Promesses

LETTRE OUVERTE

LETTRE OUVERTE A ALAIN

 

Tiens !? Aujourd’hui tu as décroché… Sans doute excédé. C’est vrai que j’avais mis le paquet… 39 de fièvre, réveillée sans raison à 4h du matin… Comme tu ne m’as pas vraiment ménagée (euphémisme), je n’ai moi non plus aucune raison de le faire à ton encontre, pas vrai ? Alors quand ça ne va pas, tu morfles… logique, non !? Et puis on était censé tout partager, non !?

 

Comme tu m’as mise au défi d’aller encore déverser mon fiel sur mon « blog à la con », et comme je n’aime pas contrarier les gens, j’utilise donc à nouveau ce blog pour finir la conversation que tu as un peu vite abrégée.

 

Enfin première discussion concrète qui a duré plus d’une minute ! Au bout de quatre mois : tout vient à point qui sait attendre ! Tout d’abord, il y a eu une avancée certaine ce matin… Au moins tu as avoué ne m’avoir rien dit lorsque tu as senti que tu ne m’aimais plus, juste par peur que je pète les plombs. Par lâcheté, quoi… C’est déjà mieux que ton hypocrite « je ne voulais pas te faire souffrir ». Par contre, impossible de te faire dire depuis quand tu « connais » ta nouvelle. Là-dessus, tu refuses de cracher le morceau… Est-ce donc si inavouable ? Cela me laisse imaginer le pire…

 

J’ai noté que mon blog était selon toi lamentable et bourré de mensonges… Je suis désolée mais tout ce que j’y ai écrit est vrai :

-          Tes scènes de jalousie, ou plutôt de possessivité : veux-tu que je demande à mes proches de venir témoigner dans les commentaires ?

-          Ton attitude de joli coeur sur webtarot depuis plusieurs années déjà : je crois que la conversation avec Supernana que j’ai recopiée sur ce blog est édifiante.

-          Ta grande aptitude à chater avec des jeunes femmes (de préférence en aparté) lorsque je t’ai connu… Faut-il que je retrouve les coordonnées de Marine de Mschat ?

-          Le début de notre relation : j’ai les CD que tu m’as gravés. Les phrases que tu utilises avec ta nouvelle sont les mêmes… Dois-je mettre en ligne tous nos chats, ceux-là mêmes où tu me disais être ton âme-sœur, ton égérie, ta tite fée, un miracle de la vie, etc ?

-          La rupture : tu ne vas quand même pas nier le mail que tu m’as envoyé du jour au lendemain ??? alors que le matin même tu me disais encore « je t’aime » par téléphone…

-          Ton silence qui a suivi…

 

Bref, je ne vais pas tout énumérer à nouveau… Dis-moi où il y a mensonge selon toi ? Lorsque je remets en doute la sincérité de tes sentiments ? Comment puis-je toujours y croire au regard de cette rupture que toi tu continues de juger normale. Si vraiment tu m’avais aimée, tu m’aurais quittée proprement et tu te serais inquiété de ce que j’allais devenir. Là, rien… Silence total, et surtout aucun respect pour moi lorsque tu t’affichais le jour même de notre rupture sur le net avec ta nouvelle ! Là aussi, je mens ?

 

Tu me dis qu’au début tu as éprouvé de la compassion pour moi, mais que là plus du tout… Ton silence était-il l’expression de cette compassion ? Tu savais parfaitement dans quel état je me trouvais par les messages que je te laissais, et ensuite par mon blog. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus et j’ai même failli faire n’importe quoi… Me laisser crever sans même un mail était-ce une marque de compassion ? Tes phrases assassines lorsqu’au bout de deux semaines tu as fini par décrocher (à peine une minute et l’air excédé) « j’aimais nos après-midis, mais je savais depuis longtemps qu’on ne pourrait rien construire ensemble » et surtout « avec un extasy dans le cornet ça le faisait » étaient-elles également des démonstrations compatissantes ? Utiliser les mêmes déclarations enflammées pour ta nouvelle, aux vues et au su de tout le monde, sous mes yeux pendant que je souffrais, également ? Me faire t’appeler un mois après dans un grand désir d’apaisement (le signal habituel pour que je t’appelle… pas question pour toi de dépenser une communication, hein !?) et commencé ton explication par l’annonce joyeuse de la rencontre de l’âme-sœur… Signe de compassion là aussi ? Tu oubliais un peu vite que tu m’avais répété la même chose pendant des années ! Et qu’un simple « comment vas-tu » aurait été de meilleur ton ! D’ailleurs au passage, j’aimerais bien savoir comment tu fais pour vivre comme ça des amours uniques à répétition…

 

Je ne voulais pas parler de ta femme par respect pour elle, mais puisque tu me parles de ta compassion… Le seul vrai appel que j’ai eu c’est le sien il y a trois semaines  « pendant que tu discutais sur l’ordinateur avec la nouvelle jeune femme » (dixit). Elle me sentait malheureuse et voulait me réconforter. Apparemment votre couple fonctionne comme ça… Depuis combien de temps ta femme savait-elle pour nous ? Alors que tu l’utilisais comme garde-fou… Tu avais soi-disant toujours peur qu’elle apprenne notre liaison ! Tu la sentais dépressive ! (Comment puis-je croire à ta sincérité après ça ? Explique-moi !!!).

 

Elle m’a affirmé que tu t’inquiétais pour moi (pas vu la couleur de ton inquiétude), que  j’étais certainement une femme brillante « pour avoir duré huit ans » (dixit) et que je devais donc penser à me reconstruire. L’explication qu’elle m’a donnée sur ton revirement est que tu es « sans cesse à la recherche de l’absolu, mais comme l’absolu n’existe pas »… Mon interprétation personnelle de cette phrase, c’est que tu es coutumier du fait ! Cette conversation a donc confirmé le double visage de toi que j’ai découvert à mes dépens… dont cette forme de donjuanisme (définition : Besoin pathologique de séduire. Ce comportement traduit généralement le besoin d'être rassuré : ces hommes doivent en permanence se convaincre qu'ils sont capables de susciter de l'intérêt, voire de l'amour, chez les femmes. En fait, ce n'est pas réellement les femmes qu'ils désirent séduire, c'est LA femme par excellence).

 

Tu comprendras donc que j’aie du mal à croire à cette compassion. Je penche plutôt pour une attitude de bon ton vis-à-vis de ton entourage pour éviter de passer pour un salaud… Tu devais être très très chagriné de la situation… mais de là à prendre ton téléphone ou même à m’envoyer un mail, non ! Je pouvais bien crever !

 

Bref, quelle que soit la compassion que tu dis m’avoir témoignée, j’ai bien noté que maintenant c’était fini et que mes messages intempestifs commençaient à bien faire… Simple curiosité : A quelle intensité estimais-tu la force de mes sentiments au bout de huit ans ? De quelle durée « normale » avais-tu prévu mon chagrin ? trois jours ? trois semaines ? trois mois ? Pour un « amour unique » est-ce suffisant ? Ah voilà, tu t’étais peut-être emporté un peu vite dans l’euphorie de notre rencontre au niveau de tes déclarations de miracle de la vie… sauf que ces mêmes déclarations ont quand même duré huit ans, jusque dans ton mail mensonger de rupture. Et des « Aies confiance en moi Isa » j’en ai eus jusqu’au bout… Alors ose me dire que tu ne m’as pas menti et que c’est moi qui mens dans mon blog !

 

Rassure-toi je ne veux plus de toi, j’ai simplement une grosse rage au fond de moi à m’être fait berner de la sorte, et une grosse envie de te mettre le nez dans ton caca (expression pas très jolie, mais qui te va bien) : malgré ton dédain pour cette catégorie de personnes, tu n’es qu’un dragueur du net quoi que tu en dises, sauf que toi c’est encore plus vicieux car tu fais durer les choses dans le temps ; une simple partie de jambes en l’air ne te suffit pas… il faut que tu sois sûr que la personne est totalement conquise, ensuite ça ne t’intéresse plus. Et puis j’ai envie de te faire partager ma dépression. Je ne vais tout de même pas être la seule à faire les frais de tes débordements maladifs !?

Un de tes arguments a été que tu ne m’appartenais pas et que tu étais libre… Je n’ai jamais prétendu le contraire. Je crois que tu te méprends. Ce n’est pas de m’avoir quittée que je te reproche, c’est la manière dont tu l’as fait. Il fallait me quitter avant d’en chercher une autre. Il ne fallait pas me mentir et me trahir comme tu l’as fait. Même si chacun est libre, au bout de huit ans tu avais tout de même un engagement moral vis-à-vis de moi : on ne joue pas avec les sentiments des gens. Tu n’es plus un teenager. A 55 ans, tu dois quand même bien savoir ce que tu dis quand tu prononces des « je t’aime » et des « as-tu déjà ressenti ça avant ? » d’un air extasié. Ah l’amour unique… liés pour l’éternité comme deux âmes-sœurs qui se sont longtemps cherchées… Ces phrases que tu aimes à utiliser avec n’importe laquelle correspondent à quoi en fait pour toi ? Des mots creux qui fonctionnent auprès des filles ? Et toi qui cherches sans cesse l’absolu, quel absolu peux-tu donc offrir puisque tu es déjà marié et que tu gères ta vie en « phases », en « étapes », auxquelles tu te prépares sans cesse à l’avance ? Des petits absolus instantanés et répétitifs ? Des petites excitations pour agrémenter ta vie d’homme marié ?

Selon ta femme, la phase séparation était en gestation depuis un moment… sauf que le problème c’est que moi je n’étais pas au courant de mon côté ! Toi, ta femme, et sans doute ta nouvelle, vous étiez tous au courant… sauf moi. Laisse-moi sourire quand tu me dis que rien n’était prémédité. Il y aura donc eu les années musique trance, puis les années Isabelle… et maintenant ce sont les années Flo. Sans cesse du renouveau dans ta vie, hein ? Tu zappes et tu passes à la suivante sans aucun scrupule, comme des pions quoi ! Sans jamais un regard en arrière. Est-ce que tu te souviens que j’avais employé cette formule il y a quelques années, lorsque tu t’étais pris de passion pour le tarot : « après les années Isabelle, les années tarot ? » ? Tu t’étais alors indigné. Tu n’étais pas comme ça, il fallait que je te fasse confiance. Par contre, toi tu avais du mal à me faire confiance et tu voyais d’un très mauvais œil que j’aille aussi jouer au tarot… Avec le recul, je me rends compte que tu avais surtout trouvé un nouveau vivier de femmes seules ou disponibles.

 

Je commence déjà à appartenir à tes « erreurs », comme ton écart d’il y a vingt ans… Tu ne te sens pas un peu seul au bout du compte à toujours agir ainsi ? Je te crois incapable d’amour. La seule personne que tu aimes c’est toi ! Tu n’as pourtant pas pu t’empêcher de me dire lors de notre conversation que c’était moi qui étais égoïste, car je ne me mettais pas à la place de ta femme, je ne cherchais pas à te comprendre et je ne me rendais pas compte des difficultés que tu traversais… Parce qu’il faudrait que je te plaigne en plus ??? Oh que j’imagine ce que tu racontes à ta nouvelle lorsque je te laisse des messages, et sur quel ton larmoyant et désespéré tu le fais ! C’est toi qui es à plaindre… comme tu l’étais avec moi, torturé par ta dualité (alors que ta femme savait). Et je comprends mieux les petites phrases sur certaines fiches de webtarot « Ne pleurs jamais sur quelqu’un qui n’est pas capable de pleurer sur toi » (parce que je mettrais ma main à couper que c’est ta nouvelle qui a écrit ça ! lol). Ce que tu m’as fait, c’est comme si tu m’avais jetée du haut d’une tour ! Sans me laisser aucune chance ! Tu étais pourtant la personne que j’aimais le plus au monde et en qui j’avais le plus confiance, bercée par tes beaux discours creux… Et il faudrait que je te plaigne après ta trahison lâche et la souffrance que tu m’as fait endurer dans la plus grande indifférence ?

 

Ah j’oubliais : si tout cela est arrivé "c’est un peu de ma faute, et il faut que je me remette en question". Tu sentais que tu ne pouvais rien m’apporter (ah bon ?). Moi de l’amour et de la sincérité, ça me suffisait. Mais avec le recul, effectivement même ça tu n’es pas capable de l’apporter à une femme. Et puis il paraît que je suis inactive depuis 2003 ? Tu as même insisté sur 2003 quand je t’ai dit non. Ta femme m’a donné cette raison également : mon inactivité… Tu me fais passer pour une clocharde ou quoi ? C’est ça que tu racontes à ta nouvelle ? Tu me décris comme une femme qui se laissait aller ?

 

Premièrement j’ai travaillé jusqu’en mars 2005 (dois-je mettre en ligne mon dernier bulletin de salaire ?). Ce départ a été négocié à ma demande, puisque selon toi je perdais mon temps dans cette entreprise qui m’exploitait. C’est sans doute un peu vrai, mais moi je m’éclatais bien dans ce boulot (et j’avais quand même un bon salaire si tu te souviens). J’ai donc préparé un dossier pour faire un Fongecif dans la foulée, pour un stage d’assistant réalisateur (je mens ?). Malheureusement mon dossier a été rejeté en commission, faute de budget.

 

J’ai ensuite préparé une validation des acquis lorsque j’ai vu que les places auxquelles je postulais exigeaient un niveau Bac + 5. Or je suis totalement autodidacte. J’ai bossé trois mois sur un mémoire, qu’apparemment tu as lu en diagonale, car si je me souviens bien tu m’avais dit à l’époque que ce n’était pas ton domaine, donc tu n’y comprenais pas grand-chose. Difficile d’échanger alors sur le sujet. (je mens aussi ?) Malheureusement, la personne qui  s’occupait de cette section à la Fac a eu la curieuse idée (même l’Anpe a trouvé ça curieux) de vouloir m’inscrire à des cours pendant un an avant que je présente mon dossier sous prétexte que j’étais totalement autodidacte. Comme je ne voulais pas perdre un an et que ce diplôme ne me servait que pour ma recherche d’emploi, j’ai refusé.

 

J’ai ensuite monté un projet de création d’entreprise pour ouvrir un salon de luminothérapie, et j’ai donc suivi un stage de création d’entreprise via l’anpe. (je mens encore ?) De mémoire, il n’était pas question de t’associer à ce projet (j’envisageais de faire des cabines de massage) pour éviter que ta femme découvre mon existence. Mais c’est vrai que c’était en 2007, et qu’apparemment tu te désintéressais déjà de moi à l’époque.

 

J’ai finalement décidé de devenir distributrice indépendante en mars 2008… Si je calcule bien, j’ai donc consacré trois années à étudier différents projets, tout en menant une recherche d’emploi d’ailleurs (ce que toi tu appelles « inactivité »). Après 25 ans de boulot non-stop, sélectionner les annonces et explorer d’autres voies te semblent donc si curieux ? Tu voulais pourtant justement que l’on développe quelque chose ensemble… M’as-tu fait des propositions ? Et cette année 2008 considères-tu aussi que j’ai été inactive ? Alors que j’allais distribuer ma publicité tous les jours, que j’avais des conférences téléphoniques trois fois par semaine, que j’appelais les gens jusqu’à 20h30… ? C’est effectivement depuis que l’on s’est moins appelé en journée et que l’on a espacé nos « entrevues » du samedi, car bien souvent je bossais le samedi. Alors est-ce parce que j’étais « inactive » comme tu dis, ou est-ce parce que j’étais moins disponible que tu as décidé unilatéralement de te détacher ?

 

Et toi ? Quel projet passionnant as-tu donc développé pendant ce temps ? Tu avais envisagé de devenir formateur, mais tu as bien vite laissé ça de côté. Tu envisageais les massages également, mais tu n’as jamais rien entrepris à ce sujet tant que j’étais avec toi. Je t’encourageais pourtant à demander un congé formation. Depuis huit ans que je te connais, tu parles de quitter ton job… Tu y es toujours… Lequel des deux est « inactif » et ne développe rien ? Ton sujet de discussion favori était pourtant de te plaindre de ton job et de raconter les petites histoires avec tes collègues…

 

Que racontes-tu donc sur moi et ma soi-disant inactivité ? Ne serait-il pas plus simple d’admettre tout bonnement que tu t’es lassé ? Que tu n’as pas su tenir tes promesses et beaux discours sur cet amour unique et éternel qui t’animait ? Pourquoi as-tu donc sorti de ta poche cette date de 2003 ? Est-ce donc là la fin de ta passion ? Remarque, des études disent que chimiquement une passion ne dure pas plus de deux ans… Cette date correspondrait donc bien pour quelqu’un comme toi qui a plutôt les neurones situés au niveau des gonades. Alors, partagé entre la peur de me faire souffrir et la peur que je pète un plomb, tu as continué à venir me sauter avec la même ardeur pendant des mois (voire des années). Quel courage et quelle abnégation !

 

Par contre, ce qui est sûr c’est que depuis que je te connais j’ai effectivement régressé au niveau relations sociales. Pas question que je continue à voir mes amis, et rien à faire pour que tu acceptes de les rencontrer non plus ! Quand à internet, tu as tout fait pour que je m’en écarte… J’étais une femme trop publique à ton goût ! (par contre, toi tu ne te prives de rien à ce niveau-là) C’est sûr, mes sujets de conversation se sont vite restreints à rester dans ma cage dorée.

 

Dans tes explications, tu me donnes également comme raison que « tu t’es libéré de ta vie il y a quelques mois »… Je ne comprends pas bien cette phrase… Rassure-moi ? Tu n’es pas rentré dans une secte, au moins ? Parce qu’entre moi qui dois me frapper la poitrine en répétant « c’est ma faute, ma très grande faute », ta nouvelle qui prend des pseudos genre « Déité », la phrase énigmatique que tu lui écrivais en décembre « Tout dépend si elle a la foi » (euh ? tu parlais de moi là ?)… Si les forces célestes s’en mêlent, on n’est pas sorti de l’auberge ! Il me semblait pourtant que tu fuyais tout ce qui avait trait à la religion. Alors te voir toi parler de foi, c’est à mourir de rire !… mais que ne serait-on pas prêt à faire pour séduire, hein !? Moi c’était le coup de la prédiction… Notre rencontre était écrite dans les astres… Tu te souviens ? Cette porte qu’on t’avait prédit s’ouvrir pour toi à la quarantaine ? Alors, la quarantaine, puis la cinquantaine… ce n’est plus une porte là, mais carrément une bouche de métro où tout le monde circule !

 

Je me trompe ou j’ai senti une pointe d’agacement dans ta voix lorsque tu m’as dit savoir que j’allais faire la folle en teuf ? C’est effectivement mon activité du moment, car là pour le coup je ne fais plus rien depuis le 9 décembre, à part dessiner… Tu croyais que j’allais porter le deuil ? Je me tape déjà une dépression, je peux quand même me distraire un peu pour en sortir, non ? Je sais que le noir affine, mais je crois qu’après avoir perdu 12 kg, je n’en ai pas vraiment besoin. (Au passage, je te signale que je ne prends rien et que j’apprécie d’autant plus.)

 

Quant à savoir pourquoi je suis restée huit ans avec toi puisque je dis maintenant que tu es si horrible, tout simplement parce que je suis naïve et que j’ai gobé tout ce que tu me disais. J’ai mis quinze jours à ouvrir les yeux. Et même ensuite, je me disais « ce n’est pas possible, ce n’est pas le même homme ». Comme on dit : l’amour est aveugle, hein !?

 

Voilà ce que je tenais à te dire. Je le fais par ce blog car je pense que tu n’écoutes pas mes messages. Je me fiche de savoir ce que tu penses de ce blog. Mes proches le trouvent touchant et courageux. Quant au fait qu’il n’y ait eu que neuf commentaires, comme tu me l’as fait remarquer, je ne vois pas pourquoi les gens s’attarderaient à laisser des messages. Ce blog n’est pas fait pour ça. Et si tu veux tout savoir, j’ai accès à la provenance des connexions et aux mots clefs de recherche : une grosse quantité de lecteurs sont des hommes qui posent la question « comment faire pour quitter ma femme ». Alors tu te doutes bien qu’ils ne vont pas chercher à prendre contact ! A tel point que j’ai parfois pensé à faire un billet sur ce sujet. Ce n’est pas que je tienne à ce qu’ils quittent leur femme, mais si ils y sont décidés, au moins qu’ils le fassent proprement. D’autres sont des égarés qui cherchaient la règle du jeu de la chasse au trésor (lol)… donc pas de raison non plus de s’attarder. Il y a une petite poignée qui vient de Webtarot aussi. Je pense qu’ils lisent ça sous forme de feuilleton. Pourquoi pas ? Ca ne me dérange pas. Et quelques femmes qui s’interrogent sur les hommes de 50 ans. Mais si cette question t’intéresse, je peux lancer un sondage si tu le souhaites ? J’en ai la possibilité. Après tout, peut-être que ce blog est utile pour d’autres femmes dans mon cas ?

 

Et que sont ces quelques billets au regard des huit années de "passion" que tu as eues pour moi ? Au regard de cet amour "unique" ? Ca te dérange donc tant que ça, "mon ange" ?

15/04/09

Que sera 2009 ?

L'année 2009 ne pourra être pire que 2008 en tout cas...

Depuis mon dernier billet, je ne sens plus cette pression sur la poitrine. Sans doute parce que j'ai trouvé quelques réponses au travers de ce blog. Il est quand même curieux que je l'aie rencontré par un ordinateur, que j'aie forgé un rêve à partir d'internet, et que je le quitte maintenant de la même manière... destruction sur le web...

Je m'imaginais continuer à "démonter" étape par étape cette histoire construite de toutes pièces, mais ce serait trop long. L'essentiel a été dit. J'ai suffisament lu et relu nos anciens échanges pour, je pense, approcher la vérité d'assez près maintenant. Rien ne sert de ressasser encore. J'espère seulement que ce n'est pas un espoir secret caché dans un coin de ma tête qui m'empêche d'aller au bout de ce travail. Admettre la réalité est dur, très dur, lorsqu'on a rêvé pendant 8 ans.

Hier, je n'ai pas écrit. Beaucoup de choses me sont passées par la tête pourtant. Deux SMS m'ont perturbée : un "Pardon Isa" suivi d'un "J'ai honte"... de la part de quelqu'un qui vous a encore raccroché au nez trois jours plus tôt, cela m'a laissée de marbre. Je n'y ai pas cru. Non, ce qui m'a perturbée c'est plutôt la raison de ce revirement subit. Est-ce la peur que je détruise son image jusqu'au bout ? Est-ce pour m'apaiser et que je quitte enfin le site où il va ?... Ou un aveu de culpabilité ? Et puis j'ai cessé de me poser des questions. Je sais simplement qu'apparemment il lit ce blog. Maintenant il en fait ce qu'il en veut, je le laisse face à sa conscience. Ce blog n'est pas pour lui mais bien pour moi. Je me suis fait violence pour l'écrire, mais je pense que j'arrive enfin à exorciser la moindre parcelle d'amour qui aurait pu subsiter pour lui. Car celui que j'ai aimé n'existait pas. Ce n'était qu'un petit homme perdu dans ses chimères, que je n'aurais sans doute même pas remarqué si nous nous étions croisés dans la rue. Il ne polluera pas ma mémoire de souvenirs mensongers, ni d'amères regrets... si ce n'est celui de l'avoir rencontré il y a 8 ans.

Je vais pourtant te faire un dernier cadeau Alain, qui satisfera ton ego j'en suis sûre : je n'ai jamais autant souffert de ma vie, comme j'ai souffert ces trois dernières semaines, jusqu'à se traduire par une douleur physique... Mais je dois bien admettre que c'est un cadeau empoisonné, puisque déjà la douleur s'en va, et que je réalise que je n'ai aimé qu'une illusion. Tu vois, avec Franco, cela a mis près de deux ans pour disparaître. Un mal différent, plus latent... Oui, je sais, j'aborde un sujet qui fâche. Mais, je suis bien obligée de repartir de là, puisque mes huit dernières années se sont envolées en fumée. Franco et moi n'étions pas faits l'un pour l'autre et avons commis beaucoup d'erreurs... mais nous nous sommes aimés sincèrement. La dégradation de nos rapports a été progressive, logique et supportable, malgré notre passion. Cette rupture à multiples rebondissements, s'est finalement transformée en amitié.

Comment pourrais-je restée amie de quelqu'un qui m'a précipitée dans le vide du jour au lendemain, Alain ?... malgré ses belles promesses d'être "toujours là quelquepart"... Je suis tombée, tombée, tombée, en t'envoyant des messages de détresse, et tu n'étais pas là. Je ne sais par quel miracle j'ai réussi à ouvrir un parachute ! sans doute mon amour pour l'écriture... Ou aurais-je un esprit plus fort que le tien, pourtant si manipulateur ? Comment pourrais-je me souvenir des "bons moments" que nous avons soi-disant partagés, alors qu'ils se sont avérés n'être que des mensonges ? De belles parties de jambes en l'air ??? A mon âge, tu te doutes bien que j'en ai déjà eues, et pour moi ça ne représente rien si il n'y a pas une once de sentiments derrière.

J'ai pris la décision d'aller enterrer quelquepart le pendentif que tu m'as offert trois jours avant notre séparation. Acte symbolique pour conjurer le mauvais sort. Tu savais déjà ce que tu préparais, et je comprends mieux maintenant ta phrase "Promets-moi quoi qu'il arrive de ne pas jeter mes petits cadeaux". Tu croyais vraiment que j'allais garder une image intacte de toi après ce que tu m'as fait ? Tu voulais que je reste à me morfondre chez moi en pleurant sur le passé ?... pendant que tu roucoulais avec une autre... Tu as voulu que je sois toute à toi jusqu'au bout, et tu voulais ensuite que je sois encore assujettie à toi même dans la rupture... De quelle étrange matière est donc fait ton coeur ? D'où te vient cette possessivité malsaine ? Et comment as-tu pu sans aucun scrupule prendre ta femme pour prétexte ? Je suis en train de me laver de toi, Alain, et je suis fière de moi. J'en ai bavé ces dernières nuits à regarder la réalité en face, mais ça valait le coup.

Il a fallu que je remonte loin, très loin, jusqu'à mes rêves de petite fille pour comprendre pourquoi tout ça s'était passé, pour me remettre en question aussi. Alors que la plupart rêve de robes de princesse, de châteaux et de princes, moi je rêvais que j'étais le tireur le plus rapide de l'Ouest, que je me battais avec je ne sais quel chef indien ou shérif, toujours très beau bien entendu, que dans le combat mon chapeau de cow-boy tombait... et que mon adversaire tombait instantanément amoureux de moi lorsqu'il découvrait que j'étais une femme. Fantasme curieux, non ? Certainement très riche en enseignement psychanalitique. Je ne suis pas psy, mais si je dois avoir une part de responsabilité, je crois bien qu'elle est là : ma quête de l'amour impossible, celui qui vous chavire le coeur, qui vous oblige à vous surpasser pour qu'il devienne possible... Mais existe-t-il encore des princes prêts à affronter tous les dragons de nos jours ?... Une prédisposition aussi à me laisser choisir, plutôt que de choisir. Une amie me disait un jour qu'avant que de tomber amoureuse, elle commençait toujours par regarder les chaussures du prétendant, pour voir si il était propre sur lui. Comment peut-on raisonner de la sorte en matière d'amour ? Je n'ai jamais trop bien compris. La passion doit vous tomber dessus quand vous vous y attendez le moins, et vous emporter corps et âme comme une vague incontrôlable. Une fois les dragons vaincus, elle reste là au fond de soi, prête à ressurgir dans un échange de regards, dans une mimique attendrissante, dans un frôlement, de manière toujours aussi inexplicable qu'au début. Non, je me refuse à calculer l'amour. Cette triste expérience n'anihilera pas ma richesse intérieure. Je serai peut-être un peu plus prudente quant à laisser tomber ma garde.

Il va me falloir reconstruire maintenant. Ca ne va pas être facile, j'ai fait pas mal de dégâts dans ma vie de tous les jours. Mais qu'à cela ne tienne, je serai assez forte pour retrousser les manches. Je vais me remettre à écrire. Je ne sais pas si j'alimenterai ce blog de mes nouveaux écrits. Je verrai. Mais je sens bien que la vie va être belle... maintenant qu'il n'est plus là !

Bon, je vais aller manger, j'ai faim !

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