incompréhension

REVENONS AUX CHOSES SERIEUSES

REVENONS AUX CHOSES SERIEUSES

J’ai un peu pété un câble l’autre soir, mais je préfère revenir aux choses sérieuses. Son œil qu’elle se le garde (serait-elle borgne ?). Des yeux j’en ai maintenant à revendre, car cela m’as inspiré toute une série de dessins (que je mettrai d’ailleurs dans la rubrique photo) ! Et puis ce blog est avant tout fait pour parler de moi et pas d’elle !

Cette semaine est curieuse. Il semble que je recommence à reprendre du poil de la bête moralement, mais par contre le physique ne suit pas. Je me suis pesée hier et j’ai encore maigri. J’ai perdu 1,5 kg en cinq jours et je suis maintenant à 61,5 kg ! C’est vrai que ces trois derniers jours je n’ai rien mangé de vraiment consistant. J’ai recommencé à avoir des insomnies également. On va dire que c’est une semaine « sans »… l’anniversaire des deux mois de rupture ? En fait je passe mon temps à dessiner depuis que j’ai ce nouveau logiciel. Cela me fait du bien et m’évite de penser.

Justement, penser à quoi ? La rupture est consommée maintenant. Bien sûr je lui en veux plus que jamais, mais il n’est plus question d’amour ou d’incompréhension. J’ai bien compris qui il était : « un salaud du net », pour le citer. En fait dès mi-décembre cette réalité m’est apparue. Mais c’était un combat avec la sensation étrange que tout ça n’était pas vrai, que j’allais enfin me réveiller et découvrir que je n’avais fait qu’un cauchemar. Et c’était un combat avec moi-même aussi, pour essayer de ne pas sombrer.

Là j’évite de penser à demain.  Car j’ai un monceau de problèmes dressés devant moi, pourtant à régler au plus vite. J’éprouve une certaine latence à me pencher sur tout ça. J’ai encore du mal à regarder devant. Comment regarder l’avenir lorsqu’on n’a plus aucun projet ? Lorsque tout s’est écroulé du jour au lendemain ? Trahie par celui de qui on s’y attendait le moins ? Comment imaginer un nouveau futur ? Sur quelles motivations ? Le cœur est vide. La vision des choses s’arrête au lendemain tout au plus. C’est comme si j’étais une grande carcasse creuse en dedans… Pas étonnant que je maigrisse, la matière est aspirée de l’intérieur selon la théorie quantique sur le vide ! (Je viens de voir sur internet que ça s’appelle l’effet Casimir ! Je suis pliée !)

Comment ai-je pu en arriver là ? Comment est-ce possible d’avoir aimer à ce point quelqu’un qui ne le méritait pas ?  J’ai toujours été une amoureuse, mais jamais à ce point-là. Et par chance ma tête fonctionnait bien en parallèle de mon cœur. Non, je n’ai encore jamais connu une telle passion destructrice. Sont-ce toutes ses déclarations frelatées qui m’ont induite en erreur ? Etait-ce le regard que je croyais qu’il portait sur moi qui n’était que le reflet de mes propres désirs ? L’amour ne serait-il qu’une fiction créée par le regard de l’autre ? J’ai beau connaître le fin mot de l’histoire, je conserve encore en moi une plaie béante. Les premières semaines j’éprouvais un véritable manque. Le manque de sa présence. Ne plus le revoir du jour au lendemain a été vécu comme un deuil. Ne plus l’entendre, ne plus le toucher, ne plus le lire, ne plus savoir ce qu’il fait, ne plus agir en fonction de lui, ne plus l’avoir pour repère… Et pourtant c’était plus une tentative de meurtre qu’un décès, si je dois établir une comparaison. Car Alain est parti de lui-même, m’abandonnant avec préméditation. Mais d’où me vient ce manque de discernement pour me laisser avoir ainsi par le premier gugusse venu ?

Et comment refaire confiance aux autres et à moi-même ? Il est curieux dans ce genre de situations d’éprouver une part de doute sur soi, comme une sorte de culpabilité. Lorsqu’on est quitté, on se sent diminué. Inconsciemment on se demande si on ne l’a pas mérité… Pourtant il me semble être toujours la même. Et surtout tout l’accable pourtant, et non moi.

J’ai toujours du mal à sortir de la maison et à aller aux devant des gens. Le gardien est venu taper à ma porte ce matin. Des ouvriers devaient faire des travaux. Il paraît qu’il avait mis un mot dans ma boîte… mais comme je n’ai toujours pas ouvert mon courrier depuis deux mois ! Je n’ai pas voulu lui ouvrir, car l’appartement est dans un tel état ! J’en ai honte ! Pourtant, il suffirait de pas grand-chose pour que je m’y mette. En prenant les choses une à une, je dois bien pouvoir y arriver quand même !

Samedi j’ai pris la décision d’aller à une teuf. Ce sera le grand jour, celui de mon retour dans le monde des vivants ! Car pour l’instant je me sens vraiment sur une autre planète, totalement à l’écart de tout. La réalité des autres n’est plus la mienne, je le sens bien. Je n’ai plus conscience de l’heure et je vois à peine passer les jours, ni les nuits d’ailleurs. Je subis le temps… moi qui aime d’habitude prendre des initiatives !

Aujourd’hui je suis donc allée chez le coiffeur. J’ai fait un changement radical ! Et je suis très contente de moi car ça me va bien. J’espère que je serai suffisamment en forme pour sortir ce week-end, et surtout que j’aurai réussi à faire disparaître ces grands cercles noirs que j’ai autour des yeux. Je suis plutôt cadavérique en ce moment… Les coiffeuses ont d’ailleurs eu du mal à me reconnaître. J’ai donc dû leur raconter ce qui m’était arrivé. Je les connais bien en plus. Elles étaient catastrophées. Du coup, deux ont travaillé une heure de plus pour me faire la coupe et la couleur dont j’avais envie, bien que je sois arrivée un peu tard pour cela. Ce n’est rien, mais ce geste m’a fait plaisir.

Bon il est tard, je vais aller dormir. Vivement samedi ! Vivement le retour à la vie !

05/02/09

MISE AU POINT

Je publie mes textes avec décalage car le fils d’une amie m’a conseillée de les protéger avant de les mettre sur le net. Et puis comme Alain est en vacances, ça lui fera de la lecture pour quand il rentrera. Je suis gentille, je pense à lui !

MISE AU POINT

J’ai encore eu quelques jours difficiles, mais je me sens mieux ce matin. Pour l’instant j’évacue tous les autres problèmes, mais je pense que je vais avoir de mauvaises surprises quand je vais sortir de cette brume épaisse : santé, finances, boulot… On verra bien, chaque chose en son temps.

Pour l’instant je lutte contre cet état bizarre de refus de la réalité malgré tout ce que j’ai découvert. Il me semble que ce n’est pas le même homme que j’ai connu, et j’ai toujours cette sorte d’espoir insensé que je vais me réveiller et que ce cauchemar aura disparu. Alors que je sais pertinemment qu’aucun coup de baguette magique ne pourra jamais effacer tout cela. J’oscille donc entre incompréhension, rage, et désespoir. Ces trois phases sont mon lot quotidien.

Certains me laissent des messages sur ce blog pour me dire de m’éloigner de lui et de me détacher du passé. Mais ce n’est pas facile quand le ciel vous est tombé sur la tête. Et je reste persuadée que je gagne du temps en me forçant à ouvrir les yeux. Le divorce entre mon imaginaire et la réalité est dur. Il faut que je règle son compte au plus vite au mythe que j’avais forgé, ou plutôt qu’il avait distillé en moi. Cela fait mal, mais mieux vaut souffrir un bon coup que de traîner toute sa vie des questions sans réponse, de trimbaler avec soi une plaie béante. Je ne veux pas traîner en longueur le deuil d’une histoire qui n’existait même pas, le deuil d’un amour médiocre. Je dois le désacraliser si je veux qu’il n’empoisonne pas mon futur, comme il a empoisonné mes huit dernières années. Peut-être me crois-je plus forte que je ne suis, peut-être que tout ceci est un exercice dangereux… Tout ce que je sais, c’est que tenir ce blog me fait du bien. J’ai déjà le sentiment d’être sortie du gouffre où j’étais les premières semaines. Je continue d’exister malgré sa tentative de destruction. Je me libère de son joug mensonger.

Pour l’instant, je n’arrive pas encore à mettre le nez dehors. Je ne sors que pour m’acheter des cigarettes… Ce qui veut dire en gros que je ne me lave que tous les trois jours. Ca me surprend assez, car d’habitude j’adore les douches. J’ai du mal aussi à regarder la télé, mais il est vrai que j’en ai fait une overdose ces dernières années : Que faire d’autre quand vous êtes scotchée chez vous à attendre derrière votre ordinateur ou derrière votre téléphone, un appel ou un message ? J’étais complètement à sa disposition, toujours en situation d’attente. Il m’a vraiment bloquée dans tous mes projets pendant huit ans !

Non, là j’observe. Je passe mes journées à ça. Je ne sais pas à quoi cela pourra me servir, mais je note tout, les habitudes des joueurs sur Webtarot notamment. C’est un peu obsessionnel mais c’est un passage obligé. J’ai d’autres sources bien sûr. D’après mes informations, si je ne me trompe pas, il est en Vendée cette semaine. Ce qui me fait sourire, c’est que l’on voit beaucoup moins sur le tarot certains de ses amis. Ils ont changé de pseudos. Je pense à une prof surtout qui apparemment faisait partie de son cercle avant même cette Deirdre. (Elle m’agace d’avoir pris un pseudo irlandais ! Après m’avoir piqué mon mec, elle serait bien fichue de me piquer mes ancêtres irlandais ! grrrrr… Mais en fait, elle ne me l’a même pas piqué puisque c’est un malade. Il a jeté son dévolu sur n’importe qui ; la première qui a marché a été la bonne). C’est ce qui me fait le plus enragé en fait : qu’il ait développé de nouveaux liens, une troisième vie cachée de moi, alors qu’il était si jaloux, alors qu’il faisait tout pour me couper des autres. Donc, tant que je peux enquiquiner tout ce petit monde, ça me fait du bien !

J’élabore aussi tout un tas de vengeances possibles et ça me fait du bien aussi. Ca occupe mes journées… Après tout, il m’a tellement répété que je serai toujours dans ses pensées, que je ne vais pas le faire mentir. Oui je crois bien qu’il n’est pas près de m’oublier ! Du statut d’amoureux, il est passé à celui d’ennemi juré. D’un point de vue purement égoïste, il est tout de même plus sain d’orienter mon agressivité vers lui plutôt que de continuer à me détruire. Je n’ai rien fait, je ne vois donc pas pourquoi je continuerais de m’auto-punir ! D’ailleurs, mon corps commence à réagir. Hier après-midi, contre toute attente, j’ai eu faim. Comme il n’y a strictement rien dans mon frigo (j’ai jeté il y a trois jours les aliments qui étaient là depuis début décembre… dont une truite ! L’odeur devenait insupportable !), je me suis donc fait deux substituts de repas dans l’après-midi. C’est bon signe. Plus je lui envoie des ondes négatives, mieux je me porte.

20/01/09

Tourments d'incompréhension par une nuit d'un triste Noël

Je ne peux plus te joindre et entendre le son de ta voix... Il ne me reste que mon ordinateur pour me confier, durant ces longues nuits d'errement.

Pourquoi m'as-tu abandonnée Alain ? Pourquoi n'as-tu rien dit lorsque tu as senti que l'amour s'en allait ? Toi qui disais que la solidité d'un couple se mesurait à la capacité de surpasser les épreuves... J'étais pourtant ta seconde femme...

Pourquoi n'as-tu pas repoussé le piège d'internet lorsque tu as senti une trop forte convivialité avec cette nouvelle personne ? N'as-tu donc pas pensé à moi ??? Toi qui disais savoir éviter les situations ambigues... Comment as-tu pu mettre au panier nos 8 années ???

Comment ne t'es-tu pas souvenu de nos premiers chats de délire ? Tous deux rivés sur nos écrans à attendre la venue de l'autre, le coeur palpitant. Tous deux à danser comme des fous, jusqu'à ressentir nos ondes sur le clavier... Comment as-tu pu piétiner nos échanges d'images, de belles images aux reflets de notre passion... Quasiment chaque jour des dessins Trance, des photos de notre univers secret, des anges, des colombes, des étoiles... Je t'offrais mes petits dessins réalisés spécialement pour toi. Je t'offrais des poèmes, nous en faisions ensemble aussi en direct sur nos chats... "Viens prends moi la main" te souviens-tu de celui-là ? Tu m'offrais des mp3... Tu disais n'avoir jamais connu une telle magie, une telle communion d'esprits avant... Revis-tu cela avec une autre ? Et cela ne te rappelle-t-il pas notre passion ?

As-tu donc complètement effacé de ta mémoire notre rencontre que tu disais être un miracle de la vie ?

Avant même de m'avoir connue en réel, tellement fasciné par ce qui t'arrivait, tu t'étais confié à plusieurs de tes amis pour leur expliquer ce que tu vivais... Alors comment peux-tu me dire, sans aucun scrupule, que tu vis quelquechose de merveilleux avec une autre femme ??? Je crois réentendre tes mots d'alors. Tu disais exactement la même chose de nous deux. Es-tu donc si inconstant ? si peu sincère avec toi-même ?

Comment peut-on revivre avec quelqu'un d'autre ce qui était supposé être unique ?

Comment peux-tu ignorer nos teufs, où des inconnus venaient nous féliciter tant ils percevaient nos ondes d'amour ? Comment peux-tu oublier que simplement en dansant nous étions proches de l'orgasme ? Tes yeux plongés dans les miens, nos corps réagissant comme si ils s'effleuraient alors que nous étions espacés de plus d'un mètre ? Nous volions Alain, nous volions ensemble... Revis-tu cela avec une autre ?

Comment peux-tu encore ne pas te rappeler que nous ne pouvions rester plus de 2 h sans nous téléphoner, que nous faisions même le trajet le soir en sortant du travail pour se voir et se tenir la main un simple petit quart d'heure, chaque jour, juste pour sentir nos ondes. Ressens-tu cette même impatience et ces mêmes ondes avec une autre ?

La semaine avant notre séparation, nous avons fait l'amour. Et allongée sur le ventre, j'ai ressenti encore tes ondes chaudes tout le long de mon dos. Je t'ai même demandé ce que tu faisais pour me faire un effet pareil : une châleur qui m'envahissait... Tu avais simplement remonter très lentement ta bouche le long de ma colonne vertèbrale avec un léger souffle ! Cela avait suffit à me faire ressentir tout ton être en moi... Tu avais souri en me regardant tendrement, de ce même regard éclairé d'or que je t'avais connu à notre première rencontre. Ce n'était pas il y a 8 ans ça ! Tes ondes pour moi étaient encore bien présentes juste avant notre rupture ! Comment étais-tu donc capable de paraître aussi amoureux alors que tu te liais avec une autre ??? Me suis-je trompée sur toi depuis le début ? Tes regards d'amour n'étaient-ils autres que des regards d'auto-satisfaction à tenir une proie à ta merci ?

Pourquoi aussi, regretter constamment que nous nous soyons malheureusement rencontrés trop tard ? Tu ne pouvais pas délaisser la femme qui avait partagé ta vie pendant trente ans. J'admirais alors ta droiture, me contentant simplement de nos petits bonheurs volés. (J'ai pourtant toujours su que tu aimais ta femme plus que moi, mais je me disais que c'était une autre forme d'amour... Moi j'étais ta petite fée, elle était ta reine) Redis-tu cela à une autre ? Tu m'as pourtant réécrit ce regret dans ton mail de rupture... Alors au bout d'un mois de chat avec une autre, tu plaques tout le monde ?

Je ne comprends rien Alain, et je suis malheureuse à en mourir... Pourquoi donc m'as-tu abandonnée...

Pourquoi donc m'avoir fait voler si haut, jusqu'au bout, pour tout me reprendre du jour au lendemain ? Pourquoi donc ce dédain soudain ?... A ne même pas t'inquièter de mon sort. J'en deviens folle. Ne valais-je donc rien pour toi ? RIEN ?

J'en suis réduite à te chercher partout sur le net, jours et nuits, pour essayer de conjurer ce triste sort et me rapprocher de toi... malgré toi... Et j'en souffre, j'en souffre, j'en souffre... Une douleur obsédante dans la poitrine à me couper le souffle... Pourquoi m'as-tu abandonnée ??????????

Je souhaite un joyeux Noël à mon ordinateur...

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