mensonge

LETTRE OUVERTE

LETTRE OUVERTE A ALAIN

 

Tiens !? Aujourd’hui tu as décroché… Sans doute excédé. C’est vrai que j’avais mis le paquet… 39 de fièvre, réveillée sans raison à 4h du matin… Comme tu ne m’as pas vraiment ménagée (euphémisme), je n’ai moi non plus aucune raison de le faire à ton encontre, pas vrai ? Alors quand ça ne va pas, tu morfles… logique, non !? Et puis on était censé tout partager, non !?

 

Comme tu m’as mise au défi d’aller encore déverser mon fiel sur mon « blog à la con », et comme je n’aime pas contrarier les gens, j’utilise donc à nouveau ce blog pour finir la conversation que tu as un peu vite abrégée.

 

Enfin première discussion concrète qui a duré plus d’une minute ! Au bout de quatre mois : tout vient à point qui sait attendre ! Tout d’abord, il y a eu une avancée certaine ce matin… Au moins tu as avoué ne m’avoir rien dit lorsque tu as senti que tu ne m’aimais plus, juste par peur que je pète les plombs. Par lâcheté, quoi… C’est déjà mieux que ton hypocrite « je ne voulais pas te faire souffrir ». Par contre, impossible de te faire dire depuis quand tu « connais » ta nouvelle. Là-dessus, tu refuses de cracher le morceau… Est-ce donc si inavouable ? Cela me laisse imaginer le pire…

 

J’ai noté que mon blog était selon toi lamentable et bourré de mensonges… Je suis désolée mais tout ce que j’y ai écrit est vrai :

-          Tes scènes de jalousie, ou plutôt de possessivité : veux-tu que je demande à mes proches de venir témoigner dans les commentaires ?

-          Ton attitude de joli coeur sur webtarot depuis plusieurs années déjà : je crois que la conversation avec Supernana que j’ai recopiée sur ce blog est édifiante.

-          Ta grande aptitude à chater avec des jeunes femmes (de préférence en aparté) lorsque je t’ai connu… Faut-il que je retrouve les coordonnées de Marine de Mschat ?

-          Le début de notre relation : j’ai les CD que tu m’as gravés. Les phrases que tu utilises avec ta nouvelle sont les mêmes… Dois-je mettre en ligne tous nos chats, ceux-là mêmes où tu me disais être ton âme-sœur, ton égérie, ta tite fée, un miracle de la vie, etc ?

-          La rupture : tu ne vas quand même pas nier le mail que tu m’as envoyé du jour au lendemain ??? alors que le matin même tu me disais encore « je t’aime » par téléphone…

-          Ton silence qui a suivi…

 

Bref, je ne vais pas tout énumérer à nouveau… Dis-moi où il y a mensonge selon toi ? Lorsque je remets en doute la sincérité de tes sentiments ? Comment puis-je toujours y croire au regard de cette rupture que toi tu continues de juger normale. Si vraiment tu m’avais aimée, tu m’aurais quittée proprement et tu te serais inquiété de ce que j’allais devenir. Là, rien… Silence total, et surtout aucun respect pour moi lorsque tu t’affichais le jour même de notre rupture sur le net avec ta nouvelle ! Là aussi, je mens ?

 

Tu me dis qu’au début tu as éprouvé de la compassion pour moi, mais que là plus du tout… Ton silence était-il l’expression de cette compassion ? Tu savais parfaitement dans quel état je me trouvais par les messages que je te laissais, et ensuite par mon blog. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus et j’ai même failli faire n’importe quoi… Me laisser crever sans même un mail était-ce une marque de compassion ? Tes phrases assassines lorsqu’au bout de deux semaines tu as fini par décrocher (à peine une minute et l’air excédé) « j’aimais nos après-midis, mais je savais depuis longtemps qu’on ne pourrait rien construire ensemble » et surtout « avec un extasy dans le cornet ça le faisait » étaient-elles également des démonstrations compatissantes ? Utiliser les mêmes déclarations enflammées pour ta nouvelle, aux vues et au su de tout le monde, sous mes yeux pendant que je souffrais, également ? Me faire t’appeler un mois après dans un grand désir d’apaisement (le signal habituel pour que je t’appelle… pas question pour toi de dépenser une communication, hein !?) et commencé ton explication par l’annonce joyeuse de la rencontre de l’âme-sœur… Signe de compassion là aussi ? Tu oubliais un peu vite que tu m’avais répété la même chose pendant des années ! Et qu’un simple « comment vas-tu » aurait été de meilleur ton ! D’ailleurs au passage, j’aimerais bien savoir comment tu fais pour vivre comme ça des amours uniques à répétition…

 

Je ne voulais pas parler de ta femme par respect pour elle, mais puisque tu me parles de ta compassion… Le seul vrai appel que j’ai eu c’est le sien il y a trois semaines  « pendant que tu discutais sur l’ordinateur avec la nouvelle jeune femme » (dixit). Elle me sentait malheureuse et voulait me réconforter. Apparemment votre couple fonctionne comme ça… Depuis combien de temps ta femme savait-elle pour nous ? Alors que tu l’utilisais comme garde-fou… Tu avais soi-disant toujours peur qu’elle apprenne notre liaison ! Tu la sentais dépressive ! (Comment puis-je croire à ta sincérité après ça ? Explique-moi !!!).

 

Elle m’a affirmé que tu t’inquiétais pour moi (pas vu la couleur de ton inquiétude), que  j’étais certainement une femme brillante « pour avoir duré huit ans » (dixit) et que je devais donc penser à me reconstruire. L’explication qu’elle m’a donnée sur ton revirement est que tu es « sans cesse à la recherche de l’absolu, mais comme l’absolu n’existe pas »… Mon interprétation personnelle de cette phrase, c’est que tu es coutumier du fait ! Cette conversation a donc confirmé le double visage de toi que j’ai découvert à mes dépens… dont cette forme de donjuanisme (définition : Besoin pathologique de séduire. Ce comportement traduit généralement le besoin d'être rassuré : ces hommes doivent en permanence se convaincre qu'ils sont capables de susciter de l'intérêt, voire de l'amour, chez les femmes. En fait, ce n'est pas réellement les femmes qu'ils désirent séduire, c'est LA femme par excellence).

 

Tu comprendras donc que j’aie du mal à croire à cette compassion. Je penche plutôt pour une attitude de bon ton vis-à-vis de ton entourage pour éviter de passer pour un salaud… Tu devais être très très chagriné de la situation… mais de là à prendre ton téléphone ou même à m’envoyer un mail, non ! Je pouvais bien crever !

 

Bref, quelle que soit la compassion que tu dis m’avoir témoignée, j’ai bien noté que maintenant c’était fini et que mes messages intempestifs commençaient à bien faire… Simple curiosité : A quelle intensité estimais-tu la force de mes sentiments au bout de huit ans ? De quelle durée « normale » avais-tu prévu mon chagrin ? trois jours ? trois semaines ? trois mois ? Pour un « amour unique » est-ce suffisant ? Ah voilà, tu t’étais peut-être emporté un peu vite dans l’euphorie de notre rencontre au niveau de tes déclarations de miracle de la vie… sauf que ces mêmes déclarations ont quand même duré huit ans, jusque dans ton mail mensonger de rupture. Et des « Aies confiance en moi Isa » j’en ai eus jusqu’au bout… Alors ose me dire que tu ne m’as pas menti et que c’est moi qui mens dans mon blog !

 

Rassure-toi je ne veux plus de toi, j’ai simplement une grosse rage au fond de moi à m’être fait berner de la sorte, et une grosse envie de te mettre le nez dans ton caca (expression pas très jolie, mais qui te va bien) : malgré ton dédain pour cette catégorie de personnes, tu n’es qu’un dragueur du net quoi que tu en dises, sauf que toi c’est encore plus vicieux car tu fais durer les choses dans le temps ; une simple partie de jambes en l’air ne te suffit pas… il faut que tu sois sûr que la personne est totalement conquise, ensuite ça ne t’intéresse plus. Et puis j’ai envie de te faire partager ma dépression. Je ne vais tout de même pas être la seule à faire les frais de tes débordements maladifs !?

Un de tes arguments a été que tu ne m’appartenais pas et que tu étais libre… Je n’ai jamais prétendu le contraire. Je crois que tu te méprends. Ce n’est pas de m’avoir quittée que je te reproche, c’est la manière dont tu l’as fait. Il fallait me quitter avant d’en chercher une autre. Il ne fallait pas me mentir et me trahir comme tu l’as fait. Même si chacun est libre, au bout de huit ans tu avais tout de même un engagement moral vis-à-vis de moi : on ne joue pas avec les sentiments des gens. Tu n’es plus un teenager. A 55 ans, tu dois quand même bien savoir ce que tu dis quand tu prononces des « je t’aime » et des « as-tu déjà ressenti ça avant ? » d’un air extasié. Ah l’amour unique… liés pour l’éternité comme deux âmes-sœurs qui se sont longtemps cherchées… Ces phrases que tu aimes à utiliser avec n’importe laquelle correspondent à quoi en fait pour toi ? Des mots creux qui fonctionnent auprès des filles ? Et toi qui cherches sans cesse l’absolu, quel absolu peux-tu donc offrir puisque tu es déjà marié et que tu gères ta vie en « phases », en « étapes », auxquelles tu te prépares sans cesse à l’avance ? Des petits absolus instantanés et répétitifs ? Des petites excitations pour agrémenter ta vie d’homme marié ?

Selon ta femme, la phase séparation était en gestation depuis un moment… sauf que le problème c’est que moi je n’étais pas au courant de mon côté ! Toi, ta femme, et sans doute ta nouvelle, vous étiez tous au courant… sauf moi. Laisse-moi sourire quand tu me dis que rien n’était prémédité. Il y aura donc eu les années musique trance, puis les années Isabelle… et maintenant ce sont les années Flo. Sans cesse du renouveau dans ta vie, hein ? Tu zappes et tu passes à la suivante sans aucun scrupule, comme des pions quoi ! Sans jamais un regard en arrière. Est-ce que tu te souviens que j’avais employé cette formule il y a quelques années, lorsque tu t’étais pris de passion pour le tarot : « après les années Isabelle, les années tarot ? » ? Tu t’étais alors indigné. Tu n’étais pas comme ça, il fallait que je te fasse confiance. Par contre, toi tu avais du mal à me faire confiance et tu voyais d’un très mauvais œil que j’aille aussi jouer au tarot… Avec le recul, je me rends compte que tu avais surtout trouvé un nouveau vivier de femmes seules ou disponibles.

 

Je commence déjà à appartenir à tes « erreurs », comme ton écart d’il y a vingt ans… Tu ne te sens pas un peu seul au bout du compte à toujours agir ainsi ? Je te crois incapable d’amour. La seule personne que tu aimes c’est toi ! Tu n’as pourtant pas pu t’empêcher de me dire lors de notre conversation que c’était moi qui étais égoïste, car je ne me mettais pas à la place de ta femme, je ne cherchais pas à te comprendre et je ne me rendais pas compte des difficultés que tu traversais… Parce qu’il faudrait que je te plaigne en plus ??? Oh que j’imagine ce que tu racontes à ta nouvelle lorsque je te laisse des messages, et sur quel ton larmoyant et désespéré tu le fais ! C’est toi qui es à plaindre… comme tu l’étais avec moi, torturé par ta dualité (alors que ta femme savait). Et je comprends mieux les petites phrases sur certaines fiches de webtarot « Ne pleurs jamais sur quelqu’un qui n’est pas capable de pleurer sur toi » (parce que je mettrais ma main à couper que c’est ta nouvelle qui a écrit ça ! lol). Ce que tu m’as fait, c’est comme si tu m’avais jetée du haut d’une tour ! Sans me laisser aucune chance ! Tu étais pourtant la personne que j’aimais le plus au monde et en qui j’avais le plus confiance, bercée par tes beaux discours creux… Et il faudrait que je te plaigne après ta trahison lâche et la souffrance que tu m’as fait endurer dans la plus grande indifférence ?

 

Ah j’oubliais : si tout cela est arrivé "c’est un peu de ma faute, et il faut que je me remette en question". Tu sentais que tu ne pouvais rien m’apporter (ah bon ?). Moi de l’amour et de la sincérité, ça me suffisait. Mais avec le recul, effectivement même ça tu n’es pas capable de l’apporter à une femme. Et puis il paraît que je suis inactive depuis 2003 ? Tu as même insisté sur 2003 quand je t’ai dit non. Ta femme m’a donné cette raison également : mon inactivité… Tu me fais passer pour une clocharde ou quoi ? C’est ça que tu racontes à ta nouvelle ? Tu me décris comme une femme qui se laissait aller ?

 

Premièrement j’ai travaillé jusqu’en mars 2005 (dois-je mettre en ligne mon dernier bulletin de salaire ?). Ce départ a été négocié à ma demande, puisque selon toi je perdais mon temps dans cette entreprise qui m’exploitait. C’est sans doute un peu vrai, mais moi je m’éclatais bien dans ce boulot (et j’avais quand même un bon salaire si tu te souviens). J’ai donc préparé un dossier pour faire un Fongecif dans la foulée, pour un stage d’assistant réalisateur (je mens ?). Malheureusement mon dossier a été rejeté en commission, faute de budget.

 

J’ai ensuite préparé une validation des acquis lorsque j’ai vu que les places auxquelles je postulais exigeaient un niveau Bac + 5. Or je suis totalement autodidacte. J’ai bossé trois mois sur un mémoire, qu’apparemment tu as lu en diagonale, car si je me souviens bien tu m’avais dit à l’époque que ce n’était pas ton domaine, donc tu n’y comprenais pas grand-chose. Difficile d’échanger alors sur le sujet. (je mens aussi ?) Malheureusement, la personne qui  s’occupait de cette section à la Fac a eu la curieuse idée (même l’Anpe a trouvé ça curieux) de vouloir m’inscrire à des cours pendant un an avant que je présente mon dossier sous prétexte que j’étais totalement autodidacte. Comme je ne voulais pas perdre un an et que ce diplôme ne me servait que pour ma recherche d’emploi, j’ai refusé.

 

J’ai ensuite monté un projet de création d’entreprise pour ouvrir un salon de luminothérapie, et j’ai donc suivi un stage de création d’entreprise via l’anpe. (je mens encore ?) De mémoire, il n’était pas question de t’associer à ce projet (j’envisageais de faire des cabines de massage) pour éviter que ta femme découvre mon existence. Mais c’est vrai que c’était en 2007, et qu’apparemment tu te désintéressais déjà de moi à l’époque.

 

J’ai finalement décidé de devenir distributrice indépendante en mars 2008… Si je calcule bien, j’ai donc consacré trois années à étudier différents projets, tout en menant une recherche d’emploi d’ailleurs (ce que toi tu appelles « inactivité »). Après 25 ans de boulot non-stop, sélectionner les annonces et explorer d’autres voies te semblent donc si curieux ? Tu voulais pourtant justement que l’on développe quelque chose ensemble… M’as-tu fait des propositions ? Et cette année 2008 considères-tu aussi que j’ai été inactive ? Alors que j’allais distribuer ma publicité tous les jours, que j’avais des conférences téléphoniques trois fois par semaine, que j’appelais les gens jusqu’à 20h30… ? C’est effectivement depuis que l’on s’est moins appelé en journée et que l’on a espacé nos « entrevues » du samedi, car bien souvent je bossais le samedi. Alors est-ce parce que j’étais « inactive » comme tu dis, ou est-ce parce que j’étais moins disponible que tu as décidé unilatéralement de te détacher ?

 

Et toi ? Quel projet passionnant as-tu donc développé pendant ce temps ? Tu avais envisagé de devenir formateur, mais tu as bien vite laissé ça de côté. Tu envisageais les massages également, mais tu n’as jamais rien entrepris à ce sujet tant que j’étais avec toi. Je t’encourageais pourtant à demander un congé formation. Depuis huit ans que je te connais, tu parles de quitter ton job… Tu y es toujours… Lequel des deux est « inactif » et ne développe rien ? Ton sujet de discussion favori était pourtant de te plaindre de ton job et de raconter les petites histoires avec tes collègues…

 

Que racontes-tu donc sur moi et ma soi-disant inactivité ? Ne serait-il pas plus simple d’admettre tout bonnement que tu t’es lassé ? Que tu n’as pas su tenir tes promesses et beaux discours sur cet amour unique et éternel qui t’animait ? Pourquoi as-tu donc sorti de ta poche cette date de 2003 ? Est-ce donc là la fin de ta passion ? Remarque, des études disent que chimiquement une passion ne dure pas plus de deux ans… Cette date correspondrait donc bien pour quelqu’un comme toi qui a plutôt les neurones situés au niveau des gonades. Alors, partagé entre la peur de me faire souffrir et la peur que je pète un plomb, tu as continué à venir me sauter avec la même ardeur pendant des mois (voire des années). Quel courage et quelle abnégation !

 

Par contre, ce qui est sûr c’est que depuis que je te connais j’ai effectivement régressé au niveau relations sociales. Pas question que je continue à voir mes amis, et rien à faire pour que tu acceptes de les rencontrer non plus ! Quand à internet, tu as tout fait pour que je m’en écarte… J’étais une femme trop publique à ton goût ! (par contre, toi tu ne te prives de rien à ce niveau-là) C’est sûr, mes sujets de conversation se sont vite restreints à rester dans ma cage dorée.

 

Dans tes explications, tu me donnes également comme raison que « tu t’es libéré de ta vie il y a quelques mois »… Je ne comprends pas bien cette phrase… Rassure-moi ? Tu n’es pas rentré dans une secte, au moins ? Parce qu’entre moi qui dois me frapper la poitrine en répétant « c’est ma faute, ma très grande faute », ta nouvelle qui prend des pseudos genre « Déité », la phrase énigmatique que tu lui écrivais en décembre « Tout dépend si elle a la foi » (euh ? tu parlais de moi là ?)… Si les forces célestes s’en mêlent, on n’est pas sorti de l’auberge ! Il me semblait pourtant que tu fuyais tout ce qui avait trait à la religion. Alors te voir toi parler de foi, c’est à mourir de rire !… mais que ne serait-on pas prêt à faire pour séduire, hein !? Moi c’était le coup de la prédiction… Notre rencontre était écrite dans les astres… Tu te souviens ? Cette porte qu’on t’avait prédit s’ouvrir pour toi à la quarantaine ? Alors, la quarantaine, puis la cinquantaine… ce n’est plus une porte là, mais carrément une bouche de métro où tout le monde circule !

 

Je me trompe ou j’ai senti une pointe d’agacement dans ta voix lorsque tu m’as dit savoir que j’allais faire la folle en teuf ? C’est effectivement mon activité du moment, car là pour le coup je ne fais plus rien depuis le 9 décembre, à part dessiner… Tu croyais que j’allais porter le deuil ? Je me tape déjà une dépression, je peux quand même me distraire un peu pour en sortir, non ? Je sais que le noir affine, mais je crois qu’après avoir perdu 12 kg, je n’en ai pas vraiment besoin. (Au passage, je te signale que je ne prends rien et que j’apprécie d’autant plus.)

 

Quant à savoir pourquoi je suis restée huit ans avec toi puisque je dis maintenant que tu es si horrible, tout simplement parce que je suis naïve et que j’ai gobé tout ce que tu me disais. J’ai mis quinze jours à ouvrir les yeux. Et même ensuite, je me disais « ce n’est pas possible, ce n’est pas le même homme ». Comme on dit : l’amour est aveugle, hein !?

 

Voilà ce que je tenais à te dire. Je le fais par ce blog car je pense que tu n’écoutes pas mes messages. Je me fiche de savoir ce que tu penses de ce blog. Mes proches le trouvent touchant et courageux. Quant au fait qu’il n’y ait eu que neuf commentaires, comme tu me l’as fait remarquer, je ne vois pas pourquoi les gens s’attarderaient à laisser des messages. Ce blog n’est pas fait pour ça. Et si tu veux tout savoir, j’ai accès à la provenance des connexions et aux mots clefs de recherche : une grosse quantité de lecteurs sont des hommes qui posent la question « comment faire pour quitter ma femme ». Alors tu te doutes bien qu’ils ne vont pas chercher à prendre contact ! A tel point que j’ai parfois pensé à faire un billet sur ce sujet. Ce n’est pas que je tienne à ce qu’ils quittent leur femme, mais si ils y sont décidés, au moins qu’ils le fassent proprement. D’autres sont des égarés qui cherchaient la règle du jeu de la chasse au trésor (lol)… donc pas de raison non plus de s’attarder. Il y a une petite poignée qui vient de Webtarot aussi. Je pense qu’ils lisent ça sous forme de feuilleton. Pourquoi pas ? Ca ne me dérange pas. Et quelques femmes qui s’interrogent sur les hommes de 50 ans. Mais si cette question t’intéresse, je peux lancer un sondage si tu le souhaites ? J’en ai la possibilité. Après tout, peut-être que ce blog est utile pour d’autres femmes dans mon cas ?

 

Et que sont ces quelques billets au regard des huit années de "passion" que tu as eues pour moi ? Au regard de cet amour "unique" ? Ca te dérange donc tant que ça, "mon ange" ?

15/04/09

OFFICIELLEMENT... OFFICIEUSEMENT

OFFICIELLEMENT, OFFICIEUSEMENT

Officiellement, Alain fait partie des maris fidèles respectueux de leur épouse… Mais peut-on sérieusement parler de fidélité quand cette personne a déjà eu au moins deux maîtresses « officielles » ? Car en plus de moi, il avoue volontiers en avoir eu une autre il y a vingt ans, quand sa femme était enceinte (noblesse oblige !)… Un écart qu’il ne s’explique pas, mais un écart qui avait tout de même duré huit mois !

C’est sans doute selon le même phénomène que son « erreur » suivante (car je suis persuadée que c’est ce qu’il dira de notre liaison) a duré huit ans… bien qu’officiellement il me parlât d’amour unique et éternel jusqu’au bout… jusque dans son mail de rupture !

Officiellement, il a eu d’autres complicités sur internet. Selon lui, ce ne prêtait pas à conséquences puisque c’était purement cyber. Mais officieusement, il m’a justement quittée pour une cyber aventure… qu’il souhaite d’ailleurs ardemment devenir réelle. Par combien de fois a-t-il tenté sa chance ? Cette réponse-là ne sera bien sûr jamais officielle.

Et pourquoi donc reste-t-il malgré tout avec sa femme ? Peut-on parler de couple uni lorsque l’un s’éclate sur internet, à chatter des heures entières, pendant que l’autre regarde la télé ? Ce ne sont pas des échanges innocents, au hasard de l’emploi du temps, pour Alain. Il ne faut se consacrer qu’à lui, trois heures durant, chaque soir. Aucun autre intervenant ne pourrait se mêler à la conversation car il ne faut être rien qu’à lui… comme lui déclare n’être rien qu’à vous par la pensée. Ce sont des instants privés, intimes et appelés « magiques », qui vous coupent rapidement de vos habitudes et de votre entourage… C’est une liaison à part entière. Peut-on encore une fois parler d’amour entre lui et sa légitime ? Il affirme pourtant qu’il aime sa femme. Pour mon cas personnel, lorsque j’aime, Brad Pitt pourrait venir chanter la sérénade sous mes fenêtres que je n’y prêterais pas attention.

Peut-on seulement parler de respect lorsque l’on cumule cybers amours officieux et liaisons officielles, non seulement dans le temps, mais également simultanément ? Que penserait-il si sa femme lui faisait la même chose ? Je crois qu’il en ferait une crise cardiaque ! Car si Alain est officieusement volage, il n’en est pas moins officiellement jaloux et possessif ! En effet, tous ses mensonges ne l’empêchaient pas de me faire des scènes de jalousie dont j’ai déjà parlé plus haut. Il appelait ça des « crises de manque ».

A nos débuts, nous sortions beaucoup : restau, amis (les siens), cinéma, teufs. Et puis notre premier jour de l’an, je l’ai passé seule chez moi, et lui en famille… Personne sur l’ordinateur de toute la journée. Un peu déprimée, j’ai décidé d’aller à une « after » Trance dans Paris... juste une ou deux heures dans l’après-midi pour me rapprocher de lui par la pensée. Qu’est-ce que j’avais fait là !? Je l’avais trahi ! J’avais trahi la magie de nos teufs !

Une autre fois, un samedi soir, alors que je venais juste d’arriver chez des amis pour diner, il m’a téléphoné pour me dire qu’il s’était finalement libéré de sa femme et qu’il voulait me voir. Je lui manquais, il était désespéré de me savoir m’amuser loin de lui, je l’oubliais, il se sentait seul… J’ai marché ! J’ai prétexté des maux de ventre et je suis partie au beau milieu de l’apéritif. J’ai fait une heure de route dans le sens inverse pour simplement passer une petite heure à discuter avec Alain… juste en bas de chez lui ! Il était satisfait : j’avais cédé, je n’avais pas passé de soirée en dehors de lui, et il avait confirmation que j’étais bien sous sa coupe.

Quelques temps plus tard, j’avais emmené ma mère pour déjeuner chez son cousin. Les repas de famille sont souvent un peu longs chez nous. A 15h, nous étions encore à table lorsque mon téléphone a sonné. Alain n’était pas content car il n’avait pas de nouvelle de moi depuis midi !

Il y a eu également l’invitation de Fred, son ami DJ. Nous avions diner chez lui et il souhaitait aller à une teuf avec nous le week-end suivant. Mais cela tombait pendant les congés d’Alain qui avait prévu de partir en Vendée avec sa femme. Fred m’a donc proposé naturellement de l’accompagner avec ses amis. J’avais simplement répondu que j’allais y réfléchir... Au sortir du repas, j’ai eu droit à une scène ! C’est d’ailleurs la seule scène qui n'ait pas été téléphonique ou cyber. Alain ne comprenait pas que je n’aie pas décliné tout de suite et de moi-même l’invitation… Ce simple « peut-être » était à lui seul une traîtrise à son encontre ! C’est pourtant ce même Alain qui passait le plus clair de son temps avec sa femme, ce même Alain qui, de par ses aptitudes à aimer deux personnes à la fois, trompait effectivement deux personnes à la fois, et ce même Alain qui se vantait qu’on ne posât aucune question chez lui par respect de l’intimité de l'autre ! Officiellement Alain est très soucieux de la liberté de chacun… officieusement surtout de la sienne !

Au bout de quatre ans de liaison, il était encore capable de m’appeler toutes les cinq minutes au restaurant en hurlant et en m’insultant… parce que j’avais eu la fâcheuse idée d’inviter mon neveu pour son anniversaire à une soirée diner plus cinéma. Le jour même, Alain avait décidé de me voir ! Les choses sont allées très mal quand je lui ai dit qu’il m’était impossible de décommander à la dernière minute. Dans ces cas-là, lorsque je lui tenais tête, son mot favori était « salope ». (Suis un peu bête moi aussi d’avoir accepté cela !)… l’expression de sa détresse selon lui. Ira-t-il jusqu’à insulter sa Déité ? (Quel pseudo ! Ce ne doit pas être la modestie qui l’étouffe)… Commettra-t-il ce suprême sacrilège ?

Curieusement, nous n’avons jamais eu d’anicroche lorsque nous étions ensemble physiquement, hors mis suite au dîner chez Fred. Avait-il peur de gâcher nos séances de galipettes !?

Cela a continué comme ça pendant des années, puis il s’est un peu calmé. Déjà parce que je ne sortais plus, et puis parce qu’il a décidé brusquement de se guérir car il en devenait fou… Ca coïncide d’ailleurs avec son soudain engouement pour le tarot en 2005. Cependant, il était toujours aussi vigilent sur mes possibles affinités sur internet.

Comment, dans ces conditions, imaginer qu’il me ferait ce coup-là huit ans après ? Comment imaginer qu’il semble trouver son attitude des plus normales : « Il ne savait pas comment me le dire car il avait peur de me faire souffrir ». Alors il commence par me tromper sans scrupule, entretient le mensonge jusqu’au bout, et me quitte du jour au lendemain. Croît-il réellement que c’est moins douloureux ? Des coups à se foutre en l’air oui ! (Peut-être est-ce ce qu’il attendait… un suicide pour ses beaux yeux ? Cela aurait complété sa panoplie du sérial-lover). Et est-ce également pour que je souffre moins qu’il n’a jamais daigné prendre de mes nouvelles depuis ? Qu’il n’a jamais même pris la peine de me donner une explication claire, au moins par mail s’il avait peur d’un affrontement direct ? Officiellement Alain est un homme qui sait prendre ses responsabilités… mais officieusement je n’ai jamais vu une telle lâcheté de la part d’un homme digne de ce nom !

Officiellement la femme d’Alain est dépressive. (A l’entendre, elle était au plus mal et il devait absolument se rapprocher d’elle). Officieusement, Monsieur continue tout de même ses agissements sur le net : petits tarots du matin et du soir, assortis de cyber conversations (très officieuses puisqu’il est officiellement censé jouer aux cartes), doublés de petites conférences  dites « musicales » avec sa nouvelle sur un autre site… Il affirme pourtant qu’il travaille sur des projets professionnels en vue d’une future reconversion, et qu’il fait également tout le ménage chez lui pour soulager sa femme tant souffreteuse. Comment trouve-t-il le temps ?... A moins qu’il ne se contente de débarrasser la table le soir pour se donner bonne conscience !?

Comment peut-il faire aussi peu de cas de sa femme ? Sans doute de la même manière qu’il fait peu de cas de ses maîtresses… Il est vrai qu’officiellement sa femme a souvent la migraine et qu’il ne se passe pas grand-chose sexuellement dans son couple, selon ses dires. Connaissant l’appétit d’Alain sur ce point, je devine la teneur des cybers entretiens avec sa nouvelle. Aujourd’hui c’était justement mardi et sa femme travaillait, alors que lui non cet après-midi. Il a donc eu tout loisir de s’adonner à son activité préférée… mais ce ne sont là que sources et supputations officieuses. Toujours est-il qu’il  a probablement conservé le même jour pour ses ébats extraconjugaux… la partenaire et le mode changent… Ah internet, quand tu nous tiens !

L’imaginaire lié au cyber semble d’ailleurs considérablement exciter sa nouvelle. Officiellement elle est pourtant mariée et mère de famille. Elle a affiché ce soir, sur sa page internet « La patience met à l’épreuve la Ferveur… elle maintient et affine le désir »… Tout un programme ! Tandis que lui a laissé naïvement sa phrase « bientôt nos rêves deviendront réalité ». Je la crois aussi tordue que lui, peut-être même plus. Elle tient une prise et joue avec… comme un chat avec une souris. Lequel a donc attrapé l’autre ? Oui je pense qu’elle est calculatrice. Certaines femmes conseillent de se faire désirer, comme par exemple en ne décrochant pas le téléphone quand l’amoureux appelle, ou en déclinant un rendez-vous sous prétexte d’être déjà prise ailleurs, même si ce n’est pas vrai… J’ai toujours trouvé ça grotesque et digne de la cour d’école. Ferait-elle partie de cette catégorie de femmes ? Ou bien hésiterait-elle à s’investir ? Peut-être a-t-elle cerné le personnage et ne souhaite-t-elle que s’amuser quelques temps…

Les rôles se sont inversés. C’est maintenant lui qui est devenu en position d’attente. Moi j’attendais derrière l’écran ou le téléphone. J’avais des scrupules vis-à-vis de sa femme et ne souhaitait pas détruire un couple… Pour sûre, ma candeur a dû le lasser à force. Elle, elle le titille et joue à « cours après moi que je t’attrape ». Je la sens assez bien comme ça.

C’est quelque chose que j’avais déjà senti chez elle il y a quelques jours. Alors que j’avais parlé sur mon blog d’une chanson de Neil Young partagée anciennement avec Alain, elle s’était empressée de lui signaler, toujours publiquement sur sa page, qu’elle réécoutait cette chanson avec plaisir… et sa phrase du jour était visiblement à mon attention, des paroles d’une chanson disant en gros que la roue tournait et qu’on ne pouvait jamais revenir en arrière. Manière de bien me faire comprendre qu’elle était dans la place. Mais ça, je l’avais bien compris toute seule. Et manière de me narguer aussi. Mais ce n’est pas qu’elle soit avec ce c… qui me gêne. Libre à elle de se contenter des miettes. C’est pour le comportement qu’il a eu que je lui en veux, pour ces huit années de mensonge.

Là où ça me satisfait, c’est que je la crois incapable de lui donner ce que je lui ai offert… à commencer par l’honnêteté et la sincérité de mes sentiments. Pas de faux-semblant, pas de calcul, ni de tergiversation à osciller entre deux personnes, à n’appartenir au deuxième qu’à heures fixes, lorsque l’on a réglé les problèmes domestiques de sa vie officielle avec le premier. (Je sais de quoi je parle car j’ai accepté ça de la part d’Alain pendant huit ans). Finalement, c’est peut-être tout bonnement elle ma vengeance !?

Je m’interroge sur ces gens qui fomentent et vivent dans le mensonge avec une jubilation certaine. Lorsque son couple bat de l’aile, ne devrait-on pas commencer par quitter son conjoint, et seulement après, démarrer autre chose ? D’où leur viennent ces déviances ? N’est-ce que l’adoration de la chose cachée leur véritable moteur ? La satisfaction perverse de « rouler » l’autre ? N’est-ce qu’un désir d’érotisme bon marché et non imaginatif ? Peut-on là encore parler d’amour ?

Cela me fait penser à une collègue de travail qui prenait amant sur amant car elle n’était pas heureuse dans son couple. Elle a déclaré un beau jour ne pas pouvoir quitter son mari car, seule, elle ne pourrait pas payer le crédit de sa voiture. Et bien sûr il était hors de question qu’elle se séparât de son véhicule tout rutilant. Elle attendait donc d’avoir trouvé un remplaçant avant de divorcer. Quelles sont donc ces demi-mesures et ces compromis de bas étages ? Non ces gens-là ne savent pas ce que veut dire le mot « aimer »… Ils aiment comme on aime le jambon ou la confiture. Ils aiment en consommateurs.

Officiellement Alain ne quittera jamais sa femme… mais officieusement je crois que cette fois il va laisser femme et enfants. Une seule chose peut-être pourrait l’en empêcher, c’est que maisons et argent sont au nom de Madame. Mais si l’on tient compte qu’il a sans cesse besoin de nouvelles expériences, qu’il décide soudain refaire sa vie est fort probable. Après tout, il a déjà connu à plusieurs reprises les joies de la liaison adultérine, cela n’a donc plus rien d’excitant pour lui. Se donner un nouveau départ pourrait être un challenge qui le séduise. Un homme en proie au démon de midi est généralement stupide. L’âge aidant, la peur de vieillir… et comme Alain est officiellement sensible, mais officieusement égocentrique profond, les trente années passées avec sa femme risquent de ne plus faire le poids…

D’ailleurs, je suis sûre que s’il lit ce blog, c’est officiellement lui qui souffre de ma méchanceté à étaler sa vie en place publique… Le mal qu’il m’a fait est bien entendu purement officieux et passe automatiquement aux oubliettes.

Mais j’avoue que leurs sordides manigances officiellement ne me concernent plus… et officieusement elles commencent effectivement à me lasser. Vivement que j’aie terminé ce blog !

27/01/09

ME REVOILA !

J'ai finalement décidé de poursuivre ce blog. J'ai écrit quelques pages, il y a quelques jours, et je les publie ci-dessous car même si je vais un peu mieux... Ce n'est pas encore vraiment ça.

Je remange un peu, mais pas suffisament apparemment (62,5 kg). Positivons ! J'ai récupéré mon poids d'il y a 25 ans !

SUITE DU BLOG  (13/01/09)

Ce matin, je me suis réveillée à 6h30… Mes premières pensées étaient déjà dès le réveil axées sur mes « petits problèmes », sur cette indigestion de trahison, et surtout sur comment j’allais me sortir de tout ça. Heureusement, cela fait déjà 72h où j’arrive à dormir la nuit. De manière un peu bizarre, mais je dors quand même, par plages… Souvent de 20h à 23h, puis de 1h à 4h, et je me rendors ensuite jusqu’à 6 ou 7h. Moi qui ai pourtant d’ordinaire un sommeil de plomb ! Cela est de bon présage pour essayer d’avoir à nouveau des journées « normales ».

Avant-hier j’ai écrit une chanson. J’avais envie de créer. Bien entendu, je suis bien vite revenue à mes anciens démons au travers du sujet évoqué…

EXISTE-T-IL ?

Tu m’as quittée pour une autre sans prévenir,

Laissant un vide où je suis prête à trébucher.

Tu as détruit le moindre de mes souvenirs

Auxquels je ne peux même plus me raccrocher.

 

Et qui voudra de moi, avec mon cœur en miettes ?

Qui recollera ses morceaux éparpillés,

Dispersés loin comme des cendres d’allumettes ?

Qui me voudra, quand tant d’amour j’ai gaspillé ?

 

[Refrain :

Existe-t-il pour moi quelqu’un quelque part ?

Pour qu’il vienne, faut-il que je dorme cent ans ?

Est-c’ la peine d’attendre ? Il est déjà si tard…

Existe-t-il au moins cet amour que j’attends ?

Suis-je encore capable de le reconnaître ?

Puisqu’on m’a tout repris, jusqu’à la moindre larme…

Existe-il en moi la force de renaître ?

Comment me débattre dépouillée de mes armes ?]

 

Qui peut vouloir d’un amour de seconde main ?

D’une âme perdue dans ses chagrins et regrets,

N’ayant que pour espoir que la peur du demain ?

Qui effacera ma douleur à tout jamais ?

 

Qui saura combler l’immensité de ce gouffre

Si froid, si sombre, qu’il me donne le vertige ?

Y aura-t-il quelqu’un pour voir combien je souffre,

Pour m’apprendre à bâtir sur ces tristes vestiges ?

[Refrain] 

Et comment puis-je comprendre ton abandon,

Si soudain que je ne peux en faire le deuil ?

Je t’ai donné mon âme jusqu’à déraison,

Existe-t-il quelqu’un qui malgré tout me veuille ?

 

Qui peut bien vouloir, sans risquer d’être déçu,

D’un coeur où il gèle en dedans comme dehors ?

Qui peut donc aimer celle qui ne s’aime plus ?

Qui voudra de celle que le vide dévore ?

 

[Refrain] 

Point positif en relisant : il semble que je me lamente un peu moins sur le passé pour me tourner un peu plus vers le futur… Même si les idées sont encore bien noires.  

Du coup, hier, j’ai déblayé tout ce qu’il y avait sur le piano (bibelots, papiers à classer … que j’ai posés parterre) pour essayer de trouver une mélodie. Pas facile sur des alexandrins. Pas facile non plus quand je ne sais pas jouer de piano. Je pianotais depuis l’âge de 14 ans, essayant de trouver toute seule de « jolies notes », et ce, de manière épisodique, suivant mon emploi du temps plus ou moins chargé. Mais j’ai arrêté d’en jouer depuis 8 ans. Force est de constater que j’ai arrêté d’en jouer à chaque fois que j’étais en couple d’ailleurs. Je suis même incapable de rejouer mes quelques rares anciens morceaux. Cela m’a un peu assombrie. Je ne pense pas poursuivre cette chanson que je trouve maintenant un peu niaise et surfaite, même si elle traduit pourtant mon état d’esprit actuel. Elle m’aura au moins permis, comme tout ce que j’écris en ce moment, d’apaiser un peu, pour quelques heures, ce mal-être persistant.

Ce matin par contre, je suis restée au lit près de 3h, engluée dans mes réflexions. C’est pour ça que je reprends l’écriture de cette histoire, même si je ne pense pas publier sur mon blog ces passages. Il va être difficile de retranscrire tout ce que à quoi j’ai pensé, parce que déjà une idée en chasse une autre, mais aussi parce que ces réflexions remuent pas mal à l’intérieur.

Il y a encore eu ce couplet sur comment comprendre ce qui s’était passé, comment comprendre cette séparation si soudaine et si cruelle… J’ai pourtant refait l’histoire. Mais n’avoir aucune réponse claire de la part de l’autre est insupportable. Sans doute un faible espoir, qui reste enfoui profondément en moi et que je n’arrive pas à dénicher, d’obtenir enfin la preuve que j’ai quand même un peu compté pour quelque chose, que cette histoire n’a pas été que du temps de perdu, que je ne me suis pas trompée à un tel point… Pourtant les faits sont là. Et il faudra bien que je chasse ce faux espoir au plus vite si je veux me reconstruire, que je coupe tout lien avec ce passé désastreux. Je dois regarder la réalité en face, celle d’avoir été le jouet d’un manipulateur, inconscient de sa perversité, ou conscient je n’en sais rien, qui ne vit qu’au travers de ses fantasmes.

Une chose curieuse qui m’est revenue en mémoire, est qu’il m’avait dit un soir, au début de nos chats : « L’idéal serait que tu te trouves un homme ». Nous n’en étions pourtant qu’à la phase d’émerveillement de notre rencontre sur le net. Des discussions, sans plus, auxquelles nous commencions à être accro il est vrai. Il n’était pas encore question officiellement d’amour, j’étais simplement son égérie. Nous avions souvent tendance à employer les mêmes mots, à avoir les mêmes idées au même moment, à terminer les phrases de l’autre… Enfin, était-ce vrai, ou tout ceci n’appartenait-il qu’à une légende que nous aimions à croire ? Il aimait à le souligner en tout cas lorsque cela se produisait. J’avais trouvé cette réflexion des plus surprenantes, car si je me « trouvais un homme » comme il disait, il était clair pour moi que je ne perdrais plus mon temps sur internet. Nos discussions auraient été vite abandonnées. Ces échanges je les aurais eus avec mon « nouvel homme » dans la vie bien réelle. Cette phrase aurait dû me faire réfléchir sur la nature même des relations qu’il recherchait.

Beaucoup de choses auraient dû me faire réfléchir, et je ne l’ai pas fait. Alors parfois, dans mes longues réflexions, je me demande comment cette situation a pu arriver… Qui a plus vécu dans son imaginaire de nous deux ? Qui a le plus pêché l’autre ? Je pense que ma sincérité me met hors de cause et que l’on ne peut pas me reprocher ma trop grande candeur. Au départ, j’ai chatté avec lui sans arrière-pensée. Un homme marié, père de famille, qui clamait venir se détendre de temps en temps sur internet, m’a plutôt inspiré confiance. Je ne voyais aucun mal à échanger des considérations sur des voyages et des goûts musicaux. Cela me paraissait sans danger.

Et puis, au bout d’une semaine que je le connaissais, je suis partie en week-end chez Coca, une amie suisse qui fréquentait le même site. Elle me taquinait d’ailleurs au sujet d’Alain : « Alors ? Tu as un cyber-amoureux ? ». Je m’en défendais bien : « Mais non, c’est un homme marié, on ne fait que parler musique ». Chaque soir, il changeait de pseudo, et cela étonnait Coca. Elle ne le reconnaissait uniquement que parce qu’il parlait avec moi pendant plus d’une heure. Je devais donc partager mon temps entre Alain, Coca et les quelques autres internautes que je connaissais. Coca s’en amusait plutôt au début. Dès le premier soir à Lausanne, Coca est passée quelques instants sur le site, car elle y était modérateur, et elle est venue soudain me dire « Il y a ton cyber-amoureux qui te cherche partout ». Je m’en suis étonnée car il savait très bien que j’étais absente tout le week-end. Je suis donc allée lui parler quelques instants. Il s’inquiétait pour moi. Il s’inquiétait de savoir si mon voyage s’était bien passé, et je lui manquais déjà… Nous n’avions pourtant à notre actif que trois ou quatre chats à ce moment-là. Cela m’avait un peu surprise. Mais là encore, pas suffisamment malheureusement.

A mon retour en France, nous avons intensifié nos chats du soir. Ils sont bien vite devenus quotidiens et duraient le plus souvent de 22h à parfois près de 2h du matin. Lorsqu’il ne travaillait pas (puisqu’il a des plannings variables), je restais connectée en journée sur l’ordinateur du bureau, au cas où il passerait sur ICQ. Et il passait, fréquemment, quelques minutes, pour me faire des petits « coucou », pour me demander comment se passait ma journée, ce que je faisais. Coca a commencé à me mettre en garde, tout cela ne lui paraissait pas aussi innocent que cela. Et Coca est donc devenue une femme sans profondeur et peu intéressante pour moi selon lui. J’ai donc délaissé Coca au bout de plusieurs semaines, au profit d’Alain. C’est là je pense ma plus grosse erreur. Nous avons vite fonctionné en circuit fermé et je me coupais de plus en plus des autres, même de mes amis de la vie réelle. Technique classique d’enfermement.  Suite à quoi j’ai laissé l’imaginaire prendre le dessus.

Je me suis prise à imaginer qu’il n’était pas marié. Comment expliquer sinon qu’un homme marié puisse passer entre trois et quatre heures chaque soir derrière son ordinateur, week-ends inclus ? J’ai même envisagé qu’il soit handicapé et qu’il n’osât me le dire, prenant pour excuse une soi-disant épouse pour ne pas nous rencontrer dans le réel. Sans même l’avoir vu, j’étais en train de tomber amoureuse.

Ensuite, il y a eu l’épisode du téléphone. Curieusement, alors que tout le monde avait des portables dans sa famille, il n’en voulait pas et n’en avait donc pas… selon lui. Puis soudainement, sa femme lui en a offert un. Avec le recul, je crois bien qu’il a plutôt hésité à me communiquer son numéro. Avant même de s’être rencontrés, en plus de nos chats quotidiens, nous nous sommes donc mis à nous téléphoner plusieurs fois par jour. Il m’appelait le soir aussi, en se planquant dans la salle de bain, juste pour entendre le son de ma voix avant d’aller dormir. On ne se disait pas grand-chose, surtout beaucoup de « hummm » avec des sourires extatiques qui s’entendaient presque dans le combiné.  Ces « hummm », ils me les écrivaient si souvent aussi…

Puis il y a eu la Vendée. Je l’y rejoignais pendant les congés d’été. Mais lui y allait pas loin d’une semaine tous les deux mois. Il m’était impossible de l’y suivre aussi fréquemment. Je m’y rendais en général une semaine en mai et deux à trois semaines en août. Lorsque je ne pouvais l’accompagner, il sortait tous les soirs, sous prétexte d’une promenade digestive, pour m’appeler. Nous restions une heure au téléphone, qu’il vente ou qu’il pleuve. A chaque fois je lui manquais et il déprimait. A l’entendre, il était même incapable de profiter de ses vacances.

Comment devant une telle dévotion de sa part, aurais-je pu résister à ses histoires d’amour exceptionnel et de communion d’esprits, ses histoires d’être faits l’un pour l’autre et de la magie à s’être enfin trouvés ? Il m’avait fait suffisamment parler pour en connaître assez sur ma conception de l’amour… et j’ai alors cru ce que j’avais envie de croire. Ma responsabilité est là. A ma décharge, ses dires et son comportement étaient bien réels eux, simplement dénués de sincérité. Comment ne pas se laisser abuser alors ? J’ai vraiment dû être une proie facile !

Pour en revenir aux appels téléphoniques, il faudra que sa nouvelle sache qu’Alain est réglé comme du papier à musique. Il y a l’appel de 9h, lorsqu’il sort de chez lui pour aller prendre son train, il y a l’appel de 13h lorsqu’il sort pour déjeuner, celui de 14h15 lorsqu’il reprend le travail (entre, il vaut mieux éviter d’appeler car il fait une petite sieste de 13h30 à 14h15) et puis l’appel du soir vers 20h30 lorsqu’il arrive en bas de chez lui. Ce sont les quatre appels principaux. Au début, il y en a un peu plus, des « petites surprises » suivant son activité au travail, à peu près toutes les deux heures en fait. Et pour que ça n’apparaisse pas sur sa facture, à cause de sa femme, il laisse sonner deux coups et il faut le rappeler. On est totalement à sa disposition. C’est d’ailleurs à ce titre que, malgré la séparation, malgré le désespoir où je me trouvais, Monsieur a procédé de la même manière lors de son dernier et unique appel  « pour m’apaiser », la semaine dernière… Il a laissé sonner deux coups ! Ah ça, même dans les pires circonstances, il ne perd pas le nord ! Il fait déjà l’effort de tenter de « m’apaiser », il ne va tout de même pas payer la communication ! Je n’ai pas rappelé ce monstre, bien entendu. J’ai attendu qu’il relaisse sonner et j’ai décroché bien vite avant qu’il ne raccroche… On s’amuse comme on peut ! Et là, j’ai entendu « Rappelle-moi s’il te plaît » et hop raccroché. Bon c’est vrai, la seconde fois la curiosité l’a emporté et j’ai rappelé, tout ça pour apprendre qu’au bout d’un mois quasiment sans nouvelle, il se décidait à me faire cette faveur de vouloir « m’apaiser » ! Comme par hasard, juste après la publication de menaces sur mon blog !

Un détail me revient maintenant à l’esprit. Il devait partir en Vendée l’avant-dernière semaine de novembre, et deux jours avant il m’a dit avoir perdu son téléphone portable. Dès qu’il en a eu un autre, son numéro d’appel est soudain devenu caché et il ne savait pas comment modifier cela… Je crois maintenant que son portable n’a pas été perdu mais que c’était un prétexte pour cacher son numéro, sa nouvelle étant mariée. En effet, un portable neuf présente le numéro en option standard, et il faut justement faire une manipulation pour ne plus l’afficher. Les deux tourtereaux s’appelaient donc déjà mi-novembre. On ne me fera pas croire qu’il ne l’a connue qu’un mois avant notre séparation !

Pourtant, durant cette semaine de congés en novembre, il m’a appelée et il m’a envoyé des SMS ! C’est vrai, moins assidûment et moins longuement que d’habitude, mais les circonstances s’y prêtaient moins aussi. Il était seul avec sa femme là-bas, et le froid faisait qu’il lui était difficile de prétexter une promenade. Sa femme déprimait selon lui, et sortait moins également. J’étais moi-même occupée par mon nouveau travail. Il m’a tout de même envoyé des photos de vacances, comme il le faisait toujours, des couchers de soleil surtout. Je pense qu’il envoyait les mêmes à l’autre. Et puis un soir, contre toute attente, il s’est connecté sur hotmail : des mots d’amour… je lui manquais. Deux semaines avant notre séparation !

J’étais contente, car à cette époque de l’année il est difficile de trouver un bar ouvert qui ait une connexion internet. A y bien réfléchir, il est clair que c’était encore ce phénomène de perversité : vivre cette triplicité devait l’exciter. Il avait dû contacter sa nouvelle juste avant moi et était tout content de me faire partager à sa manière la joie de sa forfaiture. Ce soir-là, il avait d’ailleurs été interrompu quelques instants, où je m’étais demandée pourquoi il ne répondait soudain plus. Il m’a ensuite dit qu’il venait d’avoir un problème avec un client saoul. Cette personne lui aurait dit quelque chose qui ne lui avait pas plu. Selon moi, il s’agissait plutôt d’un client qui avait dû voir par-dessus son épaule qu’Alain faisait les mêmes déclarations à deux femmes différentes. Une réflexion grivoise avait dû fuser dans le bar. Ce ne sont que des supputations, mais je crois que je ne suis pas loin de la vérité. Effectivement, si tel est le cas, cette réflexion n’avait pas dû plaire du tout à cet être qui se croit irréprochable, et certainement très fier de ses manigances !

Il y a quelques jours, j’ai parcouru les statistiques de fréquentation du site de tarot. Alain a joué beaucoup moins de parties au second semestre 2008, quelque soit le pseudo qu’il utilisait. Quant à sa nouvelle fiche sous le nom de Mindy, elle existe depuis janvier 2008. Sans commentaire. La fiche de Déité a été créée le 12 novembre 2008, et cette personne n’a jamais joué aucune partie. Elle a donc bien fait une nouvelle inscription uniquement pour chatter en toute discrétion, mais les liens s’étaient bel et bien déjà tissés auparavant. En effet, j’imagine mal quelqu’un arriver sur ce site et s’enfermer dès le premier soir avec un inconnu sur une table pour « discuter » ! Depuis combien de temps m’a-t-il menti ? Depuis combien de temps jubilait-il à mener une vie de père de famille, tout en me gardant sous sa coupe et en me voyant une à deux fois par semaine pour faire l’amour… et tout en draguant dans le même temps, sur le net le soir, pour laisser libre-court à de nouveaux fantasmes ? Le pire est qu’il finit lui-même par croire à ses propres mensonges.

Autre découverte attérante : sur son profil de Myspace, il se déclare célibataire ! Et cela depuis plus d’un an puisqu’il ne s’est pas connecté sur ce compte depuis janvier 2008. La chasse était donc déjà ouverte !

Une chose est sûre, c’est que cet homme-là a compartimenté toute sa vie en multiples cases. Tout est rangé, organisé et réfléchi. Il bâtit des stratégies et se ménage toujours des portes de sortie. Il était d’ailleurs comme ça dans son travail, offrant un visage humble par devant, et œuvrant par derrière, passant par des amitiés extérieures ou supérieures. Toujours aussi gourde, je croyais à l’époque que tout le monde était méchant avec lui et qu’il était normal qu’il se défende. Il était également pareil en amitié, des complicités soudaines puis des désenchantements tout aussi subits. En général, il s’estimait avoir été trahi, pas assez reconnu pour sa juste valeur. Il a construit sa vie de la même manière. Lorsqu’il se racontait, c’était toujours en termes de « périodes ». Il vivait une tranche de vie, puis il fermait la porte pour passer à une autre. C’était comme si il parlait d’une construction longuement réfléchie. Il prenait les plaisirs de la vie, sans rien donner en échange, puis il jetait, répondant à une étrange planification que lui seul connaissait, et quel qu’en soit le coût pour les autres. Cela fait montre d’un égocentrisme forcené, voir même d’égoïsme. Et je fais malheureusement partie intégrante de ce mécanisme… Il y a eu les années Trance, comme il y a eu les années Isabelle ! Je n’ai donc été pour lui qu’un objet de plaisir ou de divertissement dans sa longue construction personnelle, et je deviendrai vraisemblablement rapidement une erreur de parcours à qui voudra l’entendre.

J’ai donc repensé à tout cela ce matin dans mon lit et j’ai cherché à savoir pourquoi j’avais plongé aussi facilement, et pourquoi aussi, ayant maintenant ouvert les yeux, je continue à éprouver un tel manque. Mon cheminement de pensée m’a très vite orienté sur le décès de mon père. Cela a réveillé une douleur en moi, et je m’aperçois qu’il m’a fallu écrire je ne sais combien de pages avant d’arriver à ce point… qui a pourtant été l’objet principal de ma réflexion de ce matin ! Je pense avoir touché un point crucial. Et je prends encore prétexte de la nuit tombée pour ne pas aborder encore ce thème. Je le ferai demain matin, car j’ai déjà écrit la journée entière. Toujours est-il que j’ai recommencé à prendre mon traitement aujourd’hui, après près de cinq semaines, que j’ai commencé à déblayer quelques détritus de chez moi (mais il en reste encore pas mal !), et que je me sens plus sereine ce soir.

Je ne veux pas que la dépression s’installe, et elle ne s’installera pas. Je dois absolument finir ce travail au plus vite !

SOUFFRE EN SILENCE ET FAIS PAS SUER !

Merci Alain pour cet appel d'hier matin, qui m'éclaire un peu plus...

En résumé, cela te perturbe dans ta nouvelle relation que je me connecte sur Webtarot et que je tienne ce blog... car c'est apparemment le seul endroit où vous pouvez vous "rencontrer". C'est la seule chose qui t'intéresse... Savoir comment je vais, ça c'est du passé !

En plus, je m'avilis en tenant ce blog et tu regrettes que je ne sois pas digne dans la souffrance (dixit) !

La dignité, ça te va bien d'en parler... Moi je n'ai plus rien à perdre. Je me confie sur ce blog avec sincérité... Des sortes de SOS que j'envoie, alors que je sais très bien que seulement 3 pouilleux et 1 tondu liront mes messages. J'ai besoin d'écrire ce que je ressens et de t'exorciser. Je tombe, je tombe, dans un gouffre froid et noir, et j'ai besoin de me raccrocher à quelquechose.

Je ne sais pas jusqu'où je tomberai... Je n'en sais rien. Peut-être que lorsque j'aurai touché le fond je pourrai donner un coup de pied pour remonter... ou peut-être pas... Mais je sens bien qu'il faut que je continue cette descente pour détruire la part de toi qui reste en moi. Je suis malheureusement obligée de me détruire en même temps.

Tiens, tu veux savoir ce que j'ai mangé cette semaine ? C'est simple : la moitié d'une cuisse de poulet lundi, que je n'ai pas pu finir, j'ai picoré un peu au Réveillon de Noël, et hier j'ai pris un bout de poisson avec 3 frites, pour faire plaisir à ma mère. Je n'ai rien mangé d'autre de la semaine, pas même de substitut de repas car j'ai de moins en moins faim. Je suis tombée à 64 kg... pour 1m76, je ne vais pas tarder à devenir mannequin, moi ! 7kg en 3 semaines, ce n'est pas mal, non ? Je ne prends plus mes médicaments, pas même ceux pour la thyroïde. Aujourd'hui j'ai eu une poussée de fièvre. Je ne bosse plus depuis 3 semaines, je n'appelle plus les clients, je ne décroche plus le téléphone... Je ne pense pas que je pourrai maintenant redémarrer cette activité. Je n'ouvre plus mon courrier. Il y a chez moi des tas de papiers et de mégots qui s'accumulent... Voilà ton oeuvre Alain. Je ne dis pas ça pour me faire plaindre, ou pour te récupérer, car je crois bien que tu ne liras même pas ce billet. J'écris ça pour me souvenir de cette passion dévorante qui est soudainement devenue à sens unique, et surtout, basée sur le mensonge. J'écris ça pour me souvenir du mal que tu m'as fait sans même t'inquièter, et du manque de respect dont tu m'as témoigné... moi ta soi-disant petite fée. J'écris ça pour briser le mythe et casser l'idéal que j'avais projeté sur toi. Si d'autres lisent, tant pis. Ils verront simplement une nana anonyme qui délire derrière son ordinateur.

Alors tu vois, tes problèmes de connexion avec ta copine, et de dignité... tu devines où je me les mets !

Tu m'as aussi dit que cela faisait plusieurs mois que tu t'étais détaché de moi (ou plusieurs années ???)... La semaine dernière c'était il y a un mois... Comment as-tu pu être aussi hypocrite durant tout ce temps ? Tu devais bien rire de moi quand je te disais que mon projet était d'aller m'installer en Vendée, pour être près de toi à ta retraite !!! Comment pouvais-tu me dire des mots d'amour ? Comment pouvais-tu me faire l'amour !!! Ah oui, j'oubliais... Tu m'as effectivement dit que tu aimais nos après-midis, mais que c'est en me quittant le soir que tu réalisais qu'on ne pouvait rien construire ensemble. Bref, en clair, tu venais tirer ton coup quoi ! Tu as même sali nos dernières teufs, en me disant hier matin qu'elles ne correspondaient à rien, qu'avec un extasy dans le cornet ça le faisait !!! Comment peux-tu être aussi immonde !? Pourquoi m'as-tu présentée à tes amis ? Pour bien montrer qu'à 54 ans et avec ton 1,62m tu étais capable de sortir une grande fille d'1m76 ? C'est ça qui te faisait kiffer ??? Ca me rappelle notre dernier samedi, trois jours avant notre séparation, lorsque je suis allée avec toi choisir le cadeau de Noël de ta femme... Tu as fait le beau devant la vendeuse et tu lui as bien fait comprendre que j'étais ta maîtresse. Pourquoi donc ? Je représentais un trophée pour toi ????

Ca ne te dérangeait pas durant tout ce temps de m'envoyer tes petits SMS pour me demander si j'allais te faire à manger une bonne soupe chinoise ? La bonne tite sou-soupe comme tu disais ! avec plein de smileys !... C'est peut-être juste pour ma soupe chinoise que tu venais ?... Je ne me savais pas de si grands talents culinaires ! Ca ne te dérangeait pas non plus, fin novembre encore, de m'envoyer sur ton tél des photos de tes vacances ? Ou c'était un simple moyen de me garder sous le coude encore un peu... au cas où... Toi qui avais soi-disant du mal à vivre ta dualité, bin là c'était carrément une triplicité ! Une femme, une maîtresse, et une cyber-amante !!! Comme tu peux être malsain ! Je n'ose imaginer ce que tu lui racontais de moi, ce que tu lui racontais de nos ébats ! Beurk, mon corps me fait horreur d'avoir été souillé par toi !

Comment voulais-tu que l'on construise quelquechose ensemble ? J'étais la seconde, la maîtresse cachée, celle dont le nom ne devait apparaître nullepart pour ne pas éveiller les soupçons ! Si j'avais créé une entreprise, ou toi tes modules de formation, il aurait été impossible que l'on collabore officiellement ensemble, tu me l'as toujours dit. Tout devait être caché. Moi de mon côté, je devais rester à ta disposition, assujettie à tes plannings. Je ne devais pas chatter avec d'autres personnes, je ne devais pas sortir car j'allais parler à d'autres gens et t'oublier, je ne devais pas te parler des sujets qui fâchent, notamment mes ex... par contre, toi tu ne te privais pas de me parler de ta femme... Tiens, si tu veux savoir Franco m'a appelée pour me fêter un joyeux Noël et pour me demander de recharger son téléphone à distance car il n'avait plus un rond. Ca, c'est quelquechose dont j'aurais voulu te parler, mais tu n'as jamais accepté. Il fallait que je coupe avec le passé. Désolée, sur ce coup-là je t'ai menti. Ce doit être la seule chose d'ailleurs. Pour moi il était impossible de le laisser dans cette situation. Trois ou quatre fois par an, il m'appelait pour me demander un coup de main... Pas grand chose, juste pour payer son téléphone, ou sa mutuelle, ou pour manger... Oui, j'ai continué à lui envoyer de l'argent. Car moi je ne renie pas les gens que j'ai aimés même si je ne les aime plus. Si tu veux tout savoir, il m'appelle toujours "ma chérie" et à chaque fois je l'engueule pour ça. Pourquoi ne voulais-tu donc pas que je te parle de ce problème ? Que je coupe tout ? Pour être le seul, l'unique ??? Ce que tu avais aimé chez moi à notre rencontre, c'est toi qui l'as détruit ! Tu as détruit ma spontanéité ! Tu as voulu m'enfermer dans une cage dorée... puis tu t'es lassé.

Tu voulais être le sujet unique de mes pensées. Tu voulais que je sois totalement à ta disposition. Pourquoi crois-tu que j'ai quitté mon boulot ? C'est à partir du moment où j'ai pris mes RTT le mardi après-midi que mes problèmes ont commencé. Dans ma boîte un cadre ne devait pas prendre ses RTT, c'était malvu. Tu ne comprenais pas non plus pourquoi je faisais tant d'heures, tu disais que je me faisais exploiter. Jusqu'à ce que je te connaisse, mon boulot me passionnait. Oui c'était un boulot dur, oui je bossais 15h par jour et je ramenais du travail à la maison le week-end, mais ça me plaisait. Quand je t'ai connu, je n'ai pas voulu refaire les mêmes erreurs du passé : sacrifier ma vie sentimentale. Tu te souviens des scènes que tu me faisais quand je restais plus de 2h sans t'appeler ? Et oui, j'étais en réunion ! Mais ça tu ne le comprenais pas. J'aurais dû dire à mon PDG "excusez-moi, je sors 2mn appeler mon amant" ??? Tu laissais ensuite sonner mon téléphone professionnel des heures et des heures car je ne voulais plus te parler. Les filles de mon service étaient exaspérées. Tu sais comment elles t'appelaient ? Elles me disaient "Tiens, y a encore ton fou qui a appelé". Et moi, je me suis laissée embobiner. J'ai cru que c'était des preuves d'amour... une entreprise de démolition organisée par un manipulateur oui !!!

J'ai donc mis trois ans à négocier mon départ (ça n'allait d'ailleurs pas assez vite pour toi). Ca a été long, mais j'y suis arrivée. Ca a été une véritable partie d'échec. Attendre trois ans pour partir avec 100 000 €, et avec les honneurs en plus, ça valait le coup, non ? Et puis là, rien de ton côté. Tu n'as rien proposé non plus comme projet commun. Tu parlais bien de créer une boîte de formations, mais je n'aurais pas pu faire partie de ton projet, pour rester cachée de ta femme... Et toi ? Qu'as-tu développé dans ta vie ? A part aller en teuf et passer ton temps devant ton ordinateur ? Tu es un obscur agent de sécurité en grande surface ! Ca te va bien de faire la morale aux autres !

Je m'en veux de t'avoir fait confiance. A chaque fois que je remettais en doute ta sincérité, tu me répondais "Fais moi confiance Isa". Et moi j'ai plongé comme une idiote ! Tiens je vois que tu es connecté, enfermé sur une table avec ta Déité ! Que lui racontes-tu ? Tu fais comme avec moi ? A taper des "hummmm" et des "tu me manques" pendant des heures ? A lui parler du côté exceptionnel de votre relation ? A lui envoyer tes ondes ?... Tu n'as pas l'impression de te répéter un peu, non ? Au fait ? Tu l'inities à la musique Trance elle aussi ?

Oui Alain je vais continuer ce blog. Il est salutaire pour moi. Plus j'écris et plus je comprends qui tu es vraiment : un beau parleur avec rien derrière ! Qu'est-ce qui t'intéresse en fait dans une relation ? Les premiers émois ? C'est une maladie qui porte un nom, ça s'appelle du donjuanisme !

C'est vrai que je n'ai pas pu "briller", comme tu aimes à le dire, ces dernières années... Mais comment faire ? Puisque tu m'avais coupée de tout ! Je pensais être ton repos du guerrier. Que voulais-tu que je fasse ? Moi qui aime écrire, que je bosse avec Aicha dans le cinéma ? Elle parcourt le monde et n'est jamais chez elle... C'est ça que tu aurais souhaité pour nous deux ? Je ne le pense pas non. Que je reprenne un poste à responsabilités, avec des journées de 15 h ? Quand se serait-on vu ? De toutes façons, quand je te parlais de mon job, tu n'y comprenais rien, alors est-ce vraiment ça briller ? Ou est-ce un simple titre en haut d'un bulletin de salaire ??? C'est pour toi que j'ai lancé mon activité de distributrice indépendante. J'avais enfin trouvé l'activité qui me permettait de rester disponible pour toi. Bien-sûr ce n'était pas facile et il fallait du temps pour développer... Mais apparemment tu n'as pas vu ça comme ça...

La moindre de mes occupations te dérangeait, si elle était en contact avec d'autres gens. Tu te souviens lorsque j'avais repris mon arbre généalogique il y a 2 ans ? Tu avais piraté ma boîte mail pour voir avec qui je parlais... J'échangeais par mail des photocopies d'actes ! lol ! Et toi tu as même envoyé un mail sur ma boîte à un pauvre monsieur qui n'a rien compris. Difficile là encore de te parler de mes recherches, car tu n'étais pas intéressé par tout ce qui concernait le passé. Là encore j'ai cru que c'était une preuve d'amour. Je n'ai pas vu qu'il s'agissait de possessivité maladive !

Pourquoi m'avais-tu choisie moi en fait ? Parce que débordée de travail, je semblais être une proie facile ? Et qui es-tu vraiment Alain ?

Oui je vais continuer ce blog, et exprimer ma souffrance de la manière qu'il me plaît ! Cette souffrance tu ne me la voleras pas ! Comme tu m'as volé ces 8 dernières années...

M'AS-TU TOUJOURS MENTI ?

M’AS –TU TOUJOURS MENTI ?

 

Je ressens la souffrance aux tréfonds de mon être,

Une déchirure de mon âme à mon cœur.

Mon corps pour défense ne veut que disparaître

Car une telle blessure jamais ne meurt.

 

Pire que l’absence c’est cette trahison

Qui toujours me poignarde inexorablement :

Refrains d’impuissance d’une triste chanson

Aux couleurs blafardes d’un lancinant tourment.

 

Je n’ai plus de repères si ce n’est ce vide,

Qui engloutit mon esprit sans aucun retour,

Si ce n’est une amère puanteur fétide,

Qui lentement s’inscrit dans nos défunts amours.

 

Tu m’as tellement dit m’aimer que je t’ai cru,

Et je n’ai pas vu le piège se refermer.

Tu m’as tant menti que mon âme a disparu

Dans ton incongru mensonge si bien mené.

 

J’ai perdu tout espoir et toute joie de vie.

Mon corps a été souillé de ton amour sale.

J’ai perdu nos bonheurs à tes mots asservis,

Mon sort étant mouillé de larmes infernales.

 

Alain, j’ai parcouru tout ton corps de mes lèvres,

Alors que tu savais notre avenir obscur !

J’ai joui de tes caresses, portée par de faux rêves,

Alors que tu préparais cette forfaiture !

 

Moi ta petite fée, j’explose de douleur,

Quand je sais t’avoir donné mon âme et ma chair…

Tu m’as pénétrée, tes pensées étant ailleurs !

Je ne peux me laver de ces amours faussaires !

 

Tu m’as abandonnée du jour au lendemain…

M’as-tu jamais aimée, pour si vite oublier ?

Sans une explication, sans remords ni chagrin…

M’as-tu toujours menti, pour si vite oublier ?

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