amour

LETTRE OUVERTE

LETTRE OUVERTE A ALAIN

 

Tiens !? Aujourd’hui tu as décroché… Sans doute excédé. C’est vrai que j’avais mis le paquet… 39 de fièvre, réveillée sans raison à 4h du matin… Comme tu ne m’as pas vraiment ménagée (euphémisme), je n’ai moi non plus aucune raison de le faire à ton encontre, pas vrai ? Alors quand ça ne va pas, tu morfles… logique, non !? Et puis on était censé tout partager, non !?

 

Comme tu m’as mise au défi d’aller encore déverser mon fiel sur mon « blog à la con », et comme je n’aime pas contrarier les gens, j’utilise donc à nouveau ce blog pour finir la conversation que tu as un peu vite abrégée.

 

Enfin première discussion concrète qui a duré plus d’une minute ! Au bout de quatre mois : tout vient à point qui sait attendre ! Tout d’abord, il y a eu une avancée certaine ce matin… Au moins tu as avoué ne m’avoir rien dit lorsque tu as senti que tu ne m’aimais plus, juste par peur que je pète les plombs. Par lâcheté, quoi… C’est déjà mieux que ton hypocrite « je ne voulais pas te faire souffrir ». Par contre, impossible de te faire dire depuis quand tu « connais » ta nouvelle. Là-dessus, tu refuses de cracher le morceau… Est-ce donc si inavouable ? Cela me laisse imaginer le pire…

 

J’ai noté que mon blog était selon toi lamentable et bourré de mensonges… Je suis désolée mais tout ce que j’y ai écrit est vrai :

-          Tes scènes de jalousie, ou plutôt de possessivité : veux-tu que je demande à mes proches de venir témoigner dans les commentaires ?

-          Ton attitude de joli coeur sur webtarot depuis plusieurs années déjà : je crois que la conversation avec Supernana que j’ai recopiée sur ce blog est édifiante.

-          Ta grande aptitude à chater avec des jeunes femmes (de préférence en aparté) lorsque je t’ai connu… Faut-il que je retrouve les coordonnées de Marine de Mschat ?

-          Le début de notre relation : j’ai les CD que tu m’as gravés. Les phrases que tu utilises avec ta nouvelle sont les mêmes… Dois-je mettre en ligne tous nos chats, ceux-là mêmes où tu me disais être ton âme-sœur, ton égérie, ta tite fée, un miracle de la vie, etc ?

-          La rupture : tu ne vas quand même pas nier le mail que tu m’as envoyé du jour au lendemain ??? alors que le matin même tu me disais encore « je t’aime » par téléphone…

-          Ton silence qui a suivi…

 

Bref, je ne vais pas tout énumérer à nouveau… Dis-moi où il y a mensonge selon toi ? Lorsque je remets en doute la sincérité de tes sentiments ? Comment puis-je toujours y croire au regard de cette rupture que toi tu continues de juger normale. Si vraiment tu m’avais aimée, tu m’aurais quittée proprement et tu te serais inquiété de ce que j’allais devenir. Là, rien… Silence total, et surtout aucun respect pour moi lorsque tu t’affichais le jour même de notre rupture sur le net avec ta nouvelle ! Là aussi, je mens ?

 

Tu me dis qu’au début tu as éprouvé de la compassion pour moi, mais que là plus du tout… Ton silence était-il l’expression de cette compassion ? Tu savais parfaitement dans quel état je me trouvais par les messages que je te laissais, et ensuite par mon blog. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus et j’ai même failli faire n’importe quoi… Me laisser crever sans même un mail était-ce une marque de compassion ? Tes phrases assassines lorsqu’au bout de deux semaines tu as fini par décrocher (à peine une minute et l’air excédé) « j’aimais nos après-midis, mais je savais depuis longtemps qu’on ne pourrait rien construire ensemble » et surtout « avec un extasy dans le cornet ça le faisait » étaient-elles également des démonstrations compatissantes ? Utiliser les mêmes déclarations enflammées pour ta nouvelle, aux vues et au su de tout le monde, sous mes yeux pendant que je souffrais, également ? Me faire t’appeler un mois après dans un grand désir d’apaisement (le signal habituel pour que je t’appelle… pas question pour toi de dépenser une communication, hein !?) et commencé ton explication par l’annonce joyeuse de la rencontre de l’âme-sœur… Signe de compassion là aussi ? Tu oubliais un peu vite que tu m’avais répété la même chose pendant des années ! Et qu’un simple « comment vas-tu » aurait été de meilleur ton ! D’ailleurs au passage, j’aimerais bien savoir comment tu fais pour vivre comme ça des amours uniques à répétition…

 

Je ne voulais pas parler de ta femme par respect pour elle, mais puisque tu me parles de ta compassion… Le seul vrai appel que j’ai eu c’est le sien il y a trois semaines  « pendant que tu discutais sur l’ordinateur avec la nouvelle jeune femme » (dixit). Elle me sentait malheureuse et voulait me réconforter. Apparemment votre couple fonctionne comme ça… Depuis combien de temps ta femme savait-elle pour nous ? Alors que tu l’utilisais comme garde-fou… Tu avais soi-disant toujours peur qu’elle apprenne notre liaison ! Tu la sentais dépressive ! (Comment puis-je croire à ta sincérité après ça ? Explique-moi !!!).

 

Elle m’a affirmé que tu t’inquiétais pour moi (pas vu la couleur de ton inquiétude), que  j’étais certainement une femme brillante « pour avoir duré huit ans » (dixit) et que je devais donc penser à me reconstruire. L’explication qu’elle m’a donnée sur ton revirement est que tu es « sans cesse à la recherche de l’absolu, mais comme l’absolu n’existe pas »… Mon interprétation personnelle de cette phrase, c’est que tu es coutumier du fait ! Cette conversation a donc confirmé le double visage de toi que j’ai découvert à mes dépens… dont cette forme de donjuanisme (définition : Besoin pathologique de séduire. Ce comportement traduit généralement le besoin d'être rassuré : ces hommes doivent en permanence se convaincre qu'ils sont capables de susciter de l'intérêt, voire de l'amour, chez les femmes. En fait, ce n'est pas réellement les femmes qu'ils désirent séduire, c'est LA femme par excellence).

 

Tu comprendras donc que j’aie du mal à croire à cette compassion. Je penche plutôt pour une attitude de bon ton vis-à-vis de ton entourage pour éviter de passer pour un salaud… Tu devais être très très chagriné de la situation… mais de là à prendre ton téléphone ou même à m’envoyer un mail, non ! Je pouvais bien crever !

 

Bref, quelle que soit la compassion que tu dis m’avoir témoignée, j’ai bien noté que maintenant c’était fini et que mes messages intempestifs commençaient à bien faire… Simple curiosité : A quelle intensité estimais-tu la force de mes sentiments au bout de huit ans ? De quelle durée « normale » avais-tu prévu mon chagrin ? trois jours ? trois semaines ? trois mois ? Pour un « amour unique » est-ce suffisant ? Ah voilà, tu t’étais peut-être emporté un peu vite dans l’euphorie de notre rencontre au niveau de tes déclarations de miracle de la vie… sauf que ces mêmes déclarations ont quand même duré huit ans, jusque dans ton mail mensonger de rupture. Et des « Aies confiance en moi Isa » j’en ai eus jusqu’au bout… Alors ose me dire que tu ne m’as pas menti et que c’est moi qui mens dans mon blog !

 

Rassure-toi je ne veux plus de toi, j’ai simplement une grosse rage au fond de moi à m’être fait berner de la sorte, et une grosse envie de te mettre le nez dans ton caca (expression pas très jolie, mais qui te va bien) : malgré ton dédain pour cette catégorie de personnes, tu n’es qu’un dragueur du net quoi que tu en dises, sauf que toi c’est encore plus vicieux car tu fais durer les choses dans le temps ; une simple partie de jambes en l’air ne te suffit pas… il faut que tu sois sûr que la personne est totalement conquise, ensuite ça ne t’intéresse plus. Et puis j’ai envie de te faire partager ma dépression. Je ne vais tout de même pas être la seule à faire les frais de tes débordements maladifs !?

Un de tes arguments a été que tu ne m’appartenais pas et que tu étais libre… Je n’ai jamais prétendu le contraire. Je crois que tu te méprends. Ce n’est pas de m’avoir quittée que je te reproche, c’est la manière dont tu l’as fait. Il fallait me quitter avant d’en chercher une autre. Il ne fallait pas me mentir et me trahir comme tu l’as fait. Même si chacun est libre, au bout de huit ans tu avais tout de même un engagement moral vis-à-vis de moi : on ne joue pas avec les sentiments des gens. Tu n’es plus un teenager. A 55 ans, tu dois quand même bien savoir ce que tu dis quand tu prononces des « je t’aime » et des « as-tu déjà ressenti ça avant ? » d’un air extasié. Ah l’amour unique… liés pour l’éternité comme deux âmes-sœurs qui se sont longtemps cherchées… Ces phrases que tu aimes à utiliser avec n’importe laquelle correspondent à quoi en fait pour toi ? Des mots creux qui fonctionnent auprès des filles ? Et toi qui cherches sans cesse l’absolu, quel absolu peux-tu donc offrir puisque tu es déjà marié et que tu gères ta vie en « phases », en « étapes », auxquelles tu te prépares sans cesse à l’avance ? Des petits absolus instantanés et répétitifs ? Des petites excitations pour agrémenter ta vie d’homme marié ?

Selon ta femme, la phase séparation était en gestation depuis un moment… sauf que le problème c’est que moi je n’étais pas au courant de mon côté ! Toi, ta femme, et sans doute ta nouvelle, vous étiez tous au courant… sauf moi. Laisse-moi sourire quand tu me dis que rien n’était prémédité. Il y aura donc eu les années musique trance, puis les années Isabelle… et maintenant ce sont les années Flo. Sans cesse du renouveau dans ta vie, hein ? Tu zappes et tu passes à la suivante sans aucun scrupule, comme des pions quoi ! Sans jamais un regard en arrière. Est-ce que tu te souviens que j’avais employé cette formule il y a quelques années, lorsque tu t’étais pris de passion pour le tarot : « après les années Isabelle, les années tarot ? » ? Tu t’étais alors indigné. Tu n’étais pas comme ça, il fallait que je te fasse confiance. Par contre, toi tu avais du mal à me faire confiance et tu voyais d’un très mauvais œil que j’aille aussi jouer au tarot… Avec le recul, je me rends compte que tu avais surtout trouvé un nouveau vivier de femmes seules ou disponibles.

 

Je commence déjà à appartenir à tes « erreurs », comme ton écart d’il y a vingt ans… Tu ne te sens pas un peu seul au bout du compte à toujours agir ainsi ? Je te crois incapable d’amour. La seule personne que tu aimes c’est toi ! Tu n’as pourtant pas pu t’empêcher de me dire lors de notre conversation que c’était moi qui étais égoïste, car je ne me mettais pas à la place de ta femme, je ne cherchais pas à te comprendre et je ne me rendais pas compte des difficultés que tu traversais… Parce qu’il faudrait que je te plaigne en plus ??? Oh que j’imagine ce que tu racontes à ta nouvelle lorsque je te laisse des messages, et sur quel ton larmoyant et désespéré tu le fais ! C’est toi qui es à plaindre… comme tu l’étais avec moi, torturé par ta dualité (alors que ta femme savait). Et je comprends mieux les petites phrases sur certaines fiches de webtarot « Ne pleurs jamais sur quelqu’un qui n’est pas capable de pleurer sur toi » (parce que je mettrais ma main à couper que c’est ta nouvelle qui a écrit ça ! lol). Ce que tu m’as fait, c’est comme si tu m’avais jetée du haut d’une tour ! Sans me laisser aucune chance ! Tu étais pourtant la personne que j’aimais le plus au monde et en qui j’avais le plus confiance, bercée par tes beaux discours creux… Et il faudrait que je te plaigne après ta trahison lâche et la souffrance que tu m’as fait endurer dans la plus grande indifférence ?

 

Ah j’oubliais : si tout cela est arrivé "c’est un peu de ma faute, et il faut que je me remette en question". Tu sentais que tu ne pouvais rien m’apporter (ah bon ?). Moi de l’amour et de la sincérité, ça me suffisait. Mais avec le recul, effectivement même ça tu n’es pas capable de l’apporter à une femme. Et puis il paraît que je suis inactive depuis 2003 ? Tu as même insisté sur 2003 quand je t’ai dit non. Ta femme m’a donné cette raison également : mon inactivité… Tu me fais passer pour une clocharde ou quoi ? C’est ça que tu racontes à ta nouvelle ? Tu me décris comme une femme qui se laissait aller ?

 

Premièrement j’ai travaillé jusqu’en mars 2005 (dois-je mettre en ligne mon dernier bulletin de salaire ?). Ce départ a été négocié à ma demande, puisque selon toi je perdais mon temps dans cette entreprise qui m’exploitait. C’est sans doute un peu vrai, mais moi je m’éclatais bien dans ce boulot (et j’avais quand même un bon salaire si tu te souviens). J’ai donc préparé un dossier pour faire un Fongecif dans la foulée, pour un stage d’assistant réalisateur (je mens ?). Malheureusement mon dossier a été rejeté en commission, faute de budget.

 

J’ai ensuite préparé une validation des acquis lorsque j’ai vu que les places auxquelles je postulais exigeaient un niveau Bac + 5. Or je suis totalement autodidacte. J’ai bossé trois mois sur un mémoire, qu’apparemment tu as lu en diagonale, car si je me souviens bien tu m’avais dit à l’époque que ce n’était pas ton domaine, donc tu n’y comprenais pas grand-chose. Difficile d’échanger alors sur le sujet. (je mens aussi ?) Malheureusement, la personne qui  s’occupait de cette section à la Fac a eu la curieuse idée (même l’Anpe a trouvé ça curieux) de vouloir m’inscrire à des cours pendant un an avant que je présente mon dossier sous prétexte que j’étais totalement autodidacte. Comme je ne voulais pas perdre un an et que ce diplôme ne me servait que pour ma recherche d’emploi, j’ai refusé.

 

J’ai ensuite monté un projet de création d’entreprise pour ouvrir un salon de luminothérapie, et j’ai donc suivi un stage de création d’entreprise via l’anpe. (je mens encore ?) De mémoire, il n’était pas question de t’associer à ce projet (j’envisageais de faire des cabines de massage) pour éviter que ta femme découvre mon existence. Mais c’est vrai que c’était en 2007, et qu’apparemment tu te désintéressais déjà de moi à l’époque.

 

J’ai finalement décidé de devenir distributrice indépendante en mars 2008… Si je calcule bien, j’ai donc consacré trois années à étudier différents projets, tout en menant une recherche d’emploi d’ailleurs (ce que toi tu appelles « inactivité »). Après 25 ans de boulot non-stop, sélectionner les annonces et explorer d’autres voies te semblent donc si curieux ? Tu voulais pourtant justement que l’on développe quelque chose ensemble… M’as-tu fait des propositions ? Et cette année 2008 considères-tu aussi que j’ai été inactive ? Alors que j’allais distribuer ma publicité tous les jours, que j’avais des conférences téléphoniques trois fois par semaine, que j’appelais les gens jusqu’à 20h30… ? C’est effectivement depuis que l’on s’est moins appelé en journée et que l’on a espacé nos « entrevues » du samedi, car bien souvent je bossais le samedi. Alors est-ce parce que j’étais « inactive » comme tu dis, ou est-ce parce que j’étais moins disponible que tu as décidé unilatéralement de te détacher ?

 

Et toi ? Quel projet passionnant as-tu donc développé pendant ce temps ? Tu avais envisagé de devenir formateur, mais tu as bien vite laissé ça de côté. Tu envisageais les massages également, mais tu n’as jamais rien entrepris à ce sujet tant que j’étais avec toi. Je t’encourageais pourtant à demander un congé formation. Depuis huit ans que je te connais, tu parles de quitter ton job… Tu y es toujours… Lequel des deux est « inactif » et ne développe rien ? Ton sujet de discussion favori était pourtant de te plaindre de ton job et de raconter les petites histoires avec tes collègues…

 

Que racontes-tu donc sur moi et ma soi-disant inactivité ? Ne serait-il pas plus simple d’admettre tout bonnement que tu t’es lassé ? Que tu n’as pas su tenir tes promesses et beaux discours sur cet amour unique et éternel qui t’animait ? Pourquoi as-tu donc sorti de ta poche cette date de 2003 ? Est-ce donc là la fin de ta passion ? Remarque, des études disent que chimiquement une passion ne dure pas plus de deux ans… Cette date correspondrait donc bien pour quelqu’un comme toi qui a plutôt les neurones situés au niveau des gonades. Alors, partagé entre la peur de me faire souffrir et la peur que je pète un plomb, tu as continué à venir me sauter avec la même ardeur pendant des mois (voire des années). Quel courage et quelle abnégation !

 

Par contre, ce qui est sûr c’est que depuis que je te connais j’ai effectivement régressé au niveau relations sociales. Pas question que je continue à voir mes amis, et rien à faire pour que tu acceptes de les rencontrer non plus ! Quand à internet, tu as tout fait pour que je m’en écarte… J’étais une femme trop publique à ton goût ! (par contre, toi tu ne te prives de rien à ce niveau-là) C’est sûr, mes sujets de conversation se sont vite restreints à rester dans ma cage dorée.

 

Dans tes explications, tu me donnes également comme raison que « tu t’es libéré de ta vie il y a quelques mois »… Je ne comprends pas bien cette phrase… Rassure-moi ? Tu n’es pas rentré dans une secte, au moins ? Parce qu’entre moi qui dois me frapper la poitrine en répétant « c’est ma faute, ma très grande faute », ta nouvelle qui prend des pseudos genre « Déité », la phrase énigmatique que tu lui écrivais en décembre « Tout dépend si elle a la foi » (euh ? tu parlais de moi là ?)… Si les forces célestes s’en mêlent, on n’est pas sorti de l’auberge ! Il me semblait pourtant que tu fuyais tout ce qui avait trait à la religion. Alors te voir toi parler de foi, c’est à mourir de rire !… mais que ne serait-on pas prêt à faire pour séduire, hein !? Moi c’était le coup de la prédiction… Notre rencontre était écrite dans les astres… Tu te souviens ? Cette porte qu’on t’avait prédit s’ouvrir pour toi à la quarantaine ? Alors, la quarantaine, puis la cinquantaine… ce n’est plus une porte là, mais carrément une bouche de métro où tout le monde circule !

 

Je me trompe ou j’ai senti une pointe d’agacement dans ta voix lorsque tu m’as dit savoir que j’allais faire la folle en teuf ? C’est effectivement mon activité du moment, car là pour le coup je ne fais plus rien depuis le 9 décembre, à part dessiner… Tu croyais que j’allais porter le deuil ? Je me tape déjà une dépression, je peux quand même me distraire un peu pour en sortir, non ? Je sais que le noir affine, mais je crois qu’après avoir perdu 12 kg, je n’en ai pas vraiment besoin. (Au passage, je te signale que je ne prends rien et que j’apprécie d’autant plus.)

 

Quant à savoir pourquoi je suis restée huit ans avec toi puisque je dis maintenant que tu es si horrible, tout simplement parce que je suis naïve et que j’ai gobé tout ce que tu me disais. J’ai mis quinze jours à ouvrir les yeux. Et même ensuite, je me disais « ce n’est pas possible, ce n’est pas le même homme ». Comme on dit : l’amour est aveugle, hein !?

 

Voilà ce que je tenais à te dire. Je le fais par ce blog car je pense que tu n’écoutes pas mes messages. Je me fiche de savoir ce que tu penses de ce blog. Mes proches le trouvent touchant et courageux. Quant au fait qu’il n’y ait eu que neuf commentaires, comme tu me l’as fait remarquer, je ne vois pas pourquoi les gens s’attarderaient à laisser des messages. Ce blog n’est pas fait pour ça. Et si tu veux tout savoir, j’ai accès à la provenance des connexions et aux mots clefs de recherche : une grosse quantité de lecteurs sont des hommes qui posent la question « comment faire pour quitter ma femme ». Alors tu te doutes bien qu’ils ne vont pas chercher à prendre contact ! A tel point que j’ai parfois pensé à faire un billet sur ce sujet. Ce n’est pas que je tienne à ce qu’ils quittent leur femme, mais si ils y sont décidés, au moins qu’ils le fassent proprement. D’autres sont des égarés qui cherchaient la règle du jeu de la chasse au trésor (lol)… donc pas de raison non plus de s’attarder. Il y a une petite poignée qui vient de Webtarot aussi. Je pense qu’ils lisent ça sous forme de feuilleton. Pourquoi pas ? Ca ne me dérange pas. Et quelques femmes qui s’interrogent sur les hommes de 50 ans. Mais si cette question t’intéresse, je peux lancer un sondage si tu le souhaites ? J’en ai la possibilité. Après tout, peut-être que ce blog est utile pour d’autres femmes dans mon cas ?

 

Et que sont ces quelques billets au regard des huit années de "passion" que tu as eues pour moi ? Au regard de cet amour "unique" ? Ca te dérange donc tant que ça, "mon ange" ?

15/04/09

REVENONS AUX CHOSES SERIEUSES

REVENONS AUX CHOSES SERIEUSES

J’ai un peu pété un câble l’autre soir, mais je préfère revenir aux choses sérieuses. Son œil qu’elle se le garde (serait-elle borgne ?). Des yeux j’en ai maintenant à revendre, car cela m’as inspiré toute une série de dessins (que je mettrai d’ailleurs dans la rubrique photo) ! Et puis ce blog est avant tout fait pour parler de moi et pas d’elle !

Cette semaine est curieuse. Il semble que je recommence à reprendre du poil de la bête moralement, mais par contre le physique ne suit pas. Je me suis pesée hier et j’ai encore maigri. J’ai perdu 1,5 kg en cinq jours et je suis maintenant à 61,5 kg ! C’est vrai que ces trois derniers jours je n’ai rien mangé de vraiment consistant. J’ai recommencé à avoir des insomnies également. On va dire que c’est une semaine « sans »… l’anniversaire des deux mois de rupture ? En fait je passe mon temps à dessiner depuis que j’ai ce nouveau logiciel. Cela me fait du bien et m’évite de penser.

Justement, penser à quoi ? La rupture est consommée maintenant. Bien sûr je lui en veux plus que jamais, mais il n’est plus question d’amour ou d’incompréhension. J’ai bien compris qui il était : « un salaud du net », pour le citer. En fait dès mi-décembre cette réalité m’est apparue. Mais c’était un combat avec la sensation étrange que tout ça n’était pas vrai, que j’allais enfin me réveiller et découvrir que je n’avais fait qu’un cauchemar. Et c’était un combat avec moi-même aussi, pour essayer de ne pas sombrer.

Là j’évite de penser à demain.  Car j’ai un monceau de problèmes dressés devant moi, pourtant à régler au plus vite. J’éprouve une certaine latence à me pencher sur tout ça. J’ai encore du mal à regarder devant. Comment regarder l’avenir lorsqu’on n’a plus aucun projet ? Lorsque tout s’est écroulé du jour au lendemain ? Trahie par celui de qui on s’y attendait le moins ? Comment imaginer un nouveau futur ? Sur quelles motivations ? Le cœur est vide. La vision des choses s’arrête au lendemain tout au plus. C’est comme si j’étais une grande carcasse creuse en dedans… Pas étonnant que je maigrisse, la matière est aspirée de l’intérieur selon la théorie quantique sur le vide ! (Je viens de voir sur internet que ça s’appelle l’effet Casimir ! Je suis pliée !)

Comment ai-je pu en arriver là ? Comment est-ce possible d’avoir aimer à ce point quelqu’un qui ne le méritait pas ?  J’ai toujours été une amoureuse, mais jamais à ce point-là. Et par chance ma tête fonctionnait bien en parallèle de mon cœur. Non, je n’ai encore jamais connu une telle passion destructrice. Sont-ce toutes ses déclarations frelatées qui m’ont induite en erreur ? Etait-ce le regard que je croyais qu’il portait sur moi qui n’était que le reflet de mes propres désirs ? L’amour ne serait-il qu’une fiction créée par le regard de l’autre ? J’ai beau connaître le fin mot de l’histoire, je conserve encore en moi une plaie béante. Les premières semaines j’éprouvais un véritable manque. Le manque de sa présence. Ne plus le revoir du jour au lendemain a été vécu comme un deuil. Ne plus l’entendre, ne plus le toucher, ne plus le lire, ne plus savoir ce qu’il fait, ne plus agir en fonction de lui, ne plus l’avoir pour repère… Et pourtant c’était plus une tentative de meurtre qu’un décès, si je dois établir une comparaison. Car Alain est parti de lui-même, m’abandonnant avec préméditation. Mais d’où me vient ce manque de discernement pour me laisser avoir ainsi par le premier gugusse venu ?

Et comment refaire confiance aux autres et à moi-même ? Il est curieux dans ce genre de situations d’éprouver une part de doute sur soi, comme une sorte de culpabilité. Lorsqu’on est quitté, on se sent diminué. Inconsciemment on se demande si on ne l’a pas mérité… Pourtant il me semble être toujours la même. Et surtout tout l’accable pourtant, et non moi.

J’ai toujours du mal à sortir de la maison et à aller aux devant des gens. Le gardien est venu taper à ma porte ce matin. Des ouvriers devaient faire des travaux. Il paraît qu’il avait mis un mot dans ma boîte… mais comme je n’ai toujours pas ouvert mon courrier depuis deux mois ! Je n’ai pas voulu lui ouvrir, car l’appartement est dans un tel état ! J’en ai honte ! Pourtant, il suffirait de pas grand-chose pour que je m’y mette. En prenant les choses une à une, je dois bien pouvoir y arriver quand même !

Samedi j’ai pris la décision d’aller à une teuf. Ce sera le grand jour, celui de mon retour dans le monde des vivants ! Car pour l’instant je me sens vraiment sur une autre planète, totalement à l’écart de tout. La réalité des autres n’est plus la mienne, je le sens bien. Je n’ai plus conscience de l’heure et je vois à peine passer les jours, ni les nuits d’ailleurs. Je subis le temps… moi qui aime d’habitude prendre des initiatives !

Aujourd’hui je suis donc allée chez le coiffeur. J’ai fait un changement radical ! Et je suis très contente de moi car ça me va bien. J’espère que je serai suffisamment en forme pour sortir ce week-end, et surtout que j’aurai réussi à faire disparaître ces grands cercles noirs que j’ai autour des yeux. Je suis plutôt cadavérique en ce moment… Les coiffeuses ont d’ailleurs eu du mal à me reconnaître. J’ai donc dû leur raconter ce qui m’était arrivé. Je les connais bien en plus. Elles étaient catastrophées. Du coup, deux ont travaillé une heure de plus pour me faire la coupe et la couleur dont j’avais envie, bien que je sois arrivée un peu tard pour cela. Ce n’est rien, mais ce geste m’a fait plaisir.

Bon il est tard, je vais aller dormir. Vivement samedi ! Vivement le retour à la vie !

05/02/09

OFFICIELLEMENT... OFFICIEUSEMENT

OFFICIELLEMENT, OFFICIEUSEMENT

Officiellement, Alain fait partie des maris fidèles respectueux de leur épouse… Mais peut-on sérieusement parler de fidélité quand cette personne a déjà eu au moins deux maîtresses « officielles » ? Car en plus de moi, il avoue volontiers en avoir eu une autre il y a vingt ans, quand sa femme était enceinte (noblesse oblige !)… Un écart qu’il ne s’explique pas, mais un écart qui avait tout de même duré huit mois !

C’est sans doute selon le même phénomène que son « erreur » suivante (car je suis persuadée que c’est ce qu’il dira de notre liaison) a duré huit ans… bien qu’officiellement il me parlât d’amour unique et éternel jusqu’au bout… jusque dans son mail de rupture !

Officiellement, il a eu d’autres complicités sur internet. Selon lui, ce ne prêtait pas à conséquences puisque c’était purement cyber. Mais officieusement, il m’a justement quittée pour une cyber aventure… qu’il souhaite d’ailleurs ardemment devenir réelle. Par combien de fois a-t-il tenté sa chance ? Cette réponse-là ne sera bien sûr jamais officielle.

Et pourquoi donc reste-t-il malgré tout avec sa femme ? Peut-on parler de couple uni lorsque l’un s’éclate sur internet, à chatter des heures entières, pendant que l’autre regarde la télé ? Ce ne sont pas des échanges innocents, au hasard de l’emploi du temps, pour Alain. Il ne faut se consacrer qu’à lui, trois heures durant, chaque soir. Aucun autre intervenant ne pourrait se mêler à la conversation car il ne faut être rien qu’à lui… comme lui déclare n’être rien qu’à vous par la pensée. Ce sont des instants privés, intimes et appelés « magiques », qui vous coupent rapidement de vos habitudes et de votre entourage… C’est une liaison à part entière. Peut-on encore une fois parler d’amour entre lui et sa légitime ? Il affirme pourtant qu’il aime sa femme. Pour mon cas personnel, lorsque j’aime, Brad Pitt pourrait venir chanter la sérénade sous mes fenêtres que je n’y prêterais pas attention.

Peut-on seulement parler de respect lorsque l’on cumule cybers amours officieux et liaisons officielles, non seulement dans le temps, mais également simultanément ? Que penserait-il si sa femme lui faisait la même chose ? Je crois qu’il en ferait une crise cardiaque ! Car si Alain est officieusement volage, il n’en est pas moins officiellement jaloux et possessif ! En effet, tous ses mensonges ne l’empêchaient pas de me faire des scènes de jalousie dont j’ai déjà parlé plus haut. Il appelait ça des « crises de manque ».

A nos débuts, nous sortions beaucoup : restau, amis (les siens), cinéma, teufs. Et puis notre premier jour de l’an, je l’ai passé seule chez moi, et lui en famille… Personne sur l’ordinateur de toute la journée. Un peu déprimée, j’ai décidé d’aller à une « after » Trance dans Paris... juste une ou deux heures dans l’après-midi pour me rapprocher de lui par la pensée. Qu’est-ce que j’avais fait là !? Je l’avais trahi ! J’avais trahi la magie de nos teufs !

Une autre fois, un samedi soir, alors que je venais juste d’arriver chez des amis pour diner, il m’a téléphoné pour me dire qu’il s’était finalement libéré de sa femme et qu’il voulait me voir. Je lui manquais, il était désespéré de me savoir m’amuser loin de lui, je l’oubliais, il se sentait seul… J’ai marché ! J’ai prétexté des maux de ventre et je suis partie au beau milieu de l’apéritif. J’ai fait une heure de route dans le sens inverse pour simplement passer une petite heure à discuter avec Alain… juste en bas de chez lui ! Il était satisfait : j’avais cédé, je n’avais pas passé de soirée en dehors de lui, et il avait confirmation que j’étais bien sous sa coupe.

Quelques temps plus tard, j’avais emmené ma mère pour déjeuner chez son cousin. Les repas de famille sont souvent un peu longs chez nous. A 15h, nous étions encore à table lorsque mon téléphone a sonné. Alain n’était pas content car il n’avait pas de nouvelle de moi depuis midi !

Il y a eu également l’invitation de Fred, son ami DJ. Nous avions diner chez lui et il souhaitait aller à une teuf avec nous le week-end suivant. Mais cela tombait pendant les congés d’Alain qui avait prévu de partir en Vendée avec sa femme. Fred m’a donc proposé naturellement de l’accompagner avec ses amis. J’avais simplement répondu que j’allais y réfléchir... Au sortir du repas, j’ai eu droit à une scène ! C’est d’ailleurs la seule scène qui n'ait pas été téléphonique ou cyber. Alain ne comprenait pas que je n’aie pas décliné tout de suite et de moi-même l’invitation… Ce simple « peut-être » était à lui seul une traîtrise à son encontre ! C’est pourtant ce même Alain qui passait le plus clair de son temps avec sa femme, ce même Alain qui, de par ses aptitudes à aimer deux personnes à la fois, trompait effectivement deux personnes à la fois, et ce même Alain qui se vantait qu’on ne posât aucune question chez lui par respect de l’intimité de l'autre ! Officiellement Alain est très soucieux de la liberté de chacun… officieusement surtout de la sienne !

Au bout de quatre ans de liaison, il était encore capable de m’appeler toutes les cinq minutes au restaurant en hurlant et en m’insultant… parce que j’avais eu la fâcheuse idée d’inviter mon neveu pour son anniversaire à une soirée diner plus cinéma. Le jour même, Alain avait décidé de me voir ! Les choses sont allées très mal quand je lui ai dit qu’il m’était impossible de décommander à la dernière minute. Dans ces cas-là, lorsque je lui tenais tête, son mot favori était « salope ». (Suis un peu bête moi aussi d’avoir accepté cela !)… l’expression de sa détresse selon lui. Ira-t-il jusqu’à insulter sa Déité ? (Quel pseudo ! Ce ne doit pas être la modestie qui l’étouffe)… Commettra-t-il ce suprême sacrilège ?

Curieusement, nous n’avons jamais eu d’anicroche lorsque nous étions ensemble physiquement, hors mis suite au dîner chez Fred. Avait-il peur de gâcher nos séances de galipettes !?

Cela a continué comme ça pendant des années, puis il s’est un peu calmé. Déjà parce que je ne sortais plus, et puis parce qu’il a décidé brusquement de se guérir car il en devenait fou… Ca coïncide d’ailleurs avec son soudain engouement pour le tarot en 2005. Cependant, il était toujours aussi vigilent sur mes possibles affinités sur internet.

Comment, dans ces conditions, imaginer qu’il me ferait ce coup-là huit ans après ? Comment imaginer qu’il semble trouver son attitude des plus normales : « Il ne savait pas comment me le dire car il avait peur de me faire souffrir ». Alors il commence par me tromper sans scrupule, entretient le mensonge jusqu’au bout, et me quitte du jour au lendemain. Croît-il réellement que c’est moins douloureux ? Des coups à se foutre en l’air oui ! (Peut-être est-ce ce qu’il attendait… un suicide pour ses beaux yeux ? Cela aurait complété sa panoplie du sérial-lover). Et est-ce également pour que je souffre moins qu’il n’a jamais daigné prendre de mes nouvelles depuis ? Qu’il n’a jamais même pris la peine de me donner une explication claire, au moins par mail s’il avait peur d’un affrontement direct ? Officiellement Alain est un homme qui sait prendre ses responsabilités… mais officieusement je n’ai jamais vu une telle lâcheté de la part d’un homme digne de ce nom !

Officiellement la femme d’Alain est dépressive. (A l’entendre, elle était au plus mal et il devait absolument se rapprocher d’elle). Officieusement, Monsieur continue tout de même ses agissements sur le net : petits tarots du matin et du soir, assortis de cyber conversations (très officieuses puisqu’il est officiellement censé jouer aux cartes), doublés de petites conférences  dites « musicales » avec sa nouvelle sur un autre site… Il affirme pourtant qu’il travaille sur des projets professionnels en vue d’une future reconversion, et qu’il fait également tout le ménage chez lui pour soulager sa femme tant souffreteuse. Comment trouve-t-il le temps ?... A moins qu’il ne se contente de débarrasser la table le soir pour se donner bonne conscience !?

Comment peut-il faire aussi peu de cas de sa femme ? Sans doute de la même manière qu’il fait peu de cas de ses maîtresses… Il est vrai qu’officiellement sa femme a souvent la migraine et qu’il ne se passe pas grand-chose sexuellement dans son couple, selon ses dires. Connaissant l’appétit d’Alain sur ce point, je devine la teneur des cybers entretiens avec sa nouvelle. Aujourd’hui c’était justement mardi et sa femme travaillait, alors que lui non cet après-midi. Il a donc eu tout loisir de s’adonner à son activité préférée… mais ce ne sont là que sources et supputations officieuses. Toujours est-il qu’il  a probablement conservé le même jour pour ses ébats extraconjugaux… la partenaire et le mode changent… Ah internet, quand tu nous tiens !

L’imaginaire lié au cyber semble d’ailleurs considérablement exciter sa nouvelle. Officiellement elle est pourtant mariée et mère de famille. Elle a affiché ce soir, sur sa page internet « La patience met à l’épreuve la Ferveur… elle maintient et affine le désir »… Tout un programme ! Tandis que lui a laissé naïvement sa phrase « bientôt nos rêves deviendront réalité ». Je la crois aussi tordue que lui, peut-être même plus. Elle tient une prise et joue avec… comme un chat avec une souris. Lequel a donc attrapé l’autre ? Oui je pense qu’elle est calculatrice. Certaines femmes conseillent de se faire désirer, comme par exemple en ne décrochant pas le téléphone quand l’amoureux appelle, ou en déclinant un rendez-vous sous prétexte d’être déjà prise ailleurs, même si ce n’est pas vrai… J’ai toujours trouvé ça grotesque et digne de la cour d’école. Ferait-elle partie de cette catégorie de femmes ? Ou bien hésiterait-elle à s’investir ? Peut-être a-t-elle cerné le personnage et ne souhaite-t-elle que s’amuser quelques temps…

Les rôles se sont inversés. C’est maintenant lui qui est devenu en position d’attente. Moi j’attendais derrière l’écran ou le téléphone. J’avais des scrupules vis-à-vis de sa femme et ne souhaitait pas détruire un couple… Pour sûre, ma candeur a dû le lasser à force. Elle, elle le titille et joue à « cours après moi que je t’attrape ». Je la sens assez bien comme ça.

C’est quelque chose que j’avais déjà senti chez elle il y a quelques jours. Alors que j’avais parlé sur mon blog d’une chanson de Neil Young partagée anciennement avec Alain, elle s’était empressée de lui signaler, toujours publiquement sur sa page, qu’elle réécoutait cette chanson avec plaisir… et sa phrase du jour était visiblement à mon attention, des paroles d’une chanson disant en gros que la roue tournait et qu’on ne pouvait jamais revenir en arrière. Manière de bien me faire comprendre qu’elle était dans la place. Mais ça, je l’avais bien compris toute seule. Et manière de me narguer aussi. Mais ce n’est pas qu’elle soit avec ce c… qui me gêne. Libre à elle de se contenter des miettes. C’est pour le comportement qu’il a eu que je lui en veux, pour ces huit années de mensonge.

Là où ça me satisfait, c’est que je la crois incapable de lui donner ce que je lui ai offert… à commencer par l’honnêteté et la sincérité de mes sentiments. Pas de faux-semblant, pas de calcul, ni de tergiversation à osciller entre deux personnes, à n’appartenir au deuxième qu’à heures fixes, lorsque l’on a réglé les problèmes domestiques de sa vie officielle avec le premier. (Je sais de quoi je parle car j’ai accepté ça de la part d’Alain pendant huit ans). Finalement, c’est peut-être tout bonnement elle ma vengeance !?

Je m’interroge sur ces gens qui fomentent et vivent dans le mensonge avec une jubilation certaine. Lorsque son couple bat de l’aile, ne devrait-on pas commencer par quitter son conjoint, et seulement après, démarrer autre chose ? D’où leur viennent ces déviances ? N’est-ce que l’adoration de la chose cachée leur véritable moteur ? La satisfaction perverse de « rouler » l’autre ? N’est-ce qu’un désir d’érotisme bon marché et non imaginatif ? Peut-on là encore parler d’amour ?

Cela me fait penser à une collègue de travail qui prenait amant sur amant car elle n’était pas heureuse dans son couple. Elle a déclaré un beau jour ne pas pouvoir quitter son mari car, seule, elle ne pourrait pas payer le crédit de sa voiture. Et bien sûr il était hors de question qu’elle se séparât de son véhicule tout rutilant. Elle attendait donc d’avoir trouvé un remplaçant avant de divorcer. Quelles sont donc ces demi-mesures et ces compromis de bas étages ? Non ces gens-là ne savent pas ce que veut dire le mot « aimer »… Ils aiment comme on aime le jambon ou la confiture. Ils aiment en consommateurs.

Officiellement Alain ne quittera jamais sa femme… mais officieusement je crois que cette fois il va laisser femme et enfants. Une seule chose peut-être pourrait l’en empêcher, c’est que maisons et argent sont au nom de Madame. Mais si l’on tient compte qu’il a sans cesse besoin de nouvelles expériences, qu’il décide soudain refaire sa vie est fort probable. Après tout, il a déjà connu à plusieurs reprises les joies de la liaison adultérine, cela n’a donc plus rien d’excitant pour lui. Se donner un nouveau départ pourrait être un challenge qui le séduise. Un homme en proie au démon de midi est généralement stupide. L’âge aidant, la peur de vieillir… et comme Alain est officiellement sensible, mais officieusement égocentrique profond, les trente années passées avec sa femme risquent de ne plus faire le poids…

D’ailleurs, je suis sûre que s’il lit ce blog, c’est officiellement lui qui souffre de ma méchanceté à étaler sa vie en place publique… Le mal qu’il m’a fait est bien entendu purement officieux et passe automatiquement aux oubliettes.

Mais j’avoue que leurs sordides manigances officiellement ne me concernent plus… et officieusement elles commencent effectivement à me lasser. Vivement que j’aie terminé ce blog !

27/01/09

LA FIDELITE, UNE VALEUR SURE !

LA FIDELITE, UNE VALEUR SURE !

Quand je pense qu’il critiquait ses collègues, pour ceux qui quittaient leur femme. Je pense particulièrement à Ptiminou, un bon ami à lui où il travaille… Un homme qui en est à sa troisième femme. Il fait un ou deux enfants puis il les quitte. Mais c’était tout de même un bon ami à lui et ils devaient plaisanter ensemble sur leur vie intime puisqu’Alain m’avait dit un jour « Il est grave, il a même eu sa période minitel rose ». D’ailleurs Alain n’hésitait pas à se connecter sur l’ICQ de Ptiminou pour m’envoyer des messages pendant les heures de travail. Il devait y avoir quand même une certaine complicité entre ces deux-là. Et puis un jour, cette personne n’a pas pu se rendre chez Alain pour lui réparer son ordinateur comme il le faisait souvent. Alain avait payé d’avance et n’a pas supporté qu’on le fasse passer après autre chose. Le manque de reconnaissance chez lui est toujours très douloureux. Ptiminou est devenu un moins que rien du jour au lendemain.

Je pense aussi à Tonton2A, parrain de l’une de ses filles, ami de plus de vingt ans. Lui aussi collectionnait les conquêtes et adorait d’ailleurs aller en Thaïlande en célibataire. Et puis au bout de plus de vingt ans, Tonton2A n’a plus été bon à jeter aux chiens. Il avait mal vieilli et il n’apportait soudain plus rien à Alain. Je pense encore à un autre de ses collègues dont j’ai oublié le nom, qui vivait avec une femme mais ne pouvait s’empêcher de séduire toutes les caissières. Alain s’était littéralement entiché de lui à son arrivée dans le Service. Très amusé, il trouvait que c’était de son âge… Ce garçon avait quand même plus de trente ans ! Et son autre collègue Roger, qui déclarait ne pas pouvoir se passer de maîtresses… Ah ça devait bien rigoler dans mon dos, entre collectionneurs de conquêtes ! Ce sont des choses qu’il ne m’était jamais venu à l’esprit de mettre bout à bout, mais avec le recul je m’aperçois qu’il ne fréquente que des gens comme lui.

Pour d’autres raisons, je pense également à  Na, un autre collègue, et à Fred, un ami DJ. Pour Na, il me l’a présenté un soir en teuf comme étant un garçon adorable, très calme et très discret. Et puis un jour Alain m’a dit lui avoir vendu un truc plus cher que ce qu’il ne l’avait payé, au motif que Na était finalement sans profondeur et qu’il ne le remerciait jamais quand il avait des attentions pour lui. Personnellement, je n’ai jamais fait de cadeau dans l’espoir d’être remerciée ! Quant à Fred, Alain s’était offusqué qu’il déclare que si il devait choisir un jour entre sa compagne et la Trance, il choisirait la Trance. Au moins ce garçon avait le mérite d’être franc et je crois que c’était plutôt une manière de dire que son amie devait l’accepter avec sa passion. En fait, nous avons passé pas mal de soirées chez Fred, soirées très sympathiques au demeurant. Puis même chose : ce garçon est soudainement devenu égoïste, creux, incapable de reconnaissance vis-à-vis d’Alain ! Nous avons donc cessé d’aller chez Fred. A y bien réfléchir, Alain n’a aucun véritable ami. Il ne cherche que la nouveauté. J’ai également fait les frais de ce processus, une fois totalement à sa merci il n’y avait plus rien à conquérir chez moi…

Ce qui est symptomatique chez lui, c’est ce besoin de reconnaissance. C’est sans doute dû à sa petite taille. J’ai eu le problème inverse, car dépasser tout le monde d’une tête n’est pas toujours facile à vivre, et je n’ai pourtant jamais embêté le monde avec ça ! Pas évident lorsqu’on est ado et que l’on joue sur la plage, d’avoir à porter un mec sur son dos alors que toutes les autres filles sont sur les épaules des garçons, parce que justement on est plus grande que les garçons. Pas évident non plus de voir ses copines flirter alors que les garçons ne s’intéressent pas à vous parce que vous les dépasser. Par contre on ne se privait pas pour venir me demander des conseils sur les méthodes de contraception ou autre. De ce côté-là j’ai toujours été en avance sur mon âge… J’avais la théorie, mais pas la pratique. En plus, toujours première de la classe, ça n’aide pas non plus. J’ai donc opté pour le rôle de la bonne copine. J’ai privilégié l’esprit plutôt que ce grand corps dégingandé que je croyais me faire défaut. J’ai donc arrêté de bien travailler au lycée, pour faire le pitre. J’ai pris du poids aussi, que heureusement j’ai reperdu quand j’ai commencé à travailler. Et ma crise d’ado a subitement cessé.

Est-ce depuis cette période que je manque de confiance en moi ? Est-ce la raison pour laquelle je me fais choisir plutôt que je ne choisis ? Ou est-ce ma perversion à moi de me mettre toujours dans des situations inextricables pour voir comment je vais m’en sortir ? Toujours est-il que le constat est là : je n’ai jamais cherché à conquérir, j’ai au contraire tenté de me faire accepter. C’est un point qu’il faut que je travaille, même si  je ne veux pas changer totalement sur le fond.

Il semble par contre qu’Alain ait développé une toute autre stratégie, beaucoup plus calculatrice. Il veut absolument être admiré. En outre, il est sur la défensive. Ayant toujours peur de se faire rouler, il préfère rouler l’autre le premier. Je le crois incapable de se remettre en question. Il est vrai qu’il se faisait régulièrement casser la figure au sortir de la classe, sous prétexte qu’il était le parigot… Un complexe d’infériorité transformé en complexe de supériorité, face à un complexe de supériorité devenu complexe d’infériorité : comment conjuguer deux personnes aux antipodes ? Mais je suis encore bien bonne de lui trouver des excuses. A bientôt 55 ans il a tout de même eu largement le temps de faire le point, non !?

Bref, pour en revenir aux discours sur la fidélité, Alain était prolifique en la matière. « Nous nous étions malheureusement rencontrés trop tard » car il ne pouvait quitter sa femme. Au début, j’ai eu le malheur de lui dire que l’idéal serait que sa femme trouve quelqu’un d’autre également… Et là j’ai vu une lueur de terreur passée dans les yeux d’Alain. Il m’a répondu, totalement déstabilisé « Mais je serais malheureux ! ». Et moi, toujours égale à moi-même, j’ai occulté ce point en me disant que les choses devenaient un peu trop compliquées pour mon petit cerveau. Forte de ses déclarations enflammées, forte de sa surprise à vivre un amour authentique qu’il n’aurait jamais pu imaginer même dans ses rêves les plus fous (il me l’a dit souvent), je me suis mise à imaginer que ce qui m’avait toujours paru inconcevable était peut-être finalement possible : qu’il existait des gens capables d’aimer deux personnes à la fois. J’ai eu aussi droit à des « Je ne sais pas ce que je deviendrais si l’une ou l’autre disparaissait » et puis à des « Comment tes ex ont-ils pu te faire souffrir ? Comment ne plus aimer quelqu’un comme toi ? ». Là, je crois qu’il a trouvé tout seul la réponse à cette dernière question… Sauf que mes ex n’ont jamais été aussi cruels que lui !

Ses mensonges jusqu’au dernier jour de notre relation, son silence total pendant les quinze jours qui ont suivi notre séparation, puis ses mots durs quand j’ai fini par l’avoir au téléphone : « Ca faisait plusieurs mois que je ne savais pas comment te le dire » « J’aimais nos après-midis mais je me suis vite rendu compte qu’on ne pourrait jamais rien construire ensemble » (c’était bien la peine de me laisser quitter mon boulot !) « Avec un extasy dans le cornet, ça le faisait »… Jusqu’à oser de me demander de rester digne dans la souffrance et de ne pas le déranger dans ses nouveaux émois amoureux ! (Oui, je ressasse un peu, mais ces phrases ont du mal à passer) Oh que non ce n’est pas ce petit être médiocre que j’ai aimé ! Et ce n’est certainement pas lui que je pleurerai ! Il n’est même pas la cause de ma dépression, juste un élément déclencheur tout au plus. Je suis en train d’en analyser les vraies causes, mais j’y reviendrai plus tard si nécessaire. Je m’en voudrais d’être en plus tombée malade à cause d’un c… qui n’en vaut pas la peine !

Ah il a bien dû rire sous cape lorsqu’il n’y a pas si longtemps je lui ai dit qu’un des plus beaux moments de ma vie avait été notre week-end à Biarritz, car nous avions pu passer de vraies journées et de vraies nuits ensemble. Il avait souri, l’air flatté, alors que dans le même temps il faisait du plat à sa nouvelle : mêmes pseudos, mêmes phrases… juste sous mes yeux. Il devait penser que j’étais comme lui et que je continuais d’aller sur Webtarot. Et bien non, puisque je lui avais promis que non, je ne me connectais plus depuis trois ans. Je ne mens pas moi. Je ne fais pas des choses cachées dans le dos de l’autre, moi. C’était vraisemblablement sa manière à lui de « laisser traîner une conversation compromettante », comme la femme d’un de ses amis dont j’ai parlé plus haut, pour que ce soit moi qui prenne la décision de rompre. La lâcheté à l’état pur ! Et après, il vient me parler de dignité ?

A plusieurs reprises, il m’avait parlé d’un logiciel qui permettait de voir sur hotmail si les correspondants étaient réellement déconnectés, ou bien si ils nous avaient bloqués. Il pensait peut-être que j’allais télécharger ce logiciel pour vérifier ses connexions ? Si c’était sa manière de me dire que c’était fini, c’était plutôt raté ! Une phrase anodine de temps en temps dans la conversation, entre deux paroles aimantes me paraît un peu mince comme indice ! Il m’a tellement demandé de lui faire confiance, il s’est tellement montré sous un personnage droit et honnête, il a tellement continué de m’entourer de petites attentions, qu’il m’était difficile d’aller imaginer une troisième.

Quelques jours avant notre séparation, nous avions déliré ensemble sur hotmail, tard le soir, au sujet de la chanson générique du vieux feuilleton télévisé « Zorro ». Cette conversation avait duré un bon moment et j’avais trouvé Alain particulièrement hilare et de bonne humeur… Or, fin novembre, selon ses propres dires, il était déjà « amoureux » de l’autre. Il n’a eu aucune honte, aucun scrupule, à plaisanter avec moi tout de suite derrière sa petite aparté d’amour (oui je connais par coeur ses horaires… son planning amoureux), bien au contraire : toujours cette jubilation malsaine à me faire partager indirectement son excitation. Une semaine plus tôt, un mardi après-midi, il avait même poussé le bouchon à aller se connecter de chez moi sur Webtarot pendant que je faisais la vaisselle. Il avait soi-disant eu envie de faire une petite partie, cela m’avait un peu étonnée car ce n’était pas dans ses habitudes. Là, c’était toujours sa perversité mais dans le sens inverse : faire un petit coucou à sa nouvelle juste avant de s’envoyer en l’air avec moi, et tout en sachant que sa femme l’attendait sagement à la maison. On fait ça quand on a 15 ans (et encore) ! Pas à 55 ! Comment peut-il se regarder dans une glace ? Sa nouvelle était-elle au courant ? Si oui, c’est qu’elle est aussi tordue que lui, et dans ce cas-là les deux font la paire. Sincèrement, si j’avais été informée d’une telle situation au début de notre relation, j’aurais coupé net séance tenante. Le fait qu’il soit marié me posait déjà un cas de conscience, alors une maîtresse par là-dessus, non je n’aurais jamais accepté ! Et pourtant, qui sait, c’était peut-être déjà le cas… Je finis par me le demander.

Arriver à ce triste constat et à de telles interrogations restées encore en suspens, au bout de huit ans de relation, c’est vraiment ce qu’il y a de plus terrible. Plus que la rupture elle-même, qui est passée au second plan depuis longtemps.

21/01/09

MAUVAISE HUMEUR... Mais ça fait du bien !

Dimanche matin, déjà… Encore une semaine de passée. Je me suis encore réveillée à des horaires bizarres : 7h du matin pour un dimanche ! Si on m’avait dit ça un jour, je ne l’aurais jamais cru.

Dès le réveil, j’étais de très mauvaise humeur… Une sorte de rancœur, de sentiment d’impuissance, qui persiste dans les pensées et qui vous tient aussi au ventre. Je crois que si il avait été à mes côtés, je l’aurais étranglé de mes propres mains ! Ou plutôt, je l’aurais ligoté pour lui infliger les pires tortures ! Il va falloir que je budgète l’achat de quatre chevaux pour l’écarteler en place publique ! A moins que je me procure des poupées vaudous avec plein d’épingles partout, ça me coûterait moins cher. Je ne vais quand même pas me ruiner pour ce sale type, non !?

Ca va déjà mieux en écrivant ces quelques lignes : quelques petites ondes bien négatives à son égard, ça va bien finir par le faire, non !? A force, il va bien finir par se casser une jambe ou choper le choléra ! La semaine dernière, à un moment où j’étais particulièrement mal, je n’ai pas pu m’empêcher de lui envoyer subitement un SMS pour lui dire qu’il aille rôtir en enfer ! Et je le souhaite sincèrement.

Pas envie d’aller lui casser la gueule directement (je pourrais, je le dépasse de deux têtes !). Il ne mérite pas que je me salisse les mains. Ce n’est qu’un chien galeux, dont j’ai eu le malheur un jour de croiser la route. Je repense à ce qu’il m’avait écrit en 2001, lorsqu’il en était encore à la phase « séduction », et je ne peux m’empêcher de le citer à nouveau car ce passage vaut son pesant d’or :

« Peut on faire plus mal à quelqu’un en lui disant, du soir au lendemain, sans explication, et de la manière la plus cruelle et la plus abrupte qui soit, que c’est devenu subitement sans intérêt ?

     A se demander si ce ne sont pas les « salauds » du net qui ont raison quand ils se comportent sans égard et respect avec leurs homologues du sexe opposé… et bien qu’ils restent tous dans leur misère, leur fange et leurs rencontres minables, tous autant les uns comme les autres, au royaume des névrosés… je les ignore … je les plains…ils sont encore plus bas que le commun des mortels ….. »

 

Et oui, Alain, tu es un de ces « salauds »… Il n’y a pas d’autre mot. Et tu es effectivement plus bas que le commun des mortels ! Je ne me savais pas si faible pour tomber un jour sous le joug de quelqu’un comme toi… Ton donjuanisme va malheureusement me coûter cher, très cher… Je ne sais pas où je vais, mais j’ai l’impression d’y aller tout droit. Je n’ai toujours pas ouvert mon courrier. Je n’ai toujours pas payé mon loyer de décembre… trois semaines de retard… Je n’ai pas rempli le renouvellement de mon Allocation Logement, c’est donc mort de ce côté-là aussi. D’autres factures en souffrance. Je ne retravaille toujours pas… Le bilan est clair : pas de rentrées, que des sorties ! La faillite totale quoi ! Et je ne parle pas de la santé… Remarques, je fais des économies sur le poste nourriture !… Mais pas sur le poste cigarettes : j’en suis à trois paquets par jour !

Voilà à quoi ont mené tes petits jeux, la satisfaction égoïste de tes bons plaisirs, ta lâcheté. On peut ne plus aimer, mais trahir comme tu l’as fait, depuis le début même de notre relation, non ! Tes mensonges et ta désinvolture lors de ta rupture, ton silence et ton dédain ensuite, m’en ont dit long sur toi… Tu ne m’as jamais aimée malgré tes fausses déclarations. Et je t’en veux de m’avoir fait perdre huit ans. Je t’en veux de ton absence face à mon chagrin, de cette négation soudaine, de ce non-respect à mon encontre… C’est comme si tu voulais me faire payer tes propres erreurs.

Lors de nos premières rencontres, même si je te croyais sincère, je pensais que tu vivais une sorte de démon de midi, un petit coup de cœur après tant d’années de mariage. Je t’ai même dit que puisque l’on était amoureux, il n’y avait qu’à vivre ce qu’on avait à vivre… Je pensais en termes de semaines ou de mois, persuadée que devant le compliqué de la situation, notre histoire n’irait pas bien loin. C’est toi qui as tout fait pour me mettre en confiance, en me promettant un « avenir différent » avec des « si on veut, on peut construire quelque chose d’exceptionnel sous un autre mode de fonctionnement ». C’est toi qui m’as fait pendant des années des scènes de jalousie et des crises de manque. C'est toi qui m'as promis l'amour éternel. Je t’ai cru, j’ai baissé ma garde : Et voilà où j’en suis moi, huit ans après ! Huit années de mensonges !... Et tu t’en fiches complètement… Alors ? C’est mieux ailleurs ? Le ciel est plus bleu et l’herbe plus verte ? Tu revis tes petites excitations derrière ton écran ? Curieux quand même que tu reproduises le même mode opératoire… Ah pas facile d’avoir 55 ans dans à peine deux mois ! Il faut bien que tu te donnes l’illusion d’être toujours jeune !

Je sais, je me répète. Et je m’adresse directement à lui encore. Je pense qu’il est malheureusement inévitable que cette rage ressurgisse au fond de moi, devant une telle déconvenue… devant l’anéantissement de huit années d’illusions perdues et des souvenirs qui vont avec. Peut-être aussi un moyen de prendre le temps de parole auquel je n’ai même pas eu droit. Et puis il le mérite bien !

Bon je vais acheter des cigarettes. Je n’en ai plus. J’espère être plus positive à mon retour…

18/01/09

NUITS BLANCHES (suite) ou La Pêche à la Mouche

Ce qui me fait dire aussi qu'il s'agit de donjuanisme, c'est ce rituel immuable qu'il emploie : l'échange et le partage de musique est son arme de séduction. Pour moi, ça a été la découverte de la Trance. On a tout d'abord parlé des morceaux pop-rock que nous connaissions tous les deux, puis bien vite il m'a fait connaître la Trance Goa... Il repartait dans la Trance grâce à moi, car au bout de plusieurs années il avait soi-disant décidé d'y renoncer juste avant de me rencontrer... Là aussi c'était un miracle selon lui. Il est vrai qu'en matière de pop-rock, il était difficile de m'en apprendre... Il n'était pas question selon lui qu'il ré-écoute toute cette période pop-rock trop liée au passé. Il n'aimait pas la nostalgie, et ne revenait jamais en arrière sur ce qu'il avait aimé. Il était donc en "errance" musicale lorsqu'il m'a connue, cherchant un nouveau courant qui le ferait vibrer... Curieuse similitude avec son comportement envers les femmes... Il a donc replongé dans la magie de la Trance "grâce" à moi.

Et là, je retrouve mon Alain, mon ex-Alain devrais-je plutôt dire, en train d'échanger de la pop-rock avec sa nouvelle. C'est à mourir de rire... Le miracle a dû se produire là aussi, il redécouvre la magie de la pop-rock "grâce" à elle. Je l'imagine bien ressortir toutes ses compils des Beatles and Co et lui envoyer un nouveau morceau chaque soir pour qu'ils l'écoutent ensemble... Des petites attentions, des petits cadeaux, des petites surprises juste pour elle, comme il faisait pour moi... Lui a-t-il envoyé du Neil Young ? Car ça j'y ai eu droit. Entre deux morceaux Trance on a chanté ensemble "Old man sitting by the side of the road..."

Pourtant, la semaine avant de me quitter il écoutait encore de la Trance sur son balladeur ! Dualité avec les femmes, dualité avec la musique. Comment arrive-t-il à lui faire croire qu'il redécouvre cette musique ? Et comment le vit-il surtout après l'avoir tant décriée, appartenant au passé, porteuse de trop de nostalgie ? Il se ment même à lui-même sur ses goûts... Pourquoi revenir soudain sur cette période ? C'est vrai que dans les favoris de sa nouvelle, il n'y a que de la variété française, dont du François Feldman. Il paraît évidemment plus simple de commencer par de la pop-rock pour lui faire miroiter le nirvana. Sera-t-il prêt à écouter du François Feldman pour courtiser sa belle ? Je le crois prêt à tout pour se masturber les neurones derrière son écran. Ce qui m'ennuit le plus, c'est que je lui avais offert un super casque, le top du top, c'est un peu cher payé pour écouter du Feldman.

Apparemment dernièrement il lui a sorti Les Corrs, ça va encore, il ne se trahit pas trop. Sa nouvelle ne connaissait-elle donc pas ? Et bien, y a du boulot ! Et j'ai vu apparaître dans les commentaires "rhalalaaaa ces violons" assortis de nos smileys... Notre :)) qu'elle a déjà adopté en seulement un mois soi-disant... Je note au passage qu'il est inscrit sur ce nouveau site depuis le 14 octobre 2007... Plus d'un an pour me quitter, plus d'un an de mensonges...

Non, nous c'était de la Trance (c'était le leurre qu'il utilisait pour moi, et j'ai mordu à l'hameçon) avec des "rhalalaaaaa cette montée, tu entends Isa ? Elle va nous emmener jusqu'au 7ème ciel". Et puis on tapait pendant des heures et des heures des POM POM POM et des TSI TSI TSI, debout derrière l'écran, en train de danser comme des fous. Ca, j'en ai des pages et des pages consignées dans nos anciens chats. On s'envoyait des sourires, des ondes... ses pensées n'étaient que pour moi et allaient m'accompagner pour la fin de ma nuit avec des "Que ta nuit soit douce ma belle Isa". Tout ça au travers d'un clavier. Tout était magique pour lui. Nous étions en communion d'esprits, j'étais son âme-soeur, un amour pur et grand...

Non, ce n'était pas une belle histoire, puisqu'elle se répète mots pour mots. J'ai même retrouvé des échanges passionnés avec sa nouvelle conquête datant du 09 décembre, le jour où il me quittait, sans préavis ! Il batifolait, sans même se préoccuper de ce qui pouvait m'arriver... Prenant sans doute quelques minutes entre deux pour me rédiger vite fait ce mail de rupture, et m'assurer de son amour éternel dans ses pensées... me parler de sa souffrance à me quitter aussi... Comment peut-on être aussi ignoble ? Je ne lui reproche pas d'avoir cessé de m'aimer, contre ça on ne peut rien... Je lui reproche de ne jamais m'avoir aimée et de m'avoir menti depuis le début par des artifices qu'il semble avoir élaborés et testés depuis longtemps. Mais pourquoi m'avoir fait perdre 8 ans de ma vie ? Pourquoi autant de temps ? Pourquoi cette cruauté dans le mensonge jusqu'au bout ? Et comment a-t-il osé prendre sa femme pour prétexte ? C'est en chattant tous les soirs, en envoyant ses "pensées étoilées", qu'il se rapproche de sa femme ? Son mail de rupture est à vomir !... Son nouveau poisson avait sans doute mordu.

Comme cet homme a dû avoir une vie pauvre en amour, pour qu'il se cherche sans cesse dans le regard des autres ! Non, il ne sait pas à quoi ressemble l'amour. Il ne rêve que de sensations artificielles, il se raconte des histoires de passion. La vie de tous les jours, ça l'ennuie... car il ne connaît pas ces petits pincements au coeur, soudains et inattendus, pour un geste, pour une mimique, pour un regard. Il ne connaît pas non plus ce manque soudain lorsqu'au bout de quelques heures, on n'a pas de nouvelle de l'autre. Il me l'a fait croire au début, mais je vois bien que ce n'était que de la possessivité malsaine. La vraie passion n'est pas faite que de paillettes, c'est celle que l'on ressent tous les jours, à n'importe quel moment. Et moi je l'avais toujours en moi cette petite flamme au bout de 8 ans. Oh, il m'assurait bien que nos ondes magiques passaient encore lorsqu'on faisait l'amour, et ce quelques jours encore avant notre séparation ! Mais même ça il l'a occulté, avec sa pirouette verbale "Oui j'aimais nos mardis, mais je me rendais bien compte que l'on ne pourrait jamais rien construire ensemble"... Mais que voulait-il donc construire ? Il avait déjà sa vie d'homme marié, non !? Puisque sa femme il était censé ne jamais la quitter... Quels rêves mystérieux se raconte-t-il donc ? Pendant près de 8 ans, je l'ai entendu dire qu'il cherchait sa voie professionnellement (à 54 ans, il serait temps !), mais qu'a-t-il fait pour ça ? Moi, mon rêve était clair et net : une maison en Vendée pour être près de lui lorsqu'il serait à la retraite. J'avais arrêté mes petits textes, mes petits poèmes, mes petits dessins, pour ne consacrer mon énergie qu'à ça.

Il est vrai qu'en Inde (oui il a fait la route des Indes pendant deux ans lorsqu'il était jeune... un autre sujet longuement raconté lors de nos premiers chats) il avait eu une prédiction : celle qu'il sortirait de sa période saturnienne vers 55 ans. On lui avait prédit aussi une maîtresse à la quarantaine et apparemment c'était moi. Selon lui notre histoire était écrite... Lui aurait-on prédit une nouvelle maîtresse à 55 ans ? Pour sa période mercurienne ou jupitérienne ??? Je me relis et je ris de moi... Comment ai-je pu gober ces balivernes ? C'est d'ailleurs au nom de cette prédiction qu'il m'a quittée... la prédiction incluait que sa femme allait avoir une maladie mentale. Et je me suis entendue dire le lendemain du mail de rupture que sa femme allait très mal et qu'il n'était pas question qu'il laisse la prédiction se réaliser ! C'est sans doute au nom de cette prédiction qu'il recommence avec une autre... Serait-elle psy ? Des consultations à distance ?

Je crois bien qu'il est incapable d'aimer et qu'il ne s'aime même pas lui-même pour chercher sans cesse à s'étourdir de la sorte. Dieu qu'il aura fallu que je l'aime pour qu'il tienne avec moi 8 ans ! Mais j'étais dans le faux, ce n'était pas cet homme-là que j'aimais. Cette personne n'existait pas... et je me réveille doucement de ce cauchemar, avec pour simple souvenir un pervers qui s'est improvisé gourou. Il est passé à côté de l'amour que je lui offrais, comme il est vraisemblablement passé à côté de celui de sa femme.

Je ne vais pas me remettre en question, non. Je l'ai trop fait pendant les quinze jours où il ne décrochait pas. A me torturer l'esprit pour comprendre. A me demander ce que j'avais bien pu faire. A me dire que ma vie était finie sans lui. A en détester mon corps pour le mal qu'il me faisait... Et ce vide béant et noir devant moi, qui m'appelait... Mon seul défaut est d'avoir laisser fonctionner mon coeur, plutôt que de faire marcher ma tête ! Mais je ne changerai pas, non ! Si je veux gagner sur moi-même, je dois rester intacte, comme avant notre rencontre. Oui je suis naïve, mais c'est cette naïveté et mon regard d'enfant qui me font voir la beauté de la vie. Rien n'est plus beau que la sincérité.

Cette passion que j'ai au fond de moi, je vais la reconstruire. Cet amour que j'ai donné à tort, n'est pas perdu. Je suis en train de lui reprendre cet amour qu'il ne mérite pas. Il ne me le volera pas. Et je sens bien maintenant qu'il est toujours là, prêt à renaître. Je remercie d'ailleurs mes parents de m'avoir donné cette force. Ils ont toujours cru qu'ils avaient fait les trois plus beaux enfants du monde. C'est vrai que ça aide. Mes parents que j'ai sans doute trop voulu prendre pour modèle... A 50 ans, je les ai vus pleurer parce qu'ils allaient être séparés une semaine. Je sais aussi que ma mère a fait une tentative de suicide parce que ses parents étaient opposés au mariage... Peut-on me reprocher cela ? De croire aux belles histoires qui finissent bien ? Tout au plus mon manque de discernement.

Et oui, je suis en train de faire le grand déballage de printemps, de me mettre à poil sur le net, de sortir mes tripes... Cette nuit j'ai écrit jusqu'à épuisement. Il a fallu que j'aille m'allonger une heure, tant je me suis sentie fatiguée à en avoir la nausée. Mais c'est ça, où c'est le gouffre. Je fais tout de suite le choix. Je dois l'expulser au plus vite. Cela fait déjà un mois que je vis ce calvaire, ça n'a que trop duré... Plus mes nuits sont douloureuses, plus mes journées me paraissent possibles sans lui.

Bon, cette fois-ci je vais dormir.

 

Que sera 2009 ?

L'année 2009 ne pourra être pire que 2008 en tout cas...

Depuis mon dernier billet, je ne sens plus cette pression sur la poitrine. Sans doute parce que j'ai trouvé quelques réponses au travers de ce blog. Il est quand même curieux que je l'aie rencontré par un ordinateur, que j'aie forgé un rêve à partir d'internet, et que je le quitte maintenant de la même manière... destruction sur le web...

Je m'imaginais continuer à "démonter" étape par étape cette histoire construite de toutes pièces, mais ce serait trop long. L'essentiel a été dit. J'ai suffisament lu et relu nos anciens échanges pour, je pense, approcher la vérité d'assez près maintenant. Rien ne sert de ressasser encore. J'espère seulement que ce n'est pas un espoir secret caché dans un coin de ma tête qui m'empêche d'aller au bout de ce travail. Admettre la réalité est dur, très dur, lorsqu'on a rêvé pendant 8 ans.

Hier, je n'ai pas écrit. Beaucoup de choses me sont passées par la tête pourtant. Deux SMS m'ont perturbée : un "Pardon Isa" suivi d'un "J'ai honte"... de la part de quelqu'un qui vous a encore raccroché au nez trois jours plus tôt, cela m'a laissée de marbre. Je n'y ai pas cru. Non, ce qui m'a perturbée c'est plutôt la raison de ce revirement subit. Est-ce la peur que je détruise son image jusqu'au bout ? Est-ce pour m'apaiser et que je quitte enfin le site où il va ?... Ou un aveu de culpabilité ? Et puis j'ai cessé de me poser des questions. Je sais simplement qu'apparemment il lit ce blog. Maintenant il en fait ce qu'il en veut, je le laisse face à sa conscience. Ce blog n'est pas pour lui mais bien pour moi. Je me suis fait violence pour l'écrire, mais je pense que j'arrive enfin à exorciser la moindre parcelle d'amour qui aurait pu subsiter pour lui. Car celui que j'ai aimé n'existait pas. Ce n'était qu'un petit homme perdu dans ses chimères, que je n'aurais sans doute même pas remarqué si nous nous étions croisés dans la rue. Il ne polluera pas ma mémoire de souvenirs mensongers, ni d'amères regrets... si ce n'est celui de l'avoir rencontré il y a 8 ans.

Je vais pourtant te faire un dernier cadeau Alain, qui satisfera ton ego j'en suis sûre : je n'ai jamais autant souffert de ma vie, comme j'ai souffert ces trois dernières semaines, jusqu'à se traduire par une douleur physique... Mais je dois bien admettre que c'est un cadeau empoisonné, puisque déjà la douleur s'en va, et que je réalise que je n'ai aimé qu'une illusion. Tu vois, avec Franco, cela a mis près de deux ans pour disparaître. Un mal différent, plus latent... Oui, je sais, j'aborde un sujet qui fâche. Mais, je suis bien obligée de repartir de là, puisque mes huit dernières années se sont envolées en fumée. Franco et moi n'étions pas faits l'un pour l'autre et avons commis beaucoup d'erreurs... mais nous nous sommes aimés sincèrement. La dégradation de nos rapports a été progressive, logique et supportable, malgré notre passion. Cette rupture à multiples rebondissements, s'est finalement transformée en amitié.

Comment pourrais-je restée amie de quelqu'un qui m'a précipitée dans le vide du jour au lendemain, Alain ?... malgré ses belles promesses d'être "toujours là quelquepart"... Je suis tombée, tombée, tombée, en t'envoyant des messages de détresse, et tu n'étais pas là. Je ne sais par quel miracle j'ai réussi à ouvrir un parachute ! sans doute mon amour pour l'écriture... Ou aurais-je un esprit plus fort que le tien, pourtant si manipulateur ? Comment pourrais-je me souvenir des "bons moments" que nous avons soi-disant partagés, alors qu'ils se sont avérés n'être que des mensonges ? De belles parties de jambes en l'air ??? A mon âge, tu te doutes bien que j'en ai déjà eues, et pour moi ça ne représente rien si il n'y a pas une once de sentiments derrière.

J'ai pris la décision d'aller enterrer quelquepart le pendentif que tu m'as offert trois jours avant notre séparation. Acte symbolique pour conjurer le mauvais sort. Tu savais déjà ce que tu préparais, et je comprends mieux maintenant ta phrase "Promets-moi quoi qu'il arrive de ne pas jeter mes petits cadeaux". Tu croyais vraiment que j'allais garder une image intacte de toi après ce que tu m'as fait ? Tu voulais que je reste à me morfondre chez moi en pleurant sur le passé ?... pendant que tu roucoulais avec une autre... Tu as voulu que je sois toute à toi jusqu'au bout, et tu voulais ensuite que je sois encore assujettie à toi même dans la rupture... De quelle étrange matière est donc fait ton coeur ? D'où te vient cette possessivité malsaine ? Et comment as-tu pu sans aucun scrupule prendre ta femme pour prétexte ? Je suis en train de me laver de toi, Alain, et je suis fière de moi. J'en ai bavé ces dernières nuits à regarder la réalité en face, mais ça valait le coup.

Il a fallu que je remonte loin, très loin, jusqu'à mes rêves de petite fille pour comprendre pourquoi tout ça s'était passé, pour me remettre en question aussi. Alors que la plupart rêve de robes de princesse, de châteaux et de princes, moi je rêvais que j'étais le tireur le plus rapide de l'Ouest, que je me battais avec je ne sais quel chef indien ou shérif, toujours très beau bien entendu, que dans le combat mon chapeau de cow-boy tombait... et que mon adversaire tombait instantanément amoureux de moi lorsqu'il découvrait que j'étais une femme. Fantasme curieux, non ? Certainement très riche en enseignement psychanalitique. Je ne suis pas psy, mais si je dois avoir une part de responsabilité, je crois bien qu'elle est là : ma quête de l'amour impossible, celui qui vous chavire le coeur, qui vous oblige à vous surpasser pour qu'il devienne possible... Mais existe-t-il encore des princes prêts à affronter tous les dragons de nos jours ?... Une prédisposition aussi à me laisser choisir, plutôt que de choisir. Une amie me disait un jour qu'avant que de tomber amoureuse, elle commençait toujours par regarder les chaussures du prétendant, pour voir si il était propre sur lui. Comment peut-on raisonner de la sorte en matière d'amour ? Je n'ai jamais trop bien compris. La passion doit vous tomber dessus quand vous vous y attendez le moins, et vous emporter corps et âme comme une vague incontrôlable. Une fois les dragons vaincus, elle reste là au fond de soi, prête à ressurgir dans un échange de regards, dans une mimique attendrissante, dans un frôlement, de manière toujours aussi inexplicable qu'au début. Non, je me refuse à calculer l'amour. Cette triste expérience n'anihilera pas ma richesse intérieure. Je serai peut-être un peu plus prudente quant à laisser tomber ma garde.

Il va me falloir reconstruire maintenant. Ca ne va pas être facile, j'ai fait pas mal de dégâts dans ma vie de tous les jours. Mais qu'à cela ne tienne, je serai assez forte pour retrousser les manches. Je vais me remettre à écrire. Je ne sais pas si j'alimenterai ce blog de mes nouveaux écrits. Je verrai. Mais je sens bien que la vie va être belle... maintenant qu'il n'est plus là !

Bon, je vais aller manger, j'ai faim !

M'AS-TU TOUJOURS MENTI ?

M’AS –TU TOUJOURS MENTI ?

 

Je ressens la souffrance aux tréfonds de mon être,

Une déchirure de mon âme à mon cœur.

Mon corps pour défense ne veut que disparaître

Car une telle blessure jamais ne meurt.

 

Pire que l’absence c’est cette trahison

Qui toujours me poignarde inexorablement :

Refrains d’impuissance d’une triste chanson

Aux couleurs blafardes d’un lancinant tourment.

 

Je n’ai plus de repères si ce n’est ce vide,

Qui engloutit mon esprit sans aucun retour,

Si ce n’est une amère puanteur fétide,

Qui lentement s’inscrit dans nos défunts amours.

 

Tu m’as tellement dit m’aimer que je t’ai cru,

Et je n’ai pas vu le piège se refermer.

Tu m’as tant menti que mon âme a disparu

Dans ton incongru mensonge si bien mené.

 

J’ai perdu tout espoir et toute joie de vie.

Mon corps a été souillé de ton amour sale.

J’ai perdu nos bonheurs à tes mots asservis,

Mon sort étant mouillé de larmes infernales.

 

Alain, j’ai parcouru tout ton corps de mes lèvres,

Alors que tu savais notre avenir obscur !

J’ai joui de tes caresses, portée par de faux rêves,

Alors que tu préparais cette forfaiture !

 

Moi ta petite fée, j’explose de douleur,

Quand je sais t’avoir donné mon âme et ma chair…

Tu m’as pénétrée, tes pensées étant ailleurs !

Je ne peux me laver de ces amours faussaires !

 

Tu m’as abandonnée du jour au lendemain…

M’as-tu jamais aimée, pour si vite oublier ?

Sans une explication, sans remords ni chagrin…

M’as-tu toujours menti, pour si vite oublier ?

Tourments d'incompréhension par une nuit d'un triste Noël

Je ne peux plus te joindre et entendre le son de ta voix... Il ne me reste que mon ordinateur pour me confier, durant ces longues nuits d'errement.

Pourquoi m'as-tu abandonnée Alain ? Pourquoi n'as-tu rien dit lorsque tu as senti que l'amour s'en allait ? Toi qui disais que la solidité d'un couple se mesurait à la capacité de surpasser les épreuves... J'étais pourtant ta seconde femme...

Pourquoi n'as-tu pas repoussé le piège d'internet lorsque tu as senti une trop forte convivialité avec cette nouvelle personne ? N'as-tu donc pas pensé à moi ??? Toi qui disais savoir éviter les situations ambigues... Comment as-tu pu mettre au panier nos 8 années ???

Comment ne t'es-tu pas souvenu de nos premiers chats de délire ? Tous deux rivés sur nos écrans à attendre la venue de l'autre, le coeur palpitant. Tous deux à danser comme des fous, jusqu'à ressentir nos ondes sur le clavier... Comment as-tu pu piétiner nos échanges d'images, de belles images aux reflets de notre passion... Quasiment chaque jour des dessins Trance, des photos de notre univers secret, des anges, des colombes, des étoiles... Je t'offrais mes petits dessins réalisés spécialement pour toi. Je t'offrais des poèmes, nous en faisions ensemble aussi en direct sur nos chats... "Viens prends moi la main" te souviens-tu de celui-là ? Tu m'offrais des mp3... Tu disais n'avoir jamais connu une telle magie, une telle communion d'esprits avant... Revis-tu cela avec une autre ? Et cela ne te rappelle-t-il pas notre passion ?

As-tu donc complètement effacé de ta mémoire notre rencontre que tu disais être un miracle de la vie ?

Avant même de m'avoir connue en réel, tellement fasciné par ce qui t'arrivait, tu t'étais confié à plusieurs de tes amis pour leur expliquer ce que tu vivais... Alors comment peux-tu me dire, sans aucun scrupule, que tu vis quelquechose de merveilleux avec une autre femme ??? Je crois réentendre tes mots d'alors. Tu disais exactement la même chose de nous deux. Es-tu donc si inconstant ? si peu sincère avec toi-même ?

Comment peut-on revivre avec quelqu'un d'autre ce qui était supposé être unique ?

Comment peux-tu ignorer nos teufs, où des inconnus venaient nous féliciter tant ils percevaient nos ondes d'amour ? Comment peux-tu oublier que simplement en dansant nous étions proches de l'orgasme ? Tes yeux plongés dans les miens, nos corps réagissant comme si ils s'effleuraient alors que nous étions espacés de plus d'un mètre ? Nous volions Alain, nous volions ensemble... Revis-tu cela avec une autre ?

Comment peux-tu encore ne pas te rappeler que nous ne pouvions rester plus de 2 h sans nous téléphoner, que nous faisions même le trajet le soir en sortant du travail pour se voir et se tenir la main un simple petit quart d'heure, chaque jour, juste pour sentir nos ondes. Ressens-tu cette même impatience et ces mêmes ondes avec une autre ?

La semaine avant notre séparation, nous avons fait l'amour. Et allongée sur le ventre, j'ai ressenti encore tes ondes chaudes tout le long de mon dos. Je t'ai même demandé ce que tu faisais pour me faire un effet pareil : une châleur qui m'envahissait... Tu avais simplement remonter très lentement ta bouche le long de ma colonne vertèbrale avec un léger souffle ! Cela avait suffit à me faire ressentir tout ton être en moi... Tu avais souri en me regardant tendrement, de ce même regard éclairé d'or que je t'avais connu à notre première rencontre. Ce n'était pas il y a 8 ans ça ! Tes ondes pour moi étaient encore bien présentes juste avant notre rupture ! Comment étais-tu donc capable de paraître aussi amoureux alors que tu te liais avec une autre ??? Me suis-je trompée sur toi depuis le début ? Tes regards d'amour n'étaient-ils autres que des regards d'auto-satisfaction à tenir une proie à ta merci ?

Pourquoi aussi, regretter constamment que nous nous soyons malheureusement rencontrés trop tard ? Tu ne pouvais pas délaisser la femme qui avait partagé ta vie pendant trente ans. J'admirais alors ta droiture, me contentant simplement de nos petits bonheurs volés. (J'ai pourtant toujours su que tu aimais ta femme plus que moi, mais je me disais que c'était une autre forme d'amour... Moi j'étais ta petite fée, elle était ta reine) Redis-tu cela à une autre ? Tu m'as pourtant réécrit ce regret dans ton mail de rupture... Alors au bout d'un mois de chat avec une autre, tu plaques tout le monde ?

Je ne comprends rien Alain, et je suis malheureuse à en mourir... Pourquoi donc m'as-tu abandonnée...

Pourquoi donc m'avoir fait voler si haut, jusqu'au bout, pour tout me reprendre du jour au lendemain ? Pourquoi donc ce dédain soudain ?... A ne même pas t'inquièter de mon sort. J'en deviens folle. Ne valais-je donc rien pour toi ? RIEN ?

J'en suis réduite à te chercher partout sur le net, jours et nuits, pour essayer de conjurer ce triste sort et me rapprocher de toi... malgré toi... Et j'en souffre, j'en souffre, j'en souffre... Une douleur obsédante dans la poitrine à me couper le souffle... Pourquoi m'as-tu abandonnée ??????????

Je souhaite un joyeux Noël à mon ordinateur...

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