts dans ma vie de tous les jours. Mais qu'à cela ne tienne, je serai assez forte pour retrousser les manches. Je vais me remettre à écrire. Je ne sais pas si j'alimenterai ce blog de mes nouveaux écrits. Je verrai. Mais je sens bien que la vie va être belle... maintenant qu'il n'est plus là !

Bon, je vais aller manger, j'ai faim !

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