LACHETE

LETTRE OUVERTE

LETTRE OUVERTE A ALAIN

 

Tiens !? Aujourd’hui tu as décroché… Sans doute excédé. C’est vrai que j’avais mis le paquet… 39 de fièvre, réveillée sans raison à 4h du matin… Comme tu ne m’as pas vraiment ménagée (euphémisme), je n’ai moi non plus aucune raison de le faire à ton encontre, pas vrai ? Alors quand ça ne va pas, tu morfles… logique, non !? Et puis on était censé tout partager, non !?

 

Comme tu m’as mise au défi d’aller encore déverser mon fiel sur mon « blog à la con », et comme je n’aime pas contrarier les gens, j’utilise donc à nouveau ce blog pour finir la conversation que tu as un peu vite abrégée.

 

Enfin première discussion concrète qui a duré plus d’une minute ! Au bout de quatre mois : tout vient à point qui sait attendre ! Tout d’abord, il y a eu une avancée certaine ce matin… Au moins tu as avoué ne m’avoir rien dit lorsque tu as senti que tu ne m’aimais plus, juste par peur que je pète les plombs. Par lâcheté, quoi… C’est déjà mieux que ton hypocrite « je ne voulais pas te faire souffrir ». Par contre, impossible de te faire dire depuis quand tu « connais » ta nouvelle. Là-dessus, tu refuses de cracher le morceau… Est-ce donc si inavouable ? Cela me laisse imaginer le pire…

 

J’ai noté que mon blog était selon toi lamentable et bourré de mensonges… Je suis désolée mais tout ce que j’y ai écrit est vrai :

-          Tes scènes de jalousie, ou plutôt de possessivité : veux-tu que je demande à mes proches de venir témoigner dans les commentaires ?

-          Ton attitude de joli coeur sur webtarot depuis plusieurs années déjà : je crois que la conversation avec Supernana que j’ai recopiée sur ce blog est édifiante.

-          Ta grande aptitude à chater avec des jeunes femmes (de préférence en aparté) lorsque je t’ai connu… Faut-il que je retrouve les coordonnées de Marine de Mschat ?

-          Le début de notre relation : j’ai les CD que tu m’as gravés. Les phrases que tu utilises avec ta nouvelle sont les mêmes… Dois-je mettre en ligne tous nos chats, ceux-là mêmes où tu me disais être ton âme-sœur, ton égérie, ta tite fée, un miracle de la vie, etc ?

-          La rupture : tu ne vas quand même pas nier le mail que tu m’as envoyé du jour au lendemain ??? alors que le matin même tu me disais encore « je t’aime » par téléphone…

-          Ton silence qui a suivi…

 

Bref, je ne vais pas tout énumérer à nouveau… Dis-moi où il y a mensonge selon toi ? Lorsque je remets en doute la sincérité de tes sentiments ? Comment puis-je toujours y croire au regard de cette rupture que toi tu continues de juger normale. Si vraiment tu m’avais aimée, tu m’aurais quittée proprement et tu te serais inquiété de ce que j’allais devenir. Là, rien… Silence total, et surtout aucun respect pour moi lorsque tu t’affichais le jour même de notre rupture sur le net avec ta nouvelle ! Là aussi, je mens ?

 

Tu me dis qu’au début tu as éprouvé de la compassion pour moi, mais que là plus du tout… Ton silence était-il l’expression de cette compassion ? Tu savais parfaitement dans quel état je me trouvais par les messages que je te laissais, et ensuite par mon blog. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus et j’ai même failli faire n’importe quoi… Me laisser crever sans même un mail était-ce une marque de compassion ? Tes phrases assassines lorsqu’au bout de deux semaines tu as fini par décrocher (à peine une minute et l’air excédé) « j’aimais nos après-midis, mais je savais depuis longtemps qu’on ne pourrait rien construire ensemble » et surtout « avec un extasy dans le cornet ça le faisait » étaient-elles également des démonstrations compatissantes ? Utiliser les mêmes déclarations enflammées pour ta nouvelle, aux vues et au su de tout le monde, sous mes yeux pendant que je souffrais, également ? Me faire t’appeler un mois après dans un grand désir d’apaisement (le signal habituel pour que je t’appelle… pas question pour toi de dépenser une communication, hein !?) et commencé ton explication par l’annonce joyeuse de la rencontre de l’âme-sœur… Signe de compassion là aussi ? Tu oubliais un peu vite que tu m’avais répété la même chose pendant des années ! Et qu’un simple « comment vas-tu » aurait été de meilleur ton ! D’ailleurs au passage, j’aimerais bien savoir comment tu fais pour vivre comme ça des amours uniques à répétition…

 

Je ne voulais pas parler de ta femme par respect pour elle, mais puisque tu me parles de ta compassion… Le seul vrai appel que j’ai eu c’est le sien il y a trois semaines  « pendant que tu discutais sur l’ordinateur avec la nouvelle jeune femme » (dixit). Elle me sentait malheureuse et voulait me réconforter. Apparemment votre couple fonctionne comme ça… Depuis combien de temps ta femme savait-elle pour nous ? Alors que tu l’utilisais comme garde-fou… Tu avais soi-disant toujours peur qu’elle apprenne notre liaison ! Tu la sentais dépressive ! (Comment puis-je croire à ta sincérité après ça ? Explique-moi !!!).

 

Elle m’a affirmé que tu t’inquiétais pour moi (pas vu la couleur de ton inquiétude), que  j’étais certainement une femme brillante « pour avoir duré huit ans » (dixit) et que je devais donc penser à me reconstruire. L’explication qu’elle m’a donnée sur ton revirement est que tu es « sans cesse à la recherche de l’absolu, mais comme l’absolu n’existe pas »… Mon interprétation personnelle de cette phrase, c’est que tu es coutumier du fait ! Cette conversation a donc confirmé le double visage de toi que j’ai découvert à mes dépens… dont cette forme de donjuanisme (définition : Besoin pathologique de séduire. Ce comportement traduit généralement le besoin d'être rassuré : ces hommes doivent en permanence se convaincre qu'ils sont capables de susciter de l'intérêt, voire de l'amour, chez les femmes. En fait, ce n'est pas réellement les femmes qu'ils désirent séduire, c'est LA femme par excellence).

 

Tu comprendras donc que j’aie du mal à croire à cette compassion. Je penche plutôt pour une attitude de bon ton vis-à-vis de ton entourage pour éviter de passer pour un salaud… Tu devais être très très chagriné de la situation… mais de là à prendre ton téléphone ou même à m’envoyer un mail, non ! Je pouvais bien crever !

 

Bref, quelle que soit la compassion que tu dis m’avoir témoignée, j’ai bien noté que maintenant c’était fini et que mes messages intempestifs commençaient à bien faire… Simple curiosité : A quelle intensité estimais-tu la force de mes sentiments au bout de huit ans ? De quelle durée « normale » avais-tu prévu mon chagrin ? trois jours ? trois semaines ? trois mois ? Pour un « amour unique » est-ce suffisant ? Ah voilà, tu t’étais peut-être emporté un peu vite dans l’euphorie de notre rencontre au niveau de tes déclarations de miracle de la vie… sauf que ces mêmes déclarations ont quand même duré huit ans, jusque dans ton mail mensonger de rupture. Et des « Aies confiance en moi Isa » j’en ai eus jusqu’au bout… Alors ose me dire que tu ne m’as pas menti et que c’est moi qui mens dans mon blog !

 

Rassure-toi je ne veux plus de toi, j’ai simplement une grosse rage au fond de moi à m’être fait berner de la sorte, et une grosse envie de te mettre le nez dans ton caca (expression pas très jolie, mais qui te va bien) : malgré ton dédain pour cette catégorie de personnes, tu n’es qu’un dragueur du net quoi que tu en dises, sauf que toi c’est encore plus vicieux car tu fais durer les choses dans le temps ; une simple partie de jambes en l’air ne te suffit pas… il faut que tu sois sûr que la personne est totalement conquise, ensuite ça ne t’intéresse plus. Et puis j’ai envie de te faire partager ma dépression. Je ne vais tout de même pas être la seule à faire les frais de tes débordements maladifs !?

Un de tes arguments a été que tu ne m’appartenais pas et que tu étais libre… Je n’ai jamais prétendu le contraire. Je crois que tu te méprends. Ce n’est pas de m’avoir quittée que je te reproche, c’est la manière dont tu l’as fait. Il fallait me quitter avant d’en chercher une autre. Il ne fallait pas me mentir et me trahir comme tu l’as fait. Même si chacun est libre, au bout de huit ans tu avais tout de même un engagement moral vis-à-vis de moi : on ne joue pas avec les sentiments des gens. Tu n’es plus un teenager. A 55 ans, tu dois quand même bien savoir ce que tu dis quand tu prononces des « je t’aime » et des « as-tu déjà ressenti ça avant ? » d’un air extasié. Ah l’amour unique… liés pour l’éternité comme deux âmes-sœurs qui se sont longtemps cherchées… Ces phrases que tu aimes à utiliser avec n’importe laquelle correspondent à quoi en fait pour toi ? Des mots creux qui fonctionnent auprès des filles ? Et toi qui cherches sans cesse l’absolu, quel absolu peux-tu donc offrir puisque tu es déjà marié et que tu gères ta vie en « phases », en « étapes », auxquelles tu te prépares sans cesse à l’avance ? Des petits absolus instantanés et répétitifs ? Des petites excitations pour agrémenter ta vie d’homme marié ?

Selon ta femme, la phase séparation était en gestation depuis un moment… sauf que le problème c’est que moi je n’étais pas au courant de mon côté ! Toi, ta femme, et sans doute ta nouvelle, vous étiez tous au courant… sauf moi. Laisse-moi sourire quand tu me dis que rien n’était prémédité. Il y aura donc eu les années musique trance, puis les années Isabelle… et maintenant ce sont les années Flo. Sans cesse du renouveau dans ta vie, hein ? Tu zappes et tu passes à la suivante sans aucun scrupule, comme des pions quoi ! Sans jamais un regard en arrière. Est-ce que tu te souviens que j’avais employé cette formule il y a quelques années, lorsque tu t’étais pris de passion pour le tarot : « après les années Isabelle, les années tarot ? » ? Tu t’étais alors indigné. Tu n’étais pas comme ça, il fallait que je te fasse confiance. Par contre, toi tu avais du mal à me faire confiance et tu voyais d’un très mauvais œil que j’aille aussi jouer au tarot… Avec le recul, je me rends compte que tu avais surtout trouvé un nouveau vivier de femmes seules ou disponibles.

 

Je commence déjà à appartenir à tes « erreurs », comme ton écart d’il y a vingt ans… Tu ne te sens pas un peu seul au bout du compte à toujours agir ainsi ? Je te crois incapable d’amour. La seule personne que tu aimes c’est toi ! Tu n’as pourtant pas pu t’empêcher de me dire lors de notre conversation que c’était moi qui étais égoïste, car je ne me mettais pas à la place de ta femme, je ne cherchais pas à te comprendre et je ne me rendais pas compte des difficultés que tu traversais… Parce qu’il faudrait que je te plaigne en plus ??? Oh que j’imagine ce que tu racontes à ta nouvelle lorsque je te laisse des messages, et sur quel ton larmoyant et désespéré tu le fais ! C’est toi qui es à plaindre… comme tu l’étais avec moi, torturé par ta dualité (alors que ta femme savait). Et je comprends mieux les petites phrases sur certaines fiches de webtarot « Ne pleurs jamais sur quelqu’un qui n’est pas capable de pleurer sur toi » (parce que je mettrais ma main à couper que c’est ta nouvelle qui a écrit ça ! lol). Ce que tu m’as fait, c’est comme si tu m’avais jetée du haut d’une tour ! Sans me laisser aucune chance ! Tu étais pourtant la personne que j’aimais le plus au monde et en qui j’avais le plus confiance, bercée par tes beaux discours creux… Et il faudrait que je te plaigne après ta trahison lâche et la souffrance que tu m’as fait endurer dans la plus grande indifférence ?

 

Ah j’oubliais : si tout cela est arrivé "c’est un peu de ma faute, et il faut que je me remette en question". Tu sentais que tu ne pouvais rien m’apporter (ah bon ?). Moi de l’amour et de la sincérité, ça me suffisait. Mais avec le recul, effectivement même ça tu n’es pas capable de l’apporter à une femme. Et puis il paraît que je suis inactive depuis 2003 ? Tu as même insisté sur 2003 quand je t’ai dit non. Ta femme m’a donné cette raison également : mon inactivité… Tu me fais passer pour une clocharde ou quoi ? C’est ça que tu racontes à ta nouvelle ? Tu me décris comme une femme qui se laissait aller ?

 

Premièrement j’ai travaillé jusqu’en mars 2005 (dois-je mettre en ligne mon dernier bulletin de salaire ?). Ce départ a été négocié à ma demande, puisque selon toi je perdais mon temps dans cette entreprise qui m’exploitait. C’est sans doute un peu vrai, mais moi je m’éclatais bien dans ce boulot (et j’avais quand même un bon salaire si tu te souviens). J’ai donc préparé un dossier pour faire un Fongecif dans la foulée, pour un stage d’assistant réalisateur (je mens ?). Malheureusement mon dossier a été rejeté en commission, faute de budget.

 

J’ai ensuite préparé une validation des acquis lorsque j’ai vu que les places auxquelles je postulais exigeaient un niveau Bac + 5. Or je suis totalement autodidacte. J’ai bossé trois mois sur un mémoire, qu’apparemment tu as lu en diagonale, car si je me souviens bien tu m’avais dit à l’époque que ce n’était pas ton domaine, donc tu n’y comprenais pas grand-chose. Difficile d’échanger alors sur le sujet. (je mens aussi ?) Malheureusement, la personne qui  s’occupait de cette section à la Fac a eu la curieuse idée (même l’Anpe a trouvé ça curieux) de vouloir m’inscrire à des cours pendant un an avant que je présente mon dossier sous prétexte que j’étais totalement autodidacte. Comme je ne voulais pas perdre un an et que ce diplôme ne me servait que pour ma recherche d’emploi, j’ai refusé.

 

J’ai ensuite monté un projet de création d’entreprise pour ouvrir un salon de luminothérapie, et j’ai donc suivi un stage de création d’entreprise via l’anpe. (je mens encore ?) De mémoire, il n’était pas question de t’associer à ce projet (j’envisageais de faire des cabines de massage) pour éviter que ta femme découvre mon existence. Mais c’est vrai que c’était en 2007, et qu’apparemment tu te désintéressais déjà de moi à l’époque.

 

J’ai finalement décidé de devenir distributrice indépendante en mars 2008… Si je calcule bien, j’ai donc consacré trois années à étudier différents projets, tout en menant une recherche d’emploi d’ailleurs (ce que toi tu appelles « inactivité »). Après 25 ans de boulot non-stop, sélectionner les annonces et explorer d’autres voies te semblent donc si curieux ? Tu voulais pourtant justement que l’on développe quelque chose ensemble… M’as-tu fait des propositions ? Et cette année 2008 considères-tu aussi que j’ai été inactive ? Alors que j’allais distribuer ma publicité tous les jours, que j’avais des conférences téléphoniques trois fois par semaine, que j’appelais les gens jusqu’à 20h30… ? C’est effectivement depuis que l’on s’est moins appelé en journée et que l’on a espacé nos « entrevues » du samedi, car bien souvent je bossais le samedi. Alors est-ce parce que j’étais « inactive » comme tu dis, ou est-ce parce que j’étais moins disponible que tu as décidé unilatéralement de te détacher ?

 

Et toi ? Quel projet passionnant as-tu donc développé pendant ce temps ? Tu avais envisagé de devenir formateur, mais tu as bien vite laissé ça de côté. Tu envisageais les massages également, mais tu n’as jamais rien entrepris à ce sujet tant que j’étais avec toi. Je t’encourageais pourtant à demander un congé formation. Depuis huit ans que je te connais, tu parles de quitter ton job… Tu y es toujours… Lequel des deux est « inactif » et ne développe rien ? Ton sujet de discussion favori était pourtant de te plaindre de ton job et de raconter les petites histoires avec tes collègues…

 

Que racontes-tu donc sur moi et ma soi-disant inactivité ? Ne serait-il pas plus simple d’admettre tout bonnement que tu t’es lassé ? Que tu n’as pas su tenir tes promesses et beaux discours sur cet amour unique et éternel qui t’animait ? Pourquoi as-tu donc sorti de ta poche cette date de 2003 ? Est-ce donc là la fin de ta passion ? Remarque, des études disent que chimiquement une passion ne dure pas plus de deux ans… Cette date correspondrait donc bien pour quelqu’un comme toi qui a plutôt les neurones situés au niveau des gonades. Alors, partagé entre la peur de me faire souffrir et la peur que je pète un plomb, tu as continué à venir me sauter avec la même ardeur pendant des mois (voire des années). Quel courage et quelle abnégation !

 

Par contre, ce qui est sûr c’est que depuis que je te connais j’ai effectivement régressé au niveau relations sociales. Pas question que je continue à voir mes amis, et rien à faire pour que tu acceptes de les rencontrer non plus ! Quand à internet, tu as tout fait pour que je m’en écarte… J’étais une femme trop publique à ton goût ! (par contre, toi tu ne te prives de rien à ce niveau-là) C’est sûr, mes sujets de conversation se sont vite restreints à rester dans ma cage dorée.

 

Dans tes explications, tu me donnes également comme raison que « tu t’es libéré de ta vie il y a quelques mois »… Je ne comprends pas bien cette phrase… Rassure-moi ? Tu n’es pas rentré dans une secte, au moins ? Parce qu’entre moi qui dois me frapper la poitrine en répétant « c’est ma faute, ma très grande faute », ta nouvelle qui prend des pseudos genre « Déité », la phrase énigmatique que tu lui écrivais en décembre « Tout dépend si elle a la foi » (euh ? tu parlais de moi là ?)… Si les forces célestes s’en mêlent, on n’est pas sorti de l’auberge ! Il me semblait pourtant que tu fuyais tout ce qui avait trait à la religion. Alors te voir toi parler de foi, c’est à mourir de rire !… mais que ne serait-on pas prêt à faire pour séduire, hein !? Moi c’était le coup de la prédiction… Notre rencontre était écrite dans les astres… Tu te souviens ? Cette porte qu’on t’avait prédit s’ouvrir pour toi à la quarantaine ? Alors, la quarantaine, puis la cinquantaine… ce n’est plus une porte là, mais carrément une bouche de métro où tout le monde circule !

 

Je me trompe ou j’ai senti une pointe d’agacement dans ta voix lorsque tu m’as dit savoir que j’allais faire la folle en teuf ? C’est effectivement mon activité du moment, car là pour le coup je ne fais plus rien depuis le 9 décembre, à part dessiner… Tu croyais que j’allais porter le deuil ? Je me tape déjà une dépression, je peux quand même me distraire un peu pour en sortir, non ? Je sais que le noir affine, mais je crois qu’après avoir perdu 12 kg, je n’en ai pas vraiment besoin. (Au passage, je te signale que je ne prends rien et que j’apprécie d’autant plus.)

 

Quant à savoir pourquoi je suis restée huit ans avec toi puisque je dis maintenant que tu es si horrible, tout simplement parce que je suis naïve et que j’ai gobé tout ce que tu me disais. J’ai mis quinze jours à ouvrir les yeux. Et même ensuite, je me disais « ce n’est pas possible, ce n’est pas le même homme ». Comme on dit : l’amour est aveugle, hein !?

 

Voilà ce que je tenais à te dire. Je le fais par ce blog car je pense que tu n’écoutes pas mes messages. Je me fiche de savoir ce que tu penses de ce blog. Mes proches le trouvent touchant et courageux. Quant au fait qu’il n’y ait eu que neuf commentaires, comme tu me l’as fait remarquer, je ne vois pas pourquoi les gens s’attarderaient à laisser des messages. Ce blog n’est pas fait pour ça. Et si tu veux tout savoir, j’ai accès à la provenance des connexions et aux mots clefs de recherche : une grosse quantité de lecteurs sont des hommes qui posent la question « comment faire pour quitter ma femme ». Alors tu te doutes bien qu’ils ne vont pas chercher à prendre contact ! A tel point que j’ai parfois pensé à faire un billet sur ce sujet. Ce n’est pas que je tienne à ce qu’ils quittent leur femme, mais si ils y sont décidés, au moins qu’ils le fassent proprement. D’autres sont des égarés qui cherchaient la règle du jeu de la chasse au trésor (lol)… donc pas de raison non plus de s’attarder. Il y a une petite poignée qui vient de Webtarot aussi. Je pense qu’ils lisent ça sous forme de feuilleton. Pourquoi pas ? Ca ne me dérange pas. Et quelques femmes qui s’interrogent sur les hommes de 50 ans. Mais si cette question t’intéresse, je peux lancer un sondage si tu le souhaites ? J’en ai la possibilité. Après tout, peut-être que ce blog est utile pour d’autres femmes dans mon cas ?

 

Et que sont ces quelques billets au regard des huit années de "passion" que tu as eues pour moi ? Au regard de cet amour "unique" ? Ca te dérange donc tant que ça, "mon ange" ?

15/04/09

MAUVAISE HUMEUR... Mais ça fait du bien !

Dimanche matin, déjà… Encore une semaine de passée. Je me suis encore réveillée à des horaires bizarres : 7h du matin pour un dimanche ! Si on m’avait dit ça un jour, je ne l’aurais jamais cru.

Dès le réveil, j’étais de très mauvaise humeur… Une sorte de rancœur, de sentiment d’impuissance, qui persiste dans les pensées et qui vous tient aussi au ventre. Je crois que si il avait été à mes côtés, je l’aurais étranglé de mes propres mains ! Ou plutôt, je l’aurais ligoté pour lui infliger les pires tortures ! Il va falloir que je budgète l’achat de quatre chevaux pour l’écarteler en place publique ! A moins que je me procure des poupées vaudous avec plein d’épingles partout, ça me coûterait moins cher. Je ne vais quand même pas me ruiner pour ce sale type, non !?

Ca va déjà mieux en écrivant ces quelques lignes : quelques petites ondes bien négatives à son égard, ça va bien finir par le faire, non !? A force, il va bien finir par se casser une jambe ou choper le choléra ! La semaine dernière, à un moment où j’étais particulièrement mal, je n’ai pas pu m’empêcher de lui envoyer subitement un SMS pour lui dire qu’il aille rôtir en enfer ! Et je le souhaite sincèrement.

Pas envie d’aller lui casser la gueule directement (je pourrais, je le dépasse de deux têtes !). Il ne mérite pas que je me salisse les mains. Ce n’est qu’un chien galeux, dont j’ai eu le malheur un jour de croiser la route. Je repense à ce qu’il m’avait écrit en 2001, lorsqu’il en était encore à la phase « séduction », et je ne peux m’empêcher de le citer à nouveau car ce passage vaut son pesant d’or :

« Peut on faire plus mal à quelqu’un en lui disant, du soir au lendemain, sans explication, et de la manière la plus cruelle et la plus abrupte qui soit, que c’est devenu subitement sans intérêt ?

     A se demander si ce ne sont pas les « salauds » du net qui ont raison quand ils se comportent sans égard et respect avec leurs homologues du sexe opposé… et bien qu’ils restent tous dans leur misère, leur fange et leurs rencontres minables, tous autant les uns comme les autres, au royaume des névrosés… je les ignore … je les plains…ils sont encore plus bas que le commun des mortels ….. »

 

Et oui, Alain, tu es un de ces « salauds »… Il n’y a pas d’autre mot. Et tu es effectivement plus bas que le commun des mortels ! Je ne me savais pas si faible pour tomber un jour sous le joug de quelqu’un comme toi… Ton donjuanisme va malheureusement me coûter cher, très cher… Je ne sais pas où je vais, mais j’ai l’impression d’y aller tout droit. Je n’ai toujours pas ouvert mon courrier. Je n’ai toujours pas payé mon loyer de décembre… trois semaines de retard… Je n’ai pas rempli le renouvellement de mon Allocation Logement, c’est donc mort de ce côté-là aussi. D’autres factures en souffrance. Je ne retravaille toujours pas… Le bilan est clair : pas de rentrées, que des sorties ! La faillite totale quoi ! Et je ne parle pas de la santé… Remarques, je fais des économies sur le poste nourriture !… Mais pas sur le poste cigarettes : j’en suis à trois paquets par jour !

Voilà à quoi ont mené tes petits jeux, la satisfaction égoïste de tes bons plaisirs, ta lâcheté. On peut ne plus aimer, mais trahir comme tu l’as fait, depuis le début même de notre relation, non ! Tes mensonges et ta désinvolture lors de ta rupture, ton silence et ton dédain ensuite, m’en ont dit long sur toi… Tu ne m’as jamais aimée malgré tes fausses déclarations. Et je t’en veux de m’avoir fait perdre huit ans. Je t’en veux de ton absence face à mon chagrin, de cette négation soudaine, de ce non-respect à mon encontre… C’est comme si tu voulais me faire payer tes propres erreurs.

Lors de nos premières rencontres, même si je te croyais sincère, je pensais que tu vivais une sorte de démon de midi, un petit coup de cœur après tant d’années de mariage. Je t’ai même dit que puisque l’on était amoureux, il n’y avait qu’à vivre ce qu’on avait à vivre… Je pensais en termes de semaines ou de mois, persuadée que devant le compliqué de la situation, notre histoire n’irait pas bien loin. C’est toi qui as tout fait pour me mettre en confiance, en me promettant un « avenir différent » avec des « si on veut, on peut construire quelque chose d’exceptionnel sous un autre mode de fonctionnement ». C’est toi qui m’as fait pendant des années des scènes de jalousie et des crises de manque. C'est toi qui m'as promis l'amour éternel. Je t’ai cru, j’ai baissé ma garde : Et voilà où j’en suis moi, huit ans après ! Huit années de mensonges !... Et tu t’en fiches complètement… Alors ? C’est mieux ailleurs ? Le ciel est plus bleu et l’herbe plus verte ? Tu revis tes petites excitations derrière ton écran ? Curieux quand même que tu reproduises le même mode opératoire… Ah pas facile d’avoir 55 ans dans à peine deux mois ! Il faut bien que tu te donnes l’illusion d’être toujours jeune !

Je sais, je me répète. Et je m’adresse directement à lui encore. Je pense qu’il est malheureusement inévitable que cette rage ressurgisse au fond de moi, devant une telle déconvenue… devant l’anéantissement de huit années d’illusions perdues et des souvenirs qui vont avec. Peut-être aussi un moyen de prendre le temps de parole auquel je n’ai même pas eu droit. Et puis il le mérite bien !

Bon je vais acheter des cigarettes. Je n’en ai plus. J’espère être plus positive à mon retour…

18/01/09

LACHETE SOURNOISE

LACHETE SOURNOISE

Tu as laissé s’éteindre la flamme d’amour,

Maintenant un souffle d’hiver fouette mon âme.

Tu as fait des dernières cendres du Toujours

Une torche morte qui git nue et infâme.

 

C’est pourtant ce feu qui me dévore le corps,

Brûlant de l’intérieur les restes de mon cœur.

Reniant tes vœux d’éternité sans un remord,

Tu as en deux heures décidé ce labeur.

 

Tu as coupé tout lien sans aucune inquiétude,

Détruisant brusquement notre immuable passion !

Tu me livres soudain à noire solitude,

Aux tourments obsédants de l’incompréhension !

 

Pour qui m’as-tu quittée ? A qui as-tu donné

Ce que je t’ai offert jusqu’à encor’ hier ?

A qui as-tu conté ce qui m’était chanté

Jusqu’à l’heure dernière de nos cieux éphémères ?

 

Sont-ce les mêmes mots débités en duo ?

Des discours en papier gravés sur ton clavier,

Certains vrais… d’autres faux comme un macabre écho ?

L’Unique est bégayé, conjugué… et renié !

 

Que voulaient dire tes « je t’aime » de la veille ?

Pourquoi ces tendres mots deux jours avant la fin ?

Pourquoi ces cosmiques promesses de merveilles ?

… Comment as-tu pu jouir dans le creux de mes reins !?

 

Depuis quand as-tu ourdi ton obscur dessein ,

Prenant soin de ne jamais te laisser confondre ?

As-tu au moins honte de ton geste assassin ?

Es-tu si lâche que tu ne veuilles répondre ?

 

Attendais-tu donc son accord pour me quitter ?

Si elle disait non, tu serais alors resté ???

Comment as-tu pu avoir tant de lâcheté,

Toi qui m’assurait dans le même temps m’aimer ?

 

Depuis quand le mensonge m’a-t-il reléguée

De la fée de tes songes qui t’a subjugué,

A la femme sans tain que tu souhaites détruire ?

Et pourquoi ce dédain quand je te dis souffrir ???

Je ne dors plus, je ne mange plus, où es-tu ?

… Lui que j’aimais n’était que de paille un fétu !

 

A « Trameur d’esprit » (french translation) qui a tissé pendant 8 ans sa toile perfide autour du mien

(son pseudo principal c'est Mindweaver)

Poème fait la veille de notre dernière conversation... j'errais, en me demandant "Pourquoi ?" et en fait j'avais déjà deviné la réponse ! lol

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