rupture

LETTRE OUVERTE

LETTRE OUVERTE A ALAIN

 

Tiens !? Aujourd’hui tu as décroché… Sans doute excédé. C’est vrai que j’avais mis le paquet… 39 de fièvre, réveillée sans raison à 4h du matin… Comme tu ne m’as pas vraiment ménagée (euphémisme), je n’ai moi non plus aucune raison de le faire à ton encontre, pas vrai ? Alors quand ça ne va pas, tu morfles… logique, non !? Et puis on était censé tout partager, non !?

 

Comme tu m’as mise au défi d’aller encore déverser mon fiel sur mon « blog à la con », et comme je n’aime pas contrarier les gens, j’utilise donc à nouveau ce blog pour finir la conversation que tu as un peu vite abrégée.

 

Enfin première discussion concrète qui a duré plus d’une minute ! Au bout de quatre mois : tout vient à point qui sait attendre ! Tout d’abord, il y a eu une avancée certaine ce matin… Au moins tu as avoué ne m’avoir rien dit lorsque tu as senti que tu ne m’aimais plus, juste par peur que je pète les plombs. Par lâcheté, quoi… C’est déjà mieux que ton hypocrite « je ne voulais pas te faire souffrir ». Par contre, impossible de te faire dire depuis quand tu « connais » ta nouvelle. Là-dessus, tu refuses de cracher le morceau… Est-ce donc si inavouable ? Cela me laisse imaginer le pire…

 

J’ai noté que mon blog était selon toi lamentable et bourré de mensonges… Je suis désolée mais tout ce que j’y ai écrit est vrai :

-          Tes scènes de jalousie, ou plutôt de possessivité : veux-tu que je demande à mes proches de venir témoigner dans les commentaires ?

-          Ton attitude de joli coeur sur webtarot depuis plusieurs années déjà : je crois que la conversation avec Supernana que j’ai recopiée sur ce blog est édifiante.

-          Ta grande aptitude à chater avec des jeunes femmes (de préférence en aparté) lorsque je t’ai connu… Faut-il que je retrouve les coordonnées de Marine de Mschat ?

-          Le début de notre relation : j’ai les CD que tu m’as gravés. Les phrases que tu utilises avec ta nouvelle sont les mêmes… Dois-je mettre en ligne tous nos chats, ceux-là mêmes où tu me disais être ton âme-sœur, ton égérie, ta tite fée, un miracle de la vie, etc ?

-          La rupture : tu ne vas quand même pas nier le mail que tu m’as envoyé du jour au lendemain ??? alors que le matin même tu me disais encore « je t’aime » par téléphone…

-          Ton silence qui a suivi…

 

Bref, je ne vais pas tout énumérer à nouveau… Dis-moi où il y a mensonge selon toi ? Lorsque je remets en doute la sincérité de tes sentiments ? Comment puis-je toujours y croire au regard de cette rupture que toi tu continues de juger normale. Si vraiment tu m’avais aimée, tu m’aurais quittée proprement et tu te serais inquiété de ce que j’allais devenir. Là, rien… Silence total, et surtout aucun respect pour moi lorsque tu t’affichais le jour même de notre rupture sur le net avec ta nouvelle ! Là aussi, je mens ?

 

Tu me dis qu’au début tu as éprouvé de la compassion pour moi, mais que là plus du tout… Ton silence était-il l’expression de cette compassion ? Tu savais parfaitement dans quel état je me trouvais par les messages que je te laissais, et ensuite par mon blog. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus et j’ai même failli faire n’importe quoi… Me laisser crever sans même un mail était-ce une marque de compassion ? Tes phrases assassines lorsqu’au bout de deux semaines tu as fini par décrocher (à peine une minute et l’air excédé) « j’aimais nos après-midis, mais je savais depuis longtemps qu’on ne pourrait rien construire ensemble » et surtout « avec un extasy dans le cornet ça le faisait » étaient-elles également des démonstrations compatissantes ? Utiliser les mêmes déclarations enflammées pour ta nouvelle, aux vues et au su de tout le monde, sous mes yeux pendant que je souffrais, également ? Me faire t’appeler un mois après dans un grand désir d’apaisement (le signal habituel pour que je t’appelle… pas question pour toi de dépenser une communication, hein !?) et commencé ton explication par l’annonce joyeuse de la rencontre de l’âme-sœur… Signe de compassion là aussi ? Tu oubliais un peu vite que tu m’avais répété la même chose pendant des années ! Et qu’un simple « comment vas-tu » aurait été de meilleur ton ! D’ailleurs au passage, j’aimerais bien savoir comment tu fais pour vivre comme ça des amours uniques à répétition…

 

Je ne voulais pas parler de ta femme par respect pour elle, mais puisque tu me parles de ta compassion… Le seul vrai appel que j’ai eu c’est le sien il y a trois semaines  « pendant que tu discutais sur l’ordinateur avec la nouvelle jeune femme » (dixit). Elle me sentait malheureuse et voulait me réconforter. Apparemment votre couple fonctionne comme ça… Depuis combien de temps ta femme savait-elle pour nous ? Alors que tu l’utilisais comme garde-fou… Tu avais soi-disant toujours peur qu’elle apprenne notre liaison ! Tu la sentais dépressive ! (Comment puis-je croire à ta sincérité après ça ? Explique-moi !!!).

 

Elle m’a affirmé que tu t’inquiétais pour moi (pas vu la couleur de ton inquiétude), que  j’étais certainement une femme brillante « pour avoir duré huit ans » (dixit) et que je devais donc penser à me reconstruire. L’explication qu’elle m’a donnée sur ton revirement est que tu es « sans cesse à la recherche de l’absolu, mais comme l’absolu n’existe pas »… Mon interprétation personnelle de cette phrase, c’est que tu es coutumier du fait ! Cette conversation a donc confirmé le double visage de toi que j’ai découvert à mes dépens… dont cette forme de donjuanisme (définition : Besoin pathologique de séduire. Ce comportement traduit généralement le besoin d'être rassuré : ces hommes doivent en permanence se convaincre qu'ils sont capables de susciter de l'intérêt, voire de l'amour, chez les femmes. En fait, ce n'est pas réellement les femmes qu'ils désirent séduire, c'est LA femme par excellence).

 

Tu comprendras donc que j’aie du mal à croire à cette compassion. Je penche plutôt pour une attitude de bon ton vis-à-vis de ton entourage pour éviter de passer pour un salaud… Tu devais être très très chagriné de la situation… mais de là à prendre ton téléphone ou même à m’envoyer un mail, non ! Je pouvais bien crever !

 

Bref, quelle que soit la compassion que tu dis m’avoir témoignée, j’ai bien noté que maintenant c’était fini et que mes messages intempestifs commençaient à bien faire… Simple curiosité : A quelle intensité estimais-tu la force de mes sentiments au bout de huit ans ? De quelle durée « normale » avais-tu prévu mon chagrin ? trois jours ? trois semaines ? trois mois ? Pour un « amour unique » est-ce suffisant ? Ah voilà, tu t’étais peut-être emporté un peu vite dans l’euphorie de notre rencontre au niveau de tes déclarations de miracle de la vie… sauf que ces mêmes déclarations ont quand même duré huit ans, jusque dans ton mail mensonger de rupture. Et des « Aies confiance en moi Isa » j’en ai eus jusqu’au bout… Alors ose me dire que tu ne m’as pas menti et que c’est moi qui mens dans mon blog !

 

Rassure-toi je ne veux plus de toi, j’ai simplement une grosse rage au fond de moi à m’être fait berner de la sorte, et une grosse envie de te mettre le nez dans ton caca (expression pas très jolie, mais qui te va bien) : malgré ton dédain pour cette catégorie de personnes, tu n’es qu’un dragueur du net quoi que tu en dises, sauf que toi c’est encore plus vicieux car tu fais durer les choses dans le temps ; une simple partie de jambes en l’air ne te suffit pas… il faut que tu sois sûr que la personne est totalement conquise, ensuite ça ne t’intéresse plus. Et puis j’ai envie de te faire partager ma dépression. Je ne vais tout de même pas être la seule à faire les frais de tes débordements maladifs !?

Un de tes arguments a été que tu ne m’appartenais pas et que tu étais libre… Je n’ai jamais prétendu le contraire. Je crois que tu te méprends. Ce n’est pas de m’avoir quittée que je te reproche, c’est la manière dont tu l’as fait. Il fallait me quitter avant d’en chercher une autre. Il ne fallait pas me mentir et me trahir comme tu l’as fait. Même si chacun est libre, au bout de huit ans tu avais tout de même un engagement moral vis-à-vis de moi : on ne joue pas avec les sentiments des gens. Tu n’es plus un teenager. A 55 ans, tu dois quand même bien savoir ce que tu dis quand tu prononces des « je t’aime » et des « as-tu déjà ressenti ça avant ? » d’un air extasié. Ah l’amour unique… liés pour l’éternité comme deux âmes-sœurs qui se sont longtemps cherchées… Ces phrases que tu aimes à utiliser avec n’importe laquelle correspondent à quoi en fait pour toi ? Des mots creux qui fonctionnent auprès des filles ? Et toi qui cherches sans cesse l’absolu, quel absolu peux-tu donc offrir puisque tu es déjà marié et que tu gères ta vie en « phases », en « étapes », auxquelles tu te prépares sans cesse à l’avance ? Des petits absolus instantanés et répétitifs ? Des petites excitations pour agrémenter ta vie d’homme marié ?

Selon ta femme, la phase séparation était en gestation depuis un moment… sauf que le problème c’est que moi je n’étais pas au courant de mon côté ! Toi, ta femme, et sans doute ta nouvelle, vous étiez tous au courant… sauf moi. Laisse-moi sourire quand tu me dis que rien n’était prémédité. Il y aura donc eu les années musique trance, puis les années Isabelle… et maintenant ce sont les années Flo. Sans cesse du renouveau dans ta vie, hein ? Tu zappes et tu passes à la suivante sans aucun scrupule, comme des pions quoi ! Sans jamais un regard en arrière. Est-ce que tu te souviens que j’avais employé cette formule il y a quelques années, lorsque tu t’étais pris de passion pour le tarot : « après les années Isabelle, les années tarot ? » ? Tu t’étais alors indigné. Tu n’étais pas comme ça, il fallait que je te fasse confiance. Par contre, toi tu avais du mal à me faire confiance et tu voyais d’un très mauvais œil que j’aille aussi jouer au tarot… Avec le recul, je me rends compte que tu avais surtout trouvé un nouveau vivier de femmes seules ou disponibles.

 

Je commence déjà à appartenir à tes « erreurs », comme ton écart d’il y a vingt ans… Tu ne te sens pas un peu seul au bout du compte à toujours agir ainsi ? Je te crois incapable d’amour. La seule personne que tu aimes c’est toi ! Tu n’as pourtant pas pu t’empêcher de me dire lors de notre conversation que c’était moi qui étais égoïste, car je ne me mettais pas à la place de ta femme, je ne cherchais pas à te comprendre et je ne me rendais pas compte des difficultés que tu traversais… Parce qu’il faudrait que je te plaigne en plus ??? Oh que j’imagine ce que tu racontes à ta nouvelle lorsque je te laisse des messages, et sur quel ton larmoyant et désespéré tu le fais ! C’est toi qui es à plaindre… comme tu l’étais avec moi, torturé par ta dualité (alors que ta femme savait). Et je comprends mieux les petites phrases sur certaines fiches de webtarot « Ne pleurs jamais sur quelqu’un qui n’est pas capable de pleurer sur toi » (parce que je mettrais ma main à couper que c’est ta nouvelle qui a écrit ça ! lol). Ce que tu m’as fait, c’est comme si tu m’avais jetée du haut d’une tour ! Sans me laisser aucune chance ! Tu étais pourtant la personne que j’aimais le plus au monde et en qui j’avais le plus confiance, bercée par tes beaux discours creux… Et il faudrait que je te plaigne après ta trahison lâche et la souffrance que tu m’as fait endurer dans la plus grande indifférence ?

 

Ah j’oubliais : si tout cela est arrivé "c’est un peu de ma faute, et il faut que je me remette en question". Tu sentais que tu ne pouvais rien m’apporter (ah bon ?). Moi de l’amour et de la sincérité, ça me suffisait. Mais avec le recul, effectivement même ça tu n’es pas capable de l’apporter à une femme. Et puis il paraît que je suis inactive depuis 2003 ? Tu as même insisté sur 2003 quand je t’ai dit non. Ta femme m’a donné cette raison également : mon inactivité… Tu me fais passer pour une clocharde ou quoi ? C’est ça que tu racontes à ta nouvelle ? Tu me décris comme une femme qui se laissait aller ?

 

Premièrement j’ai travaillé jusqu’en mars 2005 (dois-je mettre en ligne mon dernier bulletin de salaire ?). Ce départ a été négocié à ma demande, puisque selon toi je perdais mon temps dans cette entreprise qui m’exploitait. C’est sans doute un peu vrai, mais moi je m’éclatais bien dans ce boulot (et j’avais quand même un bon salaire si tu te souviens). J’ai donc préparé un dossier pour faire un Fongecif dans la foulée, pour un stage d’assistant réalisateur (je mens ?). Malheureusement mon dossier a été rejeté en commission, faute de budget.

 

J’ai ensuite préparé une validation des acquis lorsque j’ai vu que les places auxquelles je postulais exigeaient un niveau Bac + 5. Or je suis totalement autodidacte. J’ai bossé trois mois sur un mémoire, qu’apparemment tu as lu en diagonale, car si je me souviens bien tu m’avais dit à l’époque que ce n’était pas ton domaine, donc tu n’y comprenais pas grand-chose. Difficile d’échanger alors sur le sujet. (je mens aussi ?) Malheureusement, la personne qui  s’occupait de cette section à la Fac a eu la curieuse idée (même l’Anpe a trouvé ça curieux) de vouloir m’inscrire à des cours pendant un an avant que je présente mon dossier sous prétexte que j’étais totalement autodidacte. Comme je ne voulais pas perdre un an et que ce diplôme ne me servait que pour ma recherche d’emploi, j’ai refusé.

 

J’ai ensuite monté un projet de création d’entreprise pour ouvrir un salon de luminothérapie, et j’ai donc suivi un stage de création d’entreprise via l’anpe. (je mens encore ?) De mémoire, il n’était pas question de t’associer à ce projet (j’envisageais de faire des cabines de massage) pour éviter que ta femme découvre mon existence. Mais c’est vrai que c’était en 2007, et qu’apparemment tu te désintéressais déjà de moi à l’époque.

 

J’ai finalement décidé de devenir distributrice indépendante en mars 2008… Si je calcule bien, j’ai donc consacré trois années à étudier différents projets, tout en menant une recherche d’emploi d’ailleurs (ce que toi tu appelles « inactivité »). Après 25 ans de boulot non-stop, sélectionner les annonces et explorer d’autres voies te semblent donc si curieux ? Tu voulais pourtant justement que l’on développe quelque chose ensemble… M’as-tu fait des propositions ? Et cette année 2008 considères-tu aussi que j’ai été inactive ? Alors que j’allais distribuer ma publicité tous les jours, que j’avais des conférences téléphoniques trois fois par semaine, que j’appelais les gens jusqu’à 20h30… ? C’est effectivement depuis que l’on s’est moins appelé en journée et que l’on a espacé nos « entrevues » du samedi, car bien souvent je bossais le samedi. Alors est-ce parce que j’étais « inactive » comme tu dis, ou est-ce parce que j’étais moins disponible que tu as décidé unilatéralement de te détacher ?

 

Et toi ? Quel projet passionnant as-tu donc développé pendant ce temps ? Tu avais envisagé de devenir formateur, mais tu as bien vite laissé ça de côté. Tu envisageais les massages également, mais tu n’as jamais rien entrepris à ce sujet tant que j’étais avec toi. Je t’encourageais pourtant à demander un congé formation. Depuis huit ans que je te connais, tu parles de quitter ton job… Tu y es toujours… Lequel des deux est « inactif » et ne développe rien ? Ton sujet de discussion favori était pourtant de te plaindre de ton job et de raconter les petites histoires avec tes collègues…

 

Que racontes-tu donc sur moi et ma soi-disant inactivité ? Ne serait-il pas plus simple d’admettre tout bonnement que tu t’es lassé ? Que tu n’as pas su tenir tes promesses et beaux discours sur cet amour unique et éternel qui t’animait ? Pourquoi as-tu donc sorti de ta poche cette date de 2003 ? Est-ce donc là la fin de ta passion ? Remarque, des études disent que chimiquement une passion ne dure pas plus de deux ans… Cette date correspondrait donc bien pour quelqu’un comme toi qui a plutôt les neurones situés au niveau des gonades. Alors, partagé entre la peur de me faire souffrir et la peur que je pète un plomb, tu as continué à venir me sauter avec la même ardeur pendant des mois (voire des années). Quel courage et quelle abnégation !

 

Par contre, ce qui est sûr c’est que depuis que je te connais j’ai effectivement régressé au niveau relations sociales. Pas question que je continue à voir mes amis, et rien à faire pour que tu acceptes de les rencontrer non plus ! Quand à internet, tu as tout fait pour que je m’en écarte… J’étais une femme trop publique à ton goût ! (par contre, toi tu ne te prives de rien à ce niveau-là) C’est sûr, mes sujets de conversation se sont vite restreints à rester dans ma cage dorée.

 

Dans tes explications, tu me donnes également comme raison que « tu t’es libéré de ta vie il y a quelques mois »… Je ne comprends pas bien cette phrase… Rassure-moi ? Tu n’es pas rentré dans une secte, au moins ? Parce qu’entre moi qui dois me frapper la poitrine en répétant « c’est ma faute, ma très grande faute », ta nouvelle qui prend des pseudos genre « Déité », la phrase énigmatique que tu lui écrivais en décembre « Tout dépend si elle a la foi » (euh ? tu parlais de moi là ?)… Si les forces célestes s’en mêlent, on n’est pas sorti de l’auberge ! Il me semblait pourtant que tu fuyais tout ce qui avait trait à la religion. Alors te voir toi parler de foi, c’est à mourir de rire !… mais que ne serait-on pas prêt à faire pour séduire, hein !? Moi c’était le coup de la prédiction… Notre rencontre était écrite dans les astres… Tu te souviens ? Cette porte qu’on t’avait prédit s’ouvrir pour toi à la quarantaine ? Alors, la quarantaine, puis la cinquantaine… ce n’est plus une porte là, mais carrément une bouche de métro où tout le monde circule !

 

Je me trompe ou j’ai senti une pointe d’agacement dans ta voix lorsque tu m’as dit savoir que j’allais faire la folle en teuf ? C’est effectivement mon activité du moment, car là pour le coup je ne fais plus rien depuis le 9 décembre, à part dessiner… Tu croyais que j’allais porter le deuil ? Je me tape déjà une dépression, je peux quand même me distraire un peu pour en sortir, non ? Je sais que le noir affine, mais je crois qu’après avoir perdu 12 kg, je n’en ai pas vraiment besoin. (Au passage, je te signale que je ne prends rien et que j’apprécie d’autant plus.)

 

Quant à savoir pourquoi je suis restée huit ans avec toi puisque je dis maintenant que tu es si horrible, tout simplement parce que je suis naïve et que j’ai gobé tout ce que tu me disais. J’ai mis quinze jours à ouvrir les yeux. Et même ensuite, je me disais « ce n’est pas possible, ce n’est pas le même homme ». Comme on dit : l’amour est aveugle, hein !?

 

Voilà ce que je tenais à te dire. Je le fais par ce blog car je pense que tu n’écoutes pas mes messages. Je me fiche de savoir ce que tu penses de ce blog. Mes proches le trouvent touchant et courageux. Quant au fait qu’il n’y ait eu que neuf commentaires, comme tu me l’as fait remarquer, je ne vois pas pourquoi les gens s’attarderaient à laisser des messages. Ce blog n’est pas fait pour ça. Et si tu veux tout savoir, j’ai accès à la provenance des connexions et aux mots clefs de recherche : une grosse quantité de lecteurs sont des hommes qui posent la question « comment faire pour quitter ma femme ». Alors tu te doutes bien qu’ils ne vont pas chercher à prendre contact ! A tel point que j’ai parfois pensé à faire un billet sur ce sujet. Ce n’est pas que je tienne à ce qu’ils quittent leur femme, mais si ils y sont décidés, au moins qu’ils le fassent proprement. D’autres sont des égarés qui cherchaient la règle du jeu de la chasse au trésor (lol)… donc pas de raison non plus de s’attarder. Il y a une petite poignée qui vient de Webtarot aussi. Je pense qu’ils lisent ça sous forme de feuilleton. Pourquoi pas ? Ca ne me dérange pas. Et quelques femmes qui s’interrogent sur les hommes de 50 ans. Mais si cette question t’intéresse, je peux lancer un sondage si tu le souhaites ? J’en ai la possibilité. Après tout, peut-être que ce blog est utile pour d’autres femmes dans mon cas ?

 

Et que sont ces quelques billets au regard des huit années de "passion" que tu as eues pour moi ? Au regard de cet amour "unique" ? Ca te dérange donc tant que ça, "mon ange" ?

15/04/09

REVENONS AUX CHOSES SERIEUSES

REVENONS AUX CHOSES SERIEUSES

J’ai un peu pété un câble l’autre soir, mais je préfère revenir aux choses sérieuses. Son œil qu’elle se le garde (serait-elle borgne ?). Des yeux j’en ai maintenant à revendre, car cela m’as inspiré toute une série de dessins (que je mettrai d’ailleurs dans la rubrique photo) ! Et puis ce blog est avant tout fait pour parler de moi et pas d’elle !

Cette semaine est curieuse. Il semble que je recommence à reprendre du poil de la bête moralement, mais par contre le physique ne suit pas. Je me suis pesée hier et j’ai encore maigri. J’ai perdu 1,5 kg en cinq jours et je suis maintenant à 61,5 kg ! C’est vrai que ces trois derniers jours je n’ai rien mangé de vraiment consistant. J’ai recommencé à avoir des insomnies également. On va dire que c’est une semaine « sans »… l’anniversaire des deux mois de rupture ? En fait je passe mon temps à dessiner depuis que j’ai ce nouveau logiciel. Cela me fait du bien et m’évite de penser.

Justement, penser à quoi ? La rupture est consommée maintenant. Bien sûr je lui en veux plus que jamais, mais il n’est plus question d’amour ou d’incompréhension. J’ai bien compris qui il était : « un salaud du net », pour le citer. En fait dès mi-décembre cette réalité m’est apparue. Mais c’était un combat avec la sensation étrange que tout ça n’était pas vrai, que j’allais enfin me réveiller et découvrir que je n’avais fait qu’un cauchemar. Et c’était un combat avec moi-même aussi, pour essayer de ne pas sombrer.

Là j’évite de penser à demain.  Car j’ai un monceau de problèmes dressés devant moi, pourtant à régler au plus vite. J’éprouve une certaine latence à me pencher sur tout ça. J’ai encore du mal à regarder devant. Comment regarder l’avenir lorsqu’on n’a plus aucun projet ? Lorsque tout s’est écroulé du jour au lendemain ? Trahie par celui de qui on s’y attendait le moins ? Comment imaginer un nouveau futur ? Sur quelles motivations ? Le cœur est vide. La vision des choses s’arrête au lendemain tout au plus. C’est comme si j’étais une grande carcasse creuse en dedans… Pas étonnant que je maigrisse, la matière est aspirée de l’intérieur selon la théorie quantique sur le vide ! (Je viens de voir sur internet que ça s’appelle l’effet Casimir ! Je suis pliée !)

Comment ai-je pu en arriver là ? Comment est-ce possible d’avoir aimer à ce point quelqu’un qui ne le méritait pas ?  J’ai toujours été une amoureuse, mais jamais à ce point-là. Et par chance ma tête fonctionnait bien en parallèle de mon cœur. Non, je n’ai encore jamais connu une telle passion destructrice. Sont-ce toutes ses déclarations frelatées qui m’ont induite en erreur ? Etait-ce le regard que je croyais qu’il portait sur moi qui n’était que le reflet de mes propres désirs ? L’amour ne serait-il qu’une fiction créée par le regard de l’autre ? J’ai beau connaître le fin mot de l’histoire, je conserve encore en moi une plaie béante. Les premières semaines j’éprouvais un véritable manque. Le manque de sa présence. Ne plus le revoir du jour au lendemain a été vécu comme un deuil. Ne plus l’entendre, ne plus le toucher, ne plus le lire, ne plus savoir ce qu’il fait, ne plus agir en fonction de lui, ne plus l’avoir pour repère… Et pourtant c’était plus une tentative de meurtre qu’un décès, si je dois établir une comparaison. Car Alain est parti de lui-même, m’abandonnant avec préméditation. Mais d’où me vient ce manque de discernement pour me laisser avoir ainsi par le premier gugusse venu ?

Et comment refaire confiance aux autres et à moi-même ? Il est curieux dans ce genre de situations d’éprouver une part de doute sur soi, comme une sorte de culpabilité. Lorsqu’on est quitté, on se sent diminué. Inconsciemment on se demande si on ne l’a pas mérité… Pourtant il me semble être toujours la même. Et surtout tout l’accable pourtant, et non moi.

J’ai toujours du mal à sortir de la maison et à aller aux devant des gens. Le gardien est venu taper à ma porte ce matin. Des ouvriers devaient faire des travaux. Il paraît qu’il avait mis un mot dans ma boîte… mais comme je n’ai toujours pas ouvert mon courrier depuis deux mois ! Je n’ai pas voulu lui ouvrir, car l’appartement est dans un tel état ! J’en ai honte ! Pourtant, il suffirait de pas grand-chose pour que je m’y mette. En prenant les choses une à une, je dois bien pouvoir y arriver quand même !

Samedi j’ai pris la décision d’aller à une teuf. Ce sera le grand jour, celui de mon retour dans le monde des vivants ! Car pour l’instant je me sens vraiment sur une autre planète, totalement à l’écart de tout. La réalité des autres n’est plus la mienne, je le sens bien. Je n’ai plus conscience de l’heure et je vois à peine passer les jours, ni les nuits d’ailleurs. Je subis le temps… moi qui aime d’habitude prendre des initiatives !

Aujourd’hui je suis donc allée chez le coiffeur. J’ai fait un changement radical ! Et je suis très contente de moi car ça me va bien. J’espère que je serai suffisamment en forme pour sortir ce week-end, et surtout que j’aurai réussi à faire disparaître ces grands cercles noirs que j’ai autour des yeux. Je suis plutôt cadavérique en ce moment… Les coiffeuses ont d’ailleurs eu du mal à me reconnaître. J’ai donc dû leur raconter ce qui m’était arrivé. Je les connais bien en plus. Elles étaient catastrophées. Du coup, deux ont travaillé une heure de plus pour me faire la coupe et la couleur dont j’avais envie, bien que je sois arrivée un peu tard pour cela. Ce n’est rien, mais ce geste m’a fait plaisir.

Bon il est tard, je vais aller dormir. Vivement samedi ! Vivement le retour à la vie !

05/02/09

MADAME LA MARQUISE

Madame la Marquise

Aujourd’hui je n’ai rien fait de concret. J’ai dessiné, car j’expérimente un nouveau logiciel que l’on m’a envoyé. (Je remercie d’ailleurs Thierry. Je ne pense pas qu’il lise ce blog, mais je le remercie quand même). Malheureusement, ce soir quand j’ai voulu sauvegardé, tout s’est bloqué… Cinq dessins partis en fumée ! Rageant ! J’y avais passé la journée…

Je n’ai rien fait de tout ce que j’avais programmé. Et c’est comme ça tous les jours… J’ai du courrier de deux mois dans ma boîte, j’ai d’ailleurs vu que le loyer était arrivé avec le rappel du mois précédent que je n’ai toujours pas payé. Je n’ai toujours pas fait mon ménage non plus (depuis deux mois ! ça craint vraiment maintenant). Le pire, ce sont toutes les bouteilles en verre à descendre ! Je prends du jus d’orange bio vendu par demi litre, à raison d’un demi litre par jour… Il doit bien y avoir 60 bouteilles vides dans ma cuisine ! J’en rigole, mais ce n’est pas drôle du tout ! Et ça va être encore moins drôle quand je vais devoir descendre tout ça au container !

Comme j’ai beaucoup maigri, je n’ai plus aucune affaire qui m’aille. Je sors donc tout de l’armoire pour trouver un truc à mettre… et bien sûr ce qui ne va pas reste parterre ! Mon appartement ressemble à un véritable camp de réfugiés ! Et encore, je suis sûre qu’ils sont beaucoup mieux organisés que moi.

Il va falloir aussi que je regarde mes comptes car je ne sais plus du tout où j’en suis financièrement… et je n’ai aucune rentrée. Je n’ai d’ailleurs toujours pas retourné ma déclaration pour la poursuite de mon APL. Je crois bien qu’elle va être coupée ! Ce courrier est arrivé deux ou trois jours avant la séparation. C’est comme pour mon activité, je devais normalement prévenir les impôts en décembre, en vue de la déclaration 2008. Je n’ai pas gagné grand-chose, mais avec eux, on ne sait jamais (Merci Alain ! Tu as vraiment choisi le bon moment pour me faire ton coup de Jarnac ! pour ta rupture du jour au lendemain !).

J’ai un peu d’argent de côté, mais de mémoire ce sont des comptes bloqués. Je vais devoir prendre rendez-vous à ma banque, mais sincèrement je n’en ai pour l’instant pas envie.

En plus, ce matin je me suis aperçue que j’avais pris 600 mg de Lévothyrox !... au lieu de 300. Le double de la dose… C’est un médicament pour la thyroïde uniquement sur prescription. Et comme je ne suis pas retournée chez le médecin ces deux derniers mois (je devais également le faire début décembre), je fais tous les pharmaciens du coin en leur demandant exceptionnellement une boîte de dépannage. Soit il faut que j’étende le périmètre des pharmacies, soit il faut que je me décide à enfin aller chez le médecin ! (D’ailleurs il n’y a pas que ces médicaments qui me manquent). D’habitude, je prenais des boîtes de 100 mg, et puis là, je me suis dit que si je demandais une boîte de 200 mg, elle me durerait deux semaines au lieu d’une seule… et patatra, ce matin j’ai oublié. Par automatisme j’ai avalé trois comprimés, au lieu d’un et demi. Bon, je suis toujours en vie apparemment.

Bref, tout va pour le mieux !

J’ai toujours un sommeil bizarre, et maintenant je fais des rêves en plus ! L’autre jour, j’ai rêvé qu’Alain avait sorti un disque ! (lol). Et dans mon rêve, je regardais la pochette éberluée en me disant « Mais comment il a fait ? On ne sort pas un disque en deux mois ! Il a dû préparer ça d’avance sans m’en parler ! »… Le lien avec la réalité est tout de suite vu !

Une autre fois, il était habillé en judoka et me disait qu’il devait partir. Puis il s’élançait dans le vide.  Il ne tombait pas, il flottait, et il était rattaché par une grande corde. (Là aussi on voit tout de suite le rapport. Par contre, pour le costume de judoka, je ne vois pas). Ah que j’aimerais couper cette corde ! Etre débarrassée une fois pour toute de ce c… ! Avec un peu de chance il s’écraserait au sol comme une crêpe molle : doublement débarrassée de lui ! Ce qu’il y avait de sympa dans ce rêve, c’est qu’ensuite Arthur (le présentateur télé) m’a ramenée à la maison en chaise volante ! Bon pas haut, juste à 20 cm du sol, pour éviter les frottements sur la route quoi ! (c’est bien étudié quand même).

Hier, j’avais une chambre qui ressemblait à mon appartement… aussi bordélique qu’il est maintenant. Ce n’était pourtant qu’une chambre au sein d’un très grand appartement magnifique qui appartenait à Jane Birkin ! (oui, je ne rêve que du Gotha en ce moment). En plus, très sympa Jane ! (lol). Alors là, c’est bon signe : le monde m’appartient ! Il faut juste que je sorte de ma chambre quoi ! Et que surtout j’arrête de m’intéresser aux gens qui n’en valent pas la peine. Dans mon rêve, j’en sortais de cette chambre !

Par contre, côté nourriture, je remange régulièrement. Peu, mais régulièrement. J’ai arrêté de maigrir, mais je fais toujours 63 kg. Ce qui m’a d’ailleurs valu un « salope » venu du fond du cœur de la part d’une amie… qui apparemment a le problème inverse. Je lui ai conseillé de se faire quitter. Et oui, je recommence à rire aussi.

Depuis trois jours, j’ai rebranché msn car j’ai décidé de reprendre contact avec mes anciens amis. Mais ce n’est pas facile. J’ai du mal à sortir de chez moi. J’ai donc également programmé une petite teuf et il va falloir que je me remette en forme d’ici là. Car quand je danse, je danse ! Quatre ou cinq heures d’affilée ! Si ça se passe bien, je compte bien en programmer d’autres d’ailleurs. Possible même que j’aille à un festival cet été. Ca, ça serait super : renouer avec mes anciennes habitudes, celles où je partais toute seule à l’aventure. C’est un grand pas à faire tout de même qu’une enjambée de huit ans…

Je ne pense toujours pas au travail, mais apparemment les autres y pensent pour moi. Une amie qui produit des reportages m’a demandé de lui proposer un projet.

Il faut que je termine ce blog au plus vite. Je n’ai toujours pas rédigé la partie me concernant… et je repousse de jour en jour. Pourtant ce blog m’aide bien, et je suis sûre qu’une fois que j’aurai mis par écrit toutes mes réflexions, je pourrai enfin tourner la page. Il faut aussi que je refonctionne comme avant, comme au boulot, avec des listes de choses à faire, des plannings… Tout ça j’y pense. Le tout est de le mettre en pratique.

Bref, tout va très bien Madame la Marquise !

30/01/09

OFFICIELLEMENT... OFFICIEUSEMENT

OFFICIELLEMENT, OFFICIEUSEMENT

Officiellement, Alain fait partie des maris fidèles respectueux de leur épouse… Mais peut-on sérieusement parler de fidélité quand cette personne a déjà eu au moins deux maîtresses « officielles » ? Car en plus de moi, il avoue volontiers en avoir eu une autre il y a vingt ans, quand sa femme était enceinte (noblesse oblige !)… Un écart qu’il ne s’explique pas, mais un écart qui avait tout de même duré huit mois !

C’est sans doute selon le même phénomène que son « erreur » suivante (car je suis persuadée que c’est ce qu’il dira de notre liaison) a duré huit ans… bien qu’officiellement il me parlât d’amour unique et éternel jusqu’au bout… jusque dans son mail de rupture !

Officiellement, il a eu d’autres complicités sur internet. Selon lui, ce ne prêtait pas à conséquences puisque c’était purement cyber. Mais officieusement, il m’a justement quittée pour une cyber aventure… qu’il souhaite d’ailleurs ardemment devenir réelle. Par combien de fois a-t-il tenté sa chance ? Cette réponse-là ne sera bien sûr jamais officielle.

Et pourquoi donc reste-t-il malgré tout avec sa femme ? Peut-on parler de couple uni lorsque l’un s’éclate sur internet, à chatter des heures entières, pendant que l’autre regarde la télé ? Ce ne sont pas des échanges innocents, au hasard de l’emploi du temps, pour Alain. Il ne faut se consacrer qu’à lui, trois heures durant, chaque soir. Aucun autre intervenant ne pourrait se mêler à la conversation car il ne faut être rien qu’à lui… comme lui déclare n’être rien qu’à vous par la pensée. Ce sont des instants privés, intimes et appelés « magiques », qui vous coupent rapidement de vos habitudes et de votre entourage… C’est une liaison à part entière. Peut-on encore une fois parler d’amour entre lui et sa légitime ? Il affirme pourtant qu’il aime sa femme. Pour mon cas personnel, lorsque j’aime, Brad Pitt pourrait venir chanter la sérénade sous mes fenêtres que je n’y prêterais pas attention.

Peut-on seulement parler de respect lorsque l’on cumule cybers amours officieux et liaisons officielles, non seulement dans le temps, mais également simultanément ? Que penserait-il si sa femme lui faisait la même chose ? Je crois qu’il en ferait une crise cardiaque ! Car si Alain est officieusement volage, il n’en est pas moins officiellement jaloux et possessif ! En effet, tous ses mensonges ne l’empêchaient pas de me faire des scènes de jalousie dont j’ai déjà parlé plus haut. Il appelait ça des « crises de manque ».

A nos débuts, nous sortions beaucoup : restau, amis (les siens), cinéma, teufs. Et puis notre premier jour de l’an, je l’ai passé seule chez moi, et lui en famille… Personne sur l’ordinateur de toute la journée. Un peu déprimée, j’ai décidé d’aller à une « after » Trance dans Paris... juste une ou deux heures dans l’après-midi pour me rapprocher de lui par la pensée. Qu’est-ce que j’avais fait là !? Je l’avais trahi ! J’avais trahi la magie de nos teufs !

Une autre fois, un samedi soir, alors que je venais juste d’arriver chez des amis pour diner, il m’a téléphoné pour me dire qu’il s’était finalement libéré de sa femme et qu’il voulait me voir. Je lui manquais, il était désespéré de me savoir m’amuser loin de lui, je l’oubliais, il se sentait seul… J’ai marché ! J’ai prétexté des maux de ventre et je suis partie au beau milieu de l’apéritif. J’ai fait une heure de route dans le sens inverse pour simplement passer une petite heure à discuter avec Alain… juste en bas de chez lui ! Il était satisfait : j’avais cédé, je n’avais pas passé de soirée en dehors de lui, et il avait confirmation que j’étais bien sous sa coupe.

Quelques temps plus tard, j’avais emmené ma mère pour déjeuner chez son cousin. Les repas de famille sont souvent un peu longs chez nous. A 15h, nous étions encore à table lorsque mon téléphone a sonné. Alain n’était pas content car il n’avait pas de nouvelle de moi depuis midi !

Il y a eu également l’invitation de Fred, son ami DJ. Nous avions diner chez lui et il souhaitait aller à une teuf avec nous le week-end suivant. Mais cela tombait pendant les congés d’Alain qui avait prévu de partir en Vendée avec sa femme. Fred m’a donc proposé naturellement de l’accompagner avec ses amis. J’avais simplement répondu que j’allais y réfléchir... Au sortir du repas, j’ai eu droit à une scène ! C’est d’ailleurs la seule scène qui n'ait pas été téléphonique ou cyber. Alain ne comprenait pas que je n’aie pas décliné tout de suite et de moi-même l’invitation… Ce simple « peut-être » était à lui seul une traîtrise à son encontre ! C’est pourtant ce même Alain qui passait le plus clair de son temps avec sa femme, ce même Alain qui, de par ses aptitudes à aimer deux personnes à la fois, trompait effectivement deux personnes à la fois, et ce même Alain qui se vantait qu’on ne posât aucune question chez lui par respect de l’intimité de l'autre ! Officiellement Alain est très soucieux de la liberté de chacun… officieusement surtout de la sienne !

Au bout de quatre ans de liaison, il était encore capable de m’appeler toutes les cinq minutes au restaurant en hurlant et en m’insultant… parce que j’avais eu la fâcheuse idée d’inviter mon neveu pour son anniversaire à une soirée diner plus cinéma. Le jour même, Alain avait décidé de me voir ! Les choses sont allées très mal quand je lui ai dit qu’il m’était impossible de décommander à la dernière minute. Dans ces cas-là, lorsque je lui tenais tête, son mot favori était « salope ». (Suis un peu bête moi aussi d’avoir accepté cela !)… l’expression de sa détresse selon lui. Ira-t-il jusqu’à insulter sa Déité ? (Quel pseudo ! Ce ne doit pas être la modestie qui l’étouffe)… Commettra-t-il ce suprême sacrilège ?

Curieusement, nous n’avons jamais eu d’anicroche lorsque nous étions ensemble physiquement, hors mis suite au dîner chez Fred. Avait-il peur de gâcher nos séances de galipettes !?

Cela a continué comme ça pendant des années, puis il s’est un peu calmé. Déjà parce que je ne sortais plus, et puis parce qu’il a décidé brusquement de se guérir car il en devenait fou… Ca coïncide d’ailleurs avec son soudain engouement pour le tarot en 2005. Cependant, il était toujours aussi vigilent sur mes possibles affinités sur internet.

Comment, dans ces conditions, imaginer qu’il me ferait ce coup-là huit ans après ? Comment imaginer qu’il semble trouver son attitude des plus normales : « Il ne savait pas comment me le dire car il avait peur de me faire souffrir ». Alors il commence par me tromper sans scrupule, entretient le mensonge jusqu’au bout, et me quitte du jour au lendemain. Croît-il réellement que c’est moins douloureux ? Des coups à se foutre en l’air oui ! (Peut-être est-ce ce qu’il attendait… un suicide pour ses beaux yeux ? Cela aurait complété sa panoplie du sérial-lover). Et est-ce également pour que je souffre moins qu’il n’a jamais daigné prendre de mes nouvelles depuis ? Qu’il n’a jamais même pris la peine de me donner une explication claire, au moins par mail s’il avait peur d’un affrontement direct ? Officiellement Alain est un homme qui sait prendre ses responsabilités… mais officieusement je n’ai jamais vu une telle lâcheté de la part d’un homme digne de ce nom !

Officiellement la femme d’Alain est dépressive. (A l’entendre, elle était au plus mal et il devait absolument se rapprocher d’elle). Officieusement, Monsieur continue tout de même ses agissements sur le net : petits tarots du matin et du soir, assortis de cyber conversations (très officieuses puisqu’il est officiellement censé jouer aux cartes), doublés de petites conférences  dites « musicales » avec sa nouvelle sur un autre site… Il affirme pourtant qu’il travaille sur des projets professionnels en vue d’une future reconversion, et qu’il fait également tout le ménage chez lui pour soulager sa femme tant souffreteuse. Comment trouve-t-il le temps ?... A moins qu’il ne se contente de débarrasser la table le soir pour se donner bonne conscience !?

Comment peut-il faire aussi peu de cas de sa femme ? Sans doute de la même manière qu’il fait peu de cas de ses maîtresses… Il est vrai qu’officiellement sa femme a souvent la migraine et qu’il ne se passe pas grand-chose sexuellement dans son couple, selon ses dires. Connaissant l’appétit d’Alain sur ce point, je devine la teneur des cybers entretiens avec sa nouvelle. Aujourd’hui c’était justement mardi et sa femme travaillait, alors que lui non cet après-midi. Il a donc eu tout loisir de s’adonner à son activité préférée… mais ce ne sont là que sources et supputations officieuses. Toujours est-il qu’il  a probablement conservé le même jour pour ses ébats extraconjugaux… la partenaire et le mode changent… Ah internet, quand tu nous tiens !

L’imaginaire lié au cyber semble d’ailleurs considérablement exciter sa nouvelle. Officiellement elle est pourtant mariée et mère de famille. Elle a affiché ce soir, sur sa page internet « La patience met à l’épreuve la Ferveur… elle maintient et affine le désir »… Tout un programme ! Tandis que lui a laissé naïvement sa phrase « bientôt nos rêves deviendront réalité ». Je la crois aussi tordue que lui, peut-être même plus. Elle tient une prise et joue avec… comme un chat avec une souris. Lequel a donc attrapé l’autre ? Oui je pense qu’elle est calculatrice. Certaines femmes conseillent de se faire désirer, comme par exemple en ne décrochant pas le téléphone quand l’amoureux appelle, ou en déclinant un rendez-vous sous prétexte d’être déjà prise ailleurs, même si ce n’est pas vrai… J’ai toujours trouvé ça grotesque et digne de la cour d’école. Ferait-elle partie de cette catégorie de femmes ? Ou bien hésiterait-elle à s’investir ? Peut-être a-t-elle cerné le personnage et ne souhaite-t-elle que s’amuser quelques temps…

Les rôles se sont inversés. C’est maintenant lui qui est devenu en position d’attente. Moi j’attendais derrière l’écran ou le téléphone. J’avais des scrupules vis-à-vis de sa femme et ne souhaitait pas détruire un couple… Pour sûre, ma candeur a dû le lasser à force. Elle, elle le titille et joue à « cours après moi que je t’attrape ». Je la sens assez bien comme ça.

C’est quelque chose que j’avais déjà senti chez elle il y a quelques jours. Alors que j’avais parlé sur mon blog d’une chanson de Neil Young partagée anciennement avec Alain, elle s’était empressée de lui signaler, toujours publiquement sur sa page, qu’elle réécoutait cette chanson avec plaisir… et sa phrase du jour était visiblement à mon attention, des paroles d’une chanson disant en gros que la roue tournait et qu’on ne pouvait jamais revenir en arrière. Manière de bien me faire comprendre qu’elle était dans la place. Mais ça, je l’avais bien compris toute seule. Et manière de me narguer aussi. Mais ce n’est pas qu’elle soit avec ce c… qui me gêne. Libre à elle de se contenter des miettes. C’est pour le comportement qu’il a eu que je lui en veux, pour ces huit années de mensonge.

Là où ça me satisfait, c’est que je la crois incapable de lui donner ce que je lui ai offert… à commencer par l’honnêteté et la sincérité de mes sentiments. Pas de faux-semblant, pas de calcul, ni de tergiversation à osciller entre deux personnes, à n’appartenir au deuxième qu’à heures fixes, lorsque l’on a réglé les problèmes domestiques de sa vie officielle avec le premier. (Je sais de quoi je parle car j’ai accepté ça de la part d’Alain pendant huit ans). Finalement, c’est peut-être tout bonnement elle ma vengeance !?

Je m’interroge sur ces gens qui fomentent et vivent dans le mensonge avec une jubilation certaine. Lorsque son couple bat de l’aile, ne devrait-on pas commencer par quitter son conjoint, et seulement après, démarrer autre chose ? D’où leur viennent ces déviances ? N’est-ce que l’adoration de la chose cachée leur véritable moteur ? La satisfaction perverse de « rouler » l’autre ? N’est-ce qu’un désir d’érotisme bon marché et non imaginatif ? Peut-on là encore parler d’amour ?

Cela me fait penser à une collègue de travail qui prenait amant sur amant car elle n’était pas heureuse dans son couple. Elle a déclaré un beau jour ne pas pouvoir quitter son mari car, seule, elle ne pourrait pas payer le crédit de sa voiture. Et bien sûr il était hors de question qu’elle se séparât de son véhicule tout rutilant. Elle attendait donc d’avoir trouvé un remplaçant avant de divorcer. Quelles sont donc ces demi-mesures et ces compromis de bas étages ? Non ces gens-là ne savent pas ce que veut dire le mot « aimer »… Ils aiment comme on aime le jambon ou la confiture. Ils aiment en consommateurs.

Officiellement Alain ne quittera jamais sa femme… mais officieusement je crois que cette fois il va laisser femme et enfants. Une seule chose peut-être pourrait l’en empêcher, c’est que maisons et argent sont au nom de Madame. Mais si l’on tient compte qu’il a sans cesse besoin de nouvelles expériences, qu’il décide soudain refaire sa vie est fort probable. Après tout, il a déjà connu à plusieurs reprises les joies de la liaison adultérine, cela n’a donc plus rien d’excitant pour lui. Se donner un nouveau départ pourrait être un challenge qui le séduise. Un homme en proie au démon de midi est généralement stupide. L’âge aidant, la peur de vieillir… et comme Alain est officiellement sensible, mais officieusement égocentrique profond, les trente années passées avec sa femme risquent de ne plus faire le poids…

D’ailleurs, je suis sûre que s’il lit ce blog, c’est officiellement lui qui souffre de ma méchanceté à étaler sa vie en place publique… Le mal qu’il m’a fait est bien entendu purement officieux et passe automatiquement aux oubliettes.

Mais j’avoue que leurs sordides manigances officiellement ne me concernent plus… et officieusement elles commencent effectivement à me lasser. Vivement que j’aie terminé ce blog !

27/01/09

Le rite amoureux de l'homme de plus de 50 ans

LE RITE AMOUREUX DU MALE DE PLUS DE 50 ANS

L’homme de plus de 50 ans est très prolifique en matière de bavardages et de jugements. « Faites ce que je dis, mais ne faîtes pas ce que je fais » est vraisemblablement sa devise. Alain m’a fait partager sa vie, me parlant de sa femme, ses filles, sa mère, sa sœur, de ses amis, de son travail… et me demandant conseil à tout bout de champ.

Cela fait huit ans que j’entends dire qu’il en a marre de son boulot, qu’il n’y est pas reconnu à sa juste valeur, et qu’il serait temps qu’il en change. Je me suis donc gavée pendant huit années toutes les petites histoires avec ses chefs et ses collègues, toujours mesquins bien entendu. Cela fait huit ans qu’il cherche une nouvelle voie, et depuis plus longtemps que ça apparemment, puisque le problème n’était pas nouveau lors de notre rencontre. Par contre, quand moi j’essayais de lui parler de mon travail, cela l’agaçait. Un jour où je lui racontais ma journée, il m’a coupée net : puisque j’étais surchargée, je n’avais qu’à changer ! Il n’était plus question qu’il m’écoute me plaindre de manière stérile ! Il est vrai que de discuter pendant des heures sur Roger qui avait oublié de consigner sur le cahier que la porte du cinquième étage fermait mal et que du coup on risquait encore de chercher des noises à Alain, est beaucoup plus constructif que d’évoquer la difficulté à refaire dans les temps tous les budgets parce qu’on m’avait demandé, sans indication précise, de réinjecter de manière fictive un million d’euros dans la prévision du chiffre d’affaires… A chacun ses petits problèmes !

Bien que jusqu’avant Alain j’aie toujours supporté la pression à mon travail, j’ai fini par effectivement prendre ma décision… à laisser un job où je gagnais plus de 50 000 € annuel, où j’étais Chef de Service avec jusqu’à 20 personnes sous mes ordres. Et ça à 45 ans, tout en sachant que j’étais totalement autodidacte et sans diplôme ! Fallait-il que je sois surmenée pour me laisser bercer par ses belles paroles ! J’ai mis trois ans pour réussir à négocier au mieux mon départ. Trois années pendant lesquelles Alain s’impatientait !

Et lui ? Où en est-il ? Il est toujours dans la même entreprise, toujours agent de sécurité, avec les mêmes petits chefaillons qui l’enquiquinent. C’est vrai, j’oubliais : il se cherchait ! Il souhaitait un job où il pourrait s’épanouir pleinement pour la dernière partie de sa carrière (dépêche-toi, il te reste à peine sept ans avant la retraite !). Ce qui l’intéressait c’était de pouvoir aider les autres, au travers des massages… ou des ondes, il ne savait pas trop (gourou, ça t’irait bien !). Avant d’aider les autres, il pourrait déjà aider sa femme, et avoir un peu plus de compassion pour ses maîtresses !

Fort de cette belle détermination, il me faisait relire une bonne partie de ses courriers ou projets, pour son dossier « formations » notamment (le schéma « synergie » que tu n’arrivais pas à faire, et ta lettre de motivation que j’ai rédigée pour toi, tu t’en souviens ?). A l’époque, il reconnaissait mon savoir-faire et n’était pas avare de compliments ! Pendant des années, Alain a amélioré son module de formation sur les consignes de sécurité. Puis, comme tous ses coups de cœur, cela a semblé le lasser il y a peu.

L’homme de plus de 50 ans s’achète lui-même ses vêtements. J’allais donc avec lui régulièrement pour l’aider à choisir ses fringues : chaussures, survêtements... Je l’emmenais en voiture le mardi après-midi, prenant à cœur mon rôle de « seconde femme ».

Et ensuite il vient dire qu’il lui semblait impossible de construire quelque chose avec moi… Je lui ai certainement plus apporté qu’il ne m’a apporté. Son truc à lui c’était de contribuer à mon bien-être, car selon sa grande théorie qu’il me rabâchait sans cesse « une femme après 45 ans, c’est plié ! »… Il fallait donc que je m’entretienne pour passer ce seuil fatidique, bien qu’il semblât que ce soit sans appel pour toute femme ! J’ai toujours été sportive. Je devais donc lui mettre par écrit mon petit programme de gymnastique pour qu’il contrôle si il était complet et propice à me « prolonger ». En récompense, j’avais droit à des petits massages de visage pour retarder les rides. (En fait, c’est une geisha qu’il lui faut !!!). Il semble oublier que toute femme qui se respecte s’entretient d’elle-même, et personnellement j’ai la chance que l’on m’ait toujours donné dix ans de moins que mon âge… Et pour un homme ? Quel est le seuil fatidique ? 50 ans ? 55 ans ?

Toujours est-il que c’est tout de même moi qui l’ai mis à la piscine ! Il voulait que l’on fasse du sport ? Et bien on en a fait. Il était d’ailleurs très vexé à ses débuts que je nage plus vite que lui. Malgré mon « grand âge » je lui ai fait cracher ses poumons au p’tit vieux ! Question massages, je crois bien que de mon côté je ne lui suis redevable en rien non plus : pour le déstresser, pour le soulager de ses multiples déchirures musculaires (Ah oui, à plus de 50 ans, les problèmes musculaires sont fréquents chez l’homme… une piste pour ce fameux seuil version masculine !?). Encore quelques jours avant notre séparation, ces massages et échanges d’ondes lui étaient bénéfiques et, selon ses dires, nos mardis après-midis nous servaient à nous « ressourcer »… pour aller mieux chatter avec l’autre dans la foulée semble-t-il !

Je me demande quel sport il va prodiguer à l’autre… Va-t-il lui offrir également le livre sur la Méthode Nadaud et contrôler le nombre d’arcs de cercle qu’elle fait par jour ? Va-t-il lui expliquer pendant des heures sur internet comment masser et écraser les petites rides naissantes ?

Une autre chose le préoccupait à mon sujet, en tant que digne protecteur du sexe faible : c’était ma santé financière. Alors que je gagnais plus des trois quarts de son salaire et celui de sa femme réunis, il voulait m’aider à « construire financièrement ». A ce titre, j’aurais dû lui envoyer chaque mois mes comptes. Ca, je n’ai jamais marché. J’ai toujours été indépendante financièrement, je ne voyais donc aucune raison qu’il contrôle mes finances. Il ne m’a d’ailleurs jamais proposé non plus de m’envoyer les comptes de son ménage à ce que je sache ! Demande-t-il les comptes de sa nouvelle ? Comme elle est mariée, doit-elle justifier également les dépenses de son mari ?

La phrase qu’aime à prononcer l’homme de plus de 50 ans juste après l’amour est « As-tu déjà connu une telle jouissance avec tes ex ? ». Dans un esprit d’équité des sexes, j’espère que sa nouvelle ne manquera pas de lui demander également avec qui c’est mieux : avec elle, sa femme, ou moi ? (Qu’elle se rassure, dans ces cas-là, la personne qui pose la question prend peu de risques et elle entend généralement une réponse favorable, car il est difficile d’y répondre sincèrement en fait). Personnellement, cette question m’a toujours étonnée, car je me voyais mal établir une liste pour effectuer des comparaisons. En tant qu’amoureuse convaincue, j’ai toujours eu la chance que ça fonctionne bien de ce côté-là. L’esprit dictant au corps, si l’on aime, on aime jusqu’au bout.

L’homme de plus de 50 ans, en période de rut ou non, n’aime pas rencontrer la famille ou les amis de ses maîtresses. Ma mère m’a fait remarquer pas plus tard qu’hier, qu’en huit ans de temps, bien qu’il se fasse trimbaler dans sa voiture (oui j’empruntais la voiture de ma mère pour aller le chercher), il n’a jamais daigné venir se présenter. J’avais également proposé à plusieurs reprises de passer manger chez ma meilleure amie, mais il n’a jamais accepté… Il ne voulait lier aucun lien avec mon univers. Cet homme-là savait donc bien ce qu’il tramait depuis le début.

L’homme de plus de 50 ans est volage. En parallèle de ses multiples « attentions », il se faisait de nouveaux amis sur différents sites, tout en m’éloignant volontairement de ces mêmes sites. Il savait donc bien depuis longtemps ce qu’il préparait ! Je crois qu’il a commencé à chercher dès 2005, dès qu’il m’a écartée de Webtarot, dès l’épisode avec Supernana…  Plus de la moitié de notre relation faite de mensonges ! (en admettant qu’il ait été sincère au début, ce qui est loin d’être évident). En bientôt quatre ans, il a eu quand même largement le temps de me préparer à cette rupture, non !? Et il m’aurait surtout fait gagner quatre ans de ma vie… Il attendait égoïstement de m’avoir remplacée pour me quitter ! Et quand on cherche, effectivement on finit par trouver !

26/01/09

NUITS BLANCHES (suite) ou La Pêche à la Mouche

Ce qui me fait dire aussi qu'il s'agit de donjuanisme, c'est ce rituel immuable qu'il emploie : l'échange et le partage de musique est son arme de séduction. Pour moi, ça a été la découverte de la Trance. On a tout d'abord parlé des morceaux pop-rock que nous connaissions tous les deux, puis bien vite il m'a fait connaître la Trance Goa... Il repartait dans la Trance grâce à moi, car au bout de plusieurs années il avait soi-disant décidé d'y renoncer juste avant de me rencontrer... Là aussi c'était un miracle selon lui. Il est vrai qu'en matière de pop-rock, il était difficile de m'en apprendre... Il n'était pas question selon lui qu'il ré-écoute toute cette période pop-rock trop liée au passé. Il n'aimait pas la nostalgie, et ne revenait jamais en arrière sur ce qu'il avait aimé. Il était donc en "errance" musicale lorsqu'il m'a connue, cherchant un nouveau courant qui le ferait vibrer... Curieuse similitude avec son comportement envers les femmes... Il a donc replongé dans la magie de la Trance "grâce" à moi.

Et là, je retrouve mon Alain, mon ex-Alain devrais-je plutôt dire, en train d'échanger de la pop-rock avec sa nouvelle. C'est à mourir de rire... Le miracle a dû se produire là aussi, il redécouvre la magie de la pop-rock "grâce" à elle. Je l'imagine bien ressortir toutes ses compils des Beatles and Co et lui envoyer un nouveau morceau chaque soir pour qu'ils l'écoutent ensemble... Des petites attentions, des petits cadeaux, des petites surprises juste pour elle, comme il faisait pour moi... Lui a-t-il envoyé du Neil Young ? Car ça j'y ai eu droit. Entre deux morceaux Trance on a chanté ensemble "Old man sitting by the side of the road..."

Pourtant, la semaine avant de me quitter il écoutait encore de la Trance sur son balladeur ! Dualité avec les femmes, dualité avec la musique. Comment arrive-t-il à lui faire croire qu'il redécouvre cette musique ? Et comment le vit-il surtout après l'avoir tant décriée, appartenant au passé, porteuse de trop de nostalgie ? Il se ment même à lui-même sur ses goûts... Pourquoi revenir soudain sur cette période ? C'est vrai que dans les favoris de sa nouvelle, il n'y a que de la variété française, dont du François Feldman. Il paraît évidemment plus simple de commencer par de la pop-rock pour lui faire miroiter le nirvana. Sera-t-il prêt à écouter du François Feldman pour courtiser sa belle ? Je le crois prêt à tout pour se masturber les neurones derrière son écran. Ce qui m'ennuit le plus, c'est que je lui avais offert un super casque, le top du top, c'est un peu cher payé pour écouter du Feldman.

Apparemment dernièrement il lui a sorti Les Corrs, ça va encore, il ne se trahit pas trop. Sa nouvelle ne connaissait-elle donc pas ? Et bien, y a du boulot ! Et j'ai vu apparaître dans les commentaires "rhalalaaaa ces violons" assortis de nos smileys... Notre :)) qu'elle a déjà adopté en seulement un mois soi-disant... Je note au passage qu'il est inscrit sur ce nouveau site depuis le 14 octobre 2007... Plus d'un an pour me quitter, plus d'un an de mensonges...

Non, nous c'était de la Trance (c'était le leurre qu'il utilisait pour moi, et j'ai mordu à l'hameçon) avec des "rhalalaaaaa cette montée, tu entends Isa ? Elle va nous emmener jusqu'au 7ème ciel". Et puis on tapait pendant des heures et des heures des POM POM POM et des TSI TSI TSI, debout derrière l'écran, en train de danser comme des fous. Ca, j'en ai des pages et des pages consignées dans nos anciens chats. On s'envoyait des sourires, des ondes... ses pensées n'étaient que pour moi et allaient m'accompagner pour la fin de ma nuit avec des "Que ta nuit soit douce ma belle Isa". Tout ça au travers d'un clavier. Tout était magique pour lui. Nous étions en communion d'esprits, j'étais son âme-soeur, un amour pur et grand...

Non, ce n'était pas une belle histoire, puisqu'elle se répète mots pour mots. J'ai même retrouvé des échanges passionnés avec sa nouvelle conquête datant du 09 décembre, le jour où il me quittait, sans préavis ! Il batifolait, sans même se préoccuper de ce qui pouvait m'arriver... Prenant sans doute quelques minutes entre deux pour me rédiger vite fait ce mail de rupture, et m'assurer de son amour éternel dans ses pensées... me parler de sa souffrance à me quitter aussi... Comment peut-on être aussi ignoble ? Je ne lui reproche pas d'avoir cessé de m'aimer, contre ça on ne peut rien... Je lui reproche de ne jamais m'avoir aimée et de m'avoir menti depuis le début par des artifices qu'il semble avoir élaborés et testés depuis longtemps. Mais pourquoi m'avoir fait perdre 8 ans de ma vie ? Pourquoi autant de temps ? Pourquoi cette cruauté dans le mensonge jusqu'au bout ? Et comment a-t-il osé prendre sa femme pour prétexte ? C'est en chattant tous les soirs, en envoyant ses "pensées étoilées", qu'il se rapproche de sa femme ? Son mail de rupture est à vomir !... Son nouveau poisson avait sans doute mordu.

Comme cet homme a dû avoir une vie pauvre en amour, pour qu'il se cherche sans cesse dans le regard des autres ! Non, il ne sait pas à quoi ressemble l'amour. Il ne rêve que de sensations artificielles, il se raconte des histoires de passion. La vie de tous les jours, ça l'ennuie... car il ne connaît pas ces petits pincements au coeur, soudains et inattendus, pour un geste, pour une mimique, pour un regard. Il ne connaît pas non plus ce manque soudain lorsqu'au bout de quelques heures, on n'a pas de nouvelle de l'autre. Il me l'a fait croire au début, mais je vois bien que ce n'était que de la possessivité malsaine. La vraie passion n'est pas faite que de paillettes, c'est celle que l'on ressent tous les jours, à n'importe quel moment. Et moi je l'avais toujours en moi cette petite flamme au bout de 8 ans. Oh, il m'assurait bien que nos ondes magiques passaient encore lorsqu'on faisait l'amour, et ce quelques jours encore avant notre séparation ! Mais même ça il l'a occulté, avec sa pirouette verbale "Oui j'aimais nos mardis, mais je me rendais bien compte que l'on ne pourrait jamais rien construire ensemble"... Mais que voulait-il donc construire ? Il avait déjà sa vie d'homme marié, non !? Puisque sa femme il était censé ne jamais la quitter... Quels rêves mystérieux se raconte-t-il donc ? Pendant près de 8 ans, je l'ai entendu dire qu'il cherchait sa voie professionnellement (à 54 ans, il serait temps !), mais qu'a-t-il fait pour ça ? Moi, mon rêve était clair et net : une maison en Vendée pour être près de lui lorsqu'il serait à la retraite. J'avais arrêté mes petits textes, mes petits poèmes, mes petits dessins, pour ne consacrer mon énergie qu'à ça.

Il est vrai qu'en Inde (oui il a fait la route des Indes pendant deux ans lorsqu'il était jeune... un autre sujet longuement raconté lors de nos premiers chats) il avait eu une prédiction : celle qu'il sortirait de sa période saturnienne vers 55 ans. On lui avait prédit aussi une maîtresse à la quarantaine et apparemment c'était moi. Selon lui notre histoire était écrite... Lui aurait-on prédit une nouvelle maîtresse à 55 ans ? Pour sa période mercurienne ou jupitérienne ??? Je me relis et je ris de moi... Comment ai-je pu gober ces balivernes ? C'est d'ailleurs au nom de cette prédiction qu'il m'a quittée... la prédiction incluait que sa femme allait avoir une maladie mentale. Et je me suis entendue dire le lendemain du mail de rupture que sa femme allait très mal et qu'il n'était pas question qu'il laisse la prédiction se réaliser ! C'est sans doute au nom de cette prédiction qu'il recommence avec une autre... Serait-elle psy ? Des consultations à distance ?

Je crois bien qu'il est incapable d'aimer et qu'il ne s'aime même pas lui-même pour chercher sans cesse à s'étourdir de la sorte. Dieu qu'il aura fallu que je l'aime pour qu'il tienne avec moi 8 ans ! Mais j'étais dans le faux, ce n'était pas cet homme-là que j'aimais. Cette personne n'existait pas... et je me réveille doucement de ce cauchemar, avec pour simple souvenir un pervers qui s'est improvisé gourou. Il est passé à côté de l'amour que je lui offrais, comme il est vraisemblablement passé à côté de celui de sa femme.

Je ne vais pas me remettre en question, non. Je l'ai trop fait pendant les quinze jours où il ne décrochait pas. A me torturer l'esprit pour comprendre. A me demander ce que j'avais bien pu faire. A me dire que ma vie était finie sans lui. A en détester mon corps pour le mal qu'il me faisait... Et ce vide béant et noir devant moi, qui m'appelait... Mon seul défaut est d'avoir laisser fonctionner mon coeur, plutôt que de faire marcher ma tête ! Mais je ne changerai pas, non ! Si je veux gagner sur moi-même, je dois rester intacte, comme avant notre rencontre. Oui je suis naïve, mais c'est cette naïveté et mon regard d'enfant qui me font voir la beauté de la vie. Rien n'est plus beau que la sincérité.

Cette passion que j'ai au fond de moi, je vais la reconstruire. Cet amour que j'ai donné à tort, n'est pas perdu. Je suis en train de lui reprendre cet amour qu'il ne mérite pas. Il ne me le volera pas. Et je sens bien maintenant qu'il est toujours là, prêt à renaître. Je remercie d'ailleurs mes parents de m'avoir donné cette force. Ils ont toujours cru qu'ils avaient fait les trois plus beaux enfants du monde. C'est vrai que ça aide. Mes parents que j'ai sans doute trop voulu prendre pour modèle... A 50 ans, je les ai vus pleurer parce qu'ils allaient être séparés une semaine. Je sais aussi que ma mère a fait une tentative de suicide parce que ses parents étaient opposés au mariage... Peut-on me reprocher cela ? De croire aux belles histoires qui finissent bien ? Tout au plus mon manque de discernement.

Et oui, je suis en train de faire le grand déballage de printemps, de me mettre à poil sur le net, de sortir mes tripes... Cette nuit j'ai écrit jusqu'à épuisement. Il a fallu que j'aille m'allonger une heure, tant je me suis sentie fatiguée à en avoir la nausée. Mais c'est ça, où c'est le gouffre. Je fais tout de suite le choix. Je dois l'expulser au plus vite. Cela fait déjà un mois que je vis ce calvaire, ça n'a que trop duré... Plus mes nuits sont douloureuses, plus mes journées me paraissent possibles sans lui.

Bon, cette fois-ci je vais dormir.

 

Que sera 2009 ?

L'année 2009 ne pourra être pire que 2008 en tout cas...

Depuis mon dernier billet, je ne sens plus cette pression sur la poitrine. Sans doute parce que j'ai trouvé quelques réponses au travers de ce blog. Il est quand même curieux que je l'aie rencontré par un ordinateur, que j'aie forgé un rêve à partir d'internet, et que je le quitte maintenant de la même manière... destruction sur le web...

Je m'imaginais continuer à "démonter" étape par étape cette histoire construite de toutes pièces, mais ce serait trop long. L'essentiel a été dit. J'ai suffisament lu et relu nos anciens échanges pour, je pense, approcher la vérité d'assez près maintenant. Rien ne sert de ressasser encore. J'espère seulement que ce n'est pas un espoir secret caché dans un coin de ma tête qui m'empêche d'aller au bout de ce travail. Admettre la réalité est dur, très dur, lorsqu'on a rêvé pendant 8 ans.

Hier, je n'ai pas écrit. Beaucoup de choses me sont passées par la tête pourtant. Deux SMS m'ont perturbée : un "Pardon Isa" suivi d'un "J'ai honte"... de la part de quelqu'un qui vous a encore raccroché au nez trois jours plus tôt, cela m'a laissée de marbre. Je n'y ai pas cru. Non, ce qui m'a perturbée c'est plutôt la raison de ce revirement subit. Est-ce la peur que je détruise son image jusqu'au bout ? Est-ce pour m'apaiser et que je quitte enfin le site où il va ?... Ou un aveu de culpabilité ? Et puis j'ai cessé de me poser des questions. Je sais simplement qu'apparemment il lit ce blog. Maintenant il en fait ce qu'il en veut, je le laisse face à sa conscience. Ce blog n'est pas pour lui mais bien pour moi. Je me suis fait violence pour l'écrire, mais je pense que j'arrive enfin à exorciser la moindre parcelle d'amour qui aurait pu subsiter pour lui. Car celui que j'ai aimé n'existait pas. Ce n'était qu'un petit homme perdu dans ses chimères, que je n'aurais sans doute même pas remarqué si nous nous étions croisés dans la rue. Il ne polluera pas ma mémoire de souvenirs mensongers, ni d'amères regrets... si ce n'est celui de l'avoir rencontré il y a 8 ans.

Je vais pourtant te faire un dernier cadeau Alain, qui satisfera ton ego j'en suis sûre : je n'ai jamais autant souffert de ma vie, comme j'ai souffert ces trois dernières semaines, jusqu'à se traduire par une douleur physique... Mais je dois bien admettre que c'est un cadeau empoisonné, puisque déjà la douleur s'en va, et que je réalise que je n'ai aimé qu'une illusion. Tu vois, avec Franco, cela a mis près de deux ans pour disparaître. Un mal différent, plus latent... Oui, je sais, j'aborde un sujet qui fâche. Mais, je suis bien obligée de repartir de là, puisque mes huit dernières années se sont envolées en fumée. Franco et moi n'étions pas faits l'un pour l'autre et avons commis beaucoup d'erreurs... mais nous nous sommes aimés sincèrement. La dégradation de nos rapports a été progressive, logique et supportable, malgré notre passion. Cette rupture à multiples rebondissements, s'est finalement transformée en amitié.

Comment pourrais-je restée amie de quelqu'un qui m'a précipitée dans le vide du jour au lendemain, Alain ?... malgré ses belles promesses d'être "toujours là quelquepart"... Je suis tombée, tombée, tombée, en t'envoyant des messages de détresse, et tu n'étais pas là. Je ne sais par quel miracle j'ai réussi à ouvrir un parachute ! sans doute mon amour pour l'écriture... Ou aurais-je un esprit plus fort que le tien, pourtant si manipulateur ? Comment pourrais-je me souvenir des "bons moments" que nous avons soi-disant partagés, alors qu'ils se sont avérés n'être que des mensonges ? De belles parties de jambes en l'air ??? A mon âge, tu te doutes bien que j'en ai déjà eues, et pour moi ça ne représente rien si il n'y a pas une once de sentiments derrière.

J'ai pris la décision d'aller enterrer quelquepart le pendentif que tu m'as offert trois jours avant notre séparation. Acte symbolique pour conjurer le mauvais sort. Tu savais déjà ce que tu préparais, et je comprends mieux maintenant ta phrase "Promets-moi quoi qu'il arrive de ne pas jeter mes petits cadeaux". Tu croyais vraiment que j'allais garder une image intacte de toi après ce que tu m'as fait ? Tu voulais que je reste à me morfondre chez moi en pleurant sur le passé ?... pendant que tu roucoulais avec une autre... Tu as voulu que je sois toute à toi jusqu'au bout, et tu voulais ensuite que je sois encore assujettie à toi même dans la rupture... De quelle étrange matière est donc fait ton coeur ? D'où te vient cette possessivité malsaine ? Et comment as-tu pu sans aucun scrupule prendre ta femme pour prétexte ? Je suis en train de me laver de toi, Alain, et je suis fière de moi. J'en ai bavé ces dernières nuits à regarder la réalité en face, mais ça valait le coup.

Il a fallu que je remonte loin, très loin, jusqu'à mes rêves de petite fille pour comprendre pourquoi tout ça s'était passé, pour me remettre en question aussi. Alors que la plupart rêve de robes de princesse, de châteaux et de princes, moi je rêvais que j'étais le tireur le plus rapide de l'Ouest, que je me battais avec je ne sais quel chef indien ou shérif, toujours très beau bien entendu, que dans le combat mon chapeau de cow-boy tombait... et que mon adversaire tombait instantanément amoureux de moi lorsqu'il découvrait que j'étais une femme. Fantasme curieux, non ? Certainement très riche en enseignement psychanalitique. Je ne suis pas psy, mais si je dois avoir une part de responsabilité, je crois bien qu'elle est là : ma quête de l'amour impossible, celui qui vous chavire le coeur, qui vous oblige à vous surpasser pour qu'il devienne possible... Mais existe-t-il encore des princes prêts à affronter tous les dragons de nos jours ?... Une prédisposition aussi à me laisser choisir, plutôt que de choisir. Une amie me disait un jour qu'avant que de tomber amoureuse, elle commençait toujours par regarder les chaussures du prétendant, pour voir si il était propre sur lui. Comment peut-on raisonner de la sorte en matière d'amour ? Je n'ai jamais trop bien compris. La passion doit vous tomber dessus quand vous vous y attendez le moins, et vous emporter corps et âme comme une vague incontrôlable. Une fois les dragons vaincus, elle reste là au fond de soi, prête à ressurgir dans un échange de regards, dans une mimique attendrissante, dans un frôlement, de manière toujours aussi inexplicable qu'au début. Non, je me refuse à calculer l'amour. Cette triste expérience n'anihilera pas ma richesse intérieure. Je serai peut-être un peu plus prudente quant à laisser tomber ma garde.

Il va me falloir reconstruire maintenant. Ca ne va pas être facile, j'ai fait pas mal de dégâts dans ma vie de tous les jours. Mais qu'à cela ne tienne, je serai assez forte pour retrousser les manches. Je vais me remettre à écrire. Je ne sais pas si j'alimenterai ce blog de mes nouveaux écrits. Je verrai. Mais je sens bien que la vie va être belle... maintenant qu'il n'est plus là !

Bon, je vais aller manger, j'ai faim !

Comment quitter une femme, vite fait bien fait...

Une manière élégante de dire "Casse-toi ! Moi je passe à autre chose" est : "Tu resteras toujours dans mes pensées" ou encore "Je serai toujours présent quelquepart"... C'est pas un peu faux-cul tout ça ? hein ?... On trace un trait quoi ! On fait table rase du passé, tout en restant dans le registre du "magique" bien-sûr... pour se donner bonne conscience.

Désolée, mais depuis 15 jours je n'ai pas vraiment senti ta présence !!!

J'ai bien risqué un petit SMS avant-hier, pour te dire que je n'y arrivais pas, que je n'en pouvais plus... Tu m'as répondu vite fait bien fait, par SMS-retour : "Je ne t'oublierai jamais Isa" !... Tu penses réellement à moi quand tu tchattes avec l'autre ??????????????? Moi, ça m'a fait l'effet d'une fin de non recevoir !

Ci-dessous le fameux mail de licenciement-rupture qu'il avait intitulé "ti'coeur" :

Bonsoir ma Isa,
 
je vis une période infernale moralement,difficile et je souffre de te faire souffrir ainsi que qui tu sais...
 
Je n'arrive plus à trouver d'alternatives... je suis à bout...
 
Je souffre au regard de nos 7 années de bonheur , tous ces merveilleux souvenirs partagés ensemble...tout cet Amour dont tu m'as toujours entourés
 
Je me sens indigne, odieux, sale.... avec un énorme sentiment de gachis, destructions autour de moi...
 
Je savais qu'un jour je devrai payer le prix...seulement je le fais payer à tous.
 
Je t'aime Isa, je t'aime pour tout ce que nous avons échangé, ta présence , ton soutien, ton Amour sans faille...
 
J'ai besoin de recul, si jamais j'arrive à en prendre, je suis exténué, laminé et surtout honteux, meurtris vis à vis de toi et Chantal.
 
Ne me maudis pas, tu es toujours en moi, tu resteras toujours en moi.... tant de merveilleux moments on été échangés entre nous deux.... Je ne les renierai jamais.... ne le renies pas car c'était des années exceptionnelles de bonheur.
 
Surtout essaies d'être sereine, de continuer à aller de l'avant... c'est mon plus grand désir, souhait.... je serai toujours là quelque part... ne flanches pas, je t'en prie, j'ai déjà fait assez de mal comme ça autour de moi...Brilles mon ti' coeur. Sauves au moins ça pour toi, pour moi.
 
Je vais malgrès tout, tout tenter pour que nous puissions partager ensemble notre mardi de Noel et s'offrir notre cadeau d'amour.
 
Sois forte, prends du recul... nous savions qu'un jour ou l'autre nous serions confrontés à ce qui arrive maintenant...
 
S'il te plait, ne renies pas nos 7 années d'Amour.... ne les rejettes pas... je t'en prie
 
Moi je te regretterai toujours, toujours...
 
Tu es un Amour, une femme exceptionnelle.... tu m'as tant offert ...
 
La vie ne semble pas avoir  voulu que nous nous rencontrions au "bon" moment...
 
Je t'Aime Isa
 
Tu resteras à jamais "ma Isa", ma Vénusienne, ma little tranceuse d'amour, mon ti'coeur
 
Je te recontacterai demain.

On croit rêver, non ?... Même pas le courage de me le dire en face ! Même pas le courage de me donner la véritable raison : sa nouvelle rencontre !!! Il a pris sa femme pour prétexte, sans aucun scrupule ! 

Imaginez le choc quand vous recevez ça du jour au lendemain... (Déjà, ça ne fait pas 7 ans, mais 8 ans Monsieur !!!!!!!!!)
 

Tourments d'incompréhension par une nuit d'un triste Noël

Je ne peux plus te joindre et entendre le son de ta voix... Il ne me reste que mon ordinateur pour me confier, durant ces longues nuits d'errement.

Pourquoi m'as-tu abandonnée Alain ? Pourquoi n'as-tu rien dit lorsque tu as senti que l'amour s'en allait ? Toi qui disais que la solidité d'un couple se mesurait à la capacité de surpasser les épreuves... J'étais pourtant ta seconde femme...

Pourquoi n'as-tu pas repoussé le piège d'internet lorsque tu as senti une trop forte convivialité avec cette nouvelle personne ? N'as-tu donc pas pensé à moi ??? Toi qui disais savoir éviter les situations ambigues... Comment as-tu pu mettre au panier nos 8 années ???

Comment ne t'es-tu pas souvenu de nos premiers chats de délire ? Tous deux rivés sur nos écrans à attendre la venue de l'autre, le coeur palpitant. Tous deux à danser comme des fous, jusqu'à ressentir nos ondes sur le clavier... Comment as-tu pu piétiner nos échanges d'images, de belles images aux reflets de notre passion... Quasiment chaque jour des dessins Trance, des photos de notre univers secret, des anges, des colombes, des étoiles... Je t'offrais mes petits dessins réalisés spécialement pour toi. Je t'offrais des poèmes, nous en faisions ensemble aussi en direct sur nos chats... "Viens prends moi la main" te souviens-tu de celui-là ? Tu m'offrais des mp3... Tu disais n'avoir jamais connu une telle magie, une telle communion d'esprits avant... Revis-tu cela avec une autre ? Et cela ne te rappelle-t-il pas notre passion ?

As-tu donc complètement effacé de ta mémoire notre rencontre que tu disais être un miracle de la vie ?

Avant même de m'avoir connue en réel, tellement fasciné par ce qui t'arrivait, tu t'étais confié à plusieurs de tes amis pour leur expliquer ce que tu vivais... Alors comment peux-tu me dire, sans aucun scrupule, que tu vis quelquechose de merveilleux avec une autre femme ??? Je crois réentendre tes mots d'alors. Tu disais exactement la même chose de nous deux. Es-tu donc si inconstant ? si peu sincère avec toi-même ?

Comment peut-on revivre avec quelqu'un d'autre ce qui était supposé être unique ?

Comment peux-tu ignorer nos teufs, où des inconnus venaient nous féliciter tant ils percevaient nos ondes d'amour ? Comment peux-tu oublier que simplement en dansant nous étions proches de l'orgasme ? Tes yeux plongés dans les miens, nos corps réagissant comme si ils s'effleuraient alors que nous étions espacés de plus d'un mètre ? Nous volions Alain, nous volions ensemble... Revis-tu cela avec une autre ?

Comment peux-tu encore ne pas te rappeler que nous ne pouvions rester plus de 2 h sans nous téléphoner, que nous faisions même le trajet le soir en sortant du travail pour se voir et se tenir la main un simple petit quart d'heure, chaque jour, juste pour sentir nos ondes. Ressens-tu cette même impatience et ces mêmes ondes avec une autre ?

La semaine avant notre séparation, nous avons fait l'amour. Et allongée sur le ventre, j'ai ressenti encore tes ondes chaudes tout le long de mon dos. Je t'ai même demandé ce que tu faisais pour me faire un effet pareil : une châleur qui m'envahissait... Tu avais simplement remonter très lentement ta bouche le long de ma colonne vertèbrale avec un léger souffle ! Cela avait suffit à me faire ressentir tout ton être en moi... Tu avais souri en me regardant tendrement, de ce même regard éclairé d'or que je t'avais connu à notre première rencontre. Ce n'était pas il y a 8 ans ça ! Tes ondes pour moi étaient encore bien présentes juste avant notre rupture ! Comment étais-tu donc capable de paraître aussi amoureux alors que tu te liais avec une autre ??? Me suis-je trompée sur toi depuis le début ? Tes regards d'amour n'étaient-ils autres que des regards d'auto-satisfaction à tenir une proie à ta merci ?

Pourquoi aussi, regretter constamment que nous nous soyons malheureusement rencontrés trop tard ? Tu ne pouvais pas délaisser la femme qui avait partagé ta vie pendant trente ans. J'admirais alors ta droiture, me contentant simplement de nos petits bonheurs volés. (J'ai pourtant toujours su que tu aimais ta femme plus que moi, mais je me disais que c'était une autre forme d'amour... Moi j'étais ta petite fée, elle était ta reine) Redis-tu cela à une autre ? Tu m'as pourtant réécrit ce regret dans ton mail de rupture... Alors au bout d'un mois de chat avec une autre, tu plaques tout le monde ?

Je ne comprends rien Alain, et je suis malheureuse à en mourir... Pourquoi donc m'as-tu abandonnée...

Pourquoi donc m'avoir fait voler si haut, jusqu'au bout, pour tout me reprendre du jour au lendemain ? Pourquoi donc ce dédain soudain ?... A ne même pas t'inquièter de mon sort. J'en deviens folle. Ne valais-je donc rien pour toi ? RIEN ?

J'en suis réduite à te chercher partout sur le net, jours et nuits, pour essayer de conjurer ce triste sort et me rapprocher de toi... malgré toi... Et j'en souffre, j'en souffre, j'en souffre... Une douleur obsédante dans la poitrine à me couper le souffle... Pourquoi m'as-tu abandonnée ??????????

Je souhaite un joyeux Noël à mon ordinateur...

LACHETE SOURNOISE

LACHETE SOURNOISE

Tu as laissé s’éteindre la flamme d’amour,

Maintenant un souffle d’hiver fouette mon âme.

Tu as fait des dernières cendres du Toujours

Une torche morte qui git nue et infâme.

 

C’est pourtant ce feu qui me dévore le corps,

Brûlant de l’intérieur les restes de mon cœur.

Reniant tes vœux d’éternité sans un remord,

Tu as en deux heures décidé ce labeur.

 

Tu as coupé tout lien sans aucune inquiétude,

Détruisant brusquement notre immuable passion !

Tu me livres soudain à noire solitude,

Aux tourments obsédants de l’incompréhension !

 

Pour qui m’as-tu quittée ? A qui as-tu donné

Ce que je t’ai offert jusqu’à encor’ hier ?

A qui as-tu conté ce qui m’était chanté

Jusqu’à l’heure dernière de nos cieux éphémères ?

 

Sont-ce les mêmes mots débités en duo ?

Des discours en papier gravés sur ton clavier,

Certains vrais… d’autres faux comme un macabre écho ?

L’Unique est bégayé, conjugué… et renié !

 

Que voulaient dire tes « je t’aime » de la veille ?

Pourquoi ces tendres mots deux jours avant la fin ?

Pourquoi ces cosmiques promesses de merveilles ?

… Comment as-tu pu jouir dans le creux de mes reins !?

 

Depuis quand as-tu ourdi ton obscur dessein ,

Prenant soin de ne jamais te laisser confondre ?

As-tu au moins honte de ton geste assassin ?

Es-tu si lâche que tu ne veuilles répondre ?

 

Attendais-tu donc son accord pour me quitter ?

Si elle disait non, tu serais alors resté ???

Comment as-tu pu avoir tant de lâcheté,

Toi qui m’assurait dans le même temps m’aimer ?

 

Depuis quand le mensonge m’a-t-il reléguée

De la fée de tes songes qui t’a subjugué,

A la femme sans tain que tu souhaites détruire ?

Et pourquoi ce dédain quand je te dis souffrir ???

Je ne dors plus, je ne mange plus, où es-tu ?

… Lui que j’aimais n’était que de paille un fétu !

 

A « Trameur d’esprit » (french translation) qui a tissé pendant 8 ans sa toile perfide autour du mien

(son pseudo principal c'est Mindweaver)

Poème fait la veille de notre dernière conversation... j'errais, en me demandant "Pourquoi ?" et en fait j'avais déjà deviné la réponse ! lol

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