salauds

MAUVAISE HUMEUR... Mais ça fait du bien !

Dimanche matin, déjà… Encore une semaine de passée. Je me suis encore réveillée à des horaires bizarres : 7h du matin pour un dimanche ! Si on m’avait dit ça un jour, je ne l’aurais jamais cru.

Dès le réveil, j’étais de très mauvaise humeur… Une sorte de rancœur, de sentiment d’impuissance, qui persiste dans les pensées et qui vous tient aussi au ventre. Je crois que si il avait été à mes côtés, je l’aurais étranglé de mes propres mains ! Ou plutôt, je l’aurais ligoté pour lui infliger les pires tortures ! Il va falloir que je budgète l’achat de quatre chevaux pour l’écarteler en place publique ! A moins que je me procure des poupées vaudous avec plein d’épingles partout, ça me coûterait moins cher. Je ne vais quand même pas me ruiner pour ce sale type, non !?

Ca va déjà mieux en écrivant ces quelques lignes : quelques petites ondes bien négatives à son égard, ça va bien finir par le faire, non !? A force, il va bien finir par se casser une jambe ou choper le choléra ! La semaine dernière, à un moment où j’étais particulièrement mal, je n’ai pas pu m’empêcher de lui envoyer subitement un SMS pour lui dire qu’il aille rôtir en enfer ! Et je le souhaite sincèrement.

Pas envie d’aller lui casser la gueule directement (je pourrais, je le dépasse de deux têtes !). Il ne mérite pas que je me salisse les mains. Ce n’est qu’un chien galeux, dont j’ai eu le malheur un jour de croiser la route. Je repense à ce qu’il m’avait écrit en 2001, lorsqu’il en était encore à la phase « séduction », et je ne peux m’empêcher de le citer à nouveau car ce passage vaut son pesant d’or :

« Peut on faire plus mal à quelqu’un en lui disant, du soir au lendemain, sans explication, et de la manière la plus cruelle et la plus abrupte qui soit, que c’est devenu subitement sans intérêt ?

     A se demander si ce ne sont pas les « salauds » du net qui ont raison quand ils se comportent sans égard et respect avec leurs homologues du sexe opposé… et bien qu’ils restent tous dans leur misère, leur fange et leurs rencontres minables, tous autant les uns comme les autres, au royaume des névrosés… je les ignore … je les plains…ils sont encore plus bas que le commun des mortels ….. »

 

Et oui, Alain, tu es un de ces « salauds »… Il n’y a pas d’autre mot. Et tu es effectivement plus bas que le commun des mortels ! Je ne me savais pas si faible pour tomber un jour sous le joug de quelqu’un comme toi… Ton donjuanisme va malheureusement me coûter cher, très cher… Je ne sais pas où je vais, mais j’ai l’impression d’y aller tout droit. Je n’ai toujours pas ouvert mon courrier. Je n’ai toujours pas payé mon loyer de décembre… trois semaines de retard… Je n’ai pas rempli le renouvellement de mon Allocation Logement, c’est donc mort de ce côté-là aussi. D’autres factures en souffrance. Je ne retravaille toujours pas… Le bilan est clair : pas de rentrées, que des sorties ! La faillite totale quoi ! Et je ne parle pas de la santé… Remarques, je fais des économies sur le poste nourriture !… Mais pas sur le poste cigarettes : j’en suis à trois paquets par jour !

Voilà à quoi ont mené tes petits jeux, la satisfaction égoïste de tes bons plaisirs, ta lâcheté. On peut ne plus aimer, mais trahir comme tu l’as fait, depuis le début même de notre relation, non ! Tes mensonges et ta désinvolture lors de ta rupture, ton silence et ton dédain ensuite, m’en ont dit long sur toi… Tu ne m’as jamais aimée malgré tes fausses déclarations. Et je t’en veux de m’avoir fait perdre huit ans. Je t’en veux de ton absence face à mon chagrin, de cette négation soudaine, de ce non-respect à mon encontre… C’est comme si tu voulais me faire payer tes propres erreurs.

Lors de nos premières rencontres, même si je te croyais sincère, je pensais que tu vivais une sorte de démon de midi, un petit coup de cœur après tant d’années de mariage. Je t’ai même dit que puisque l’on était amoureux, il n’y avait qu’à vivre ce qu’on avait à vivre… Je pensais en termes de semaines ou de mois, persuadée que devant le compliqué de la situation, notre histoire n’irait pas bien loin. C’est toi qui as tout fait pour me mettre en confiance, en me promettant un « avenir différent » avec des « si on veut, on peut construire quelque chose d’exceptionnel sous un autre mode de fonctionnement ». C’est toi qui m’as fait pendant des années des scènes de jalousie et des crises de manque. C'est toi qui m'as promis l'amour éternel. Je t’ai cru, j’ai baissé ma garde : Et voilà où j’en suis moi, huit ans après ! Huit années de mensonges !... Et tu t’en fiches complètement… Alors ? C’est mieux ailleurs ? Le ciel est plus bleu et l’herbe plus verte ? Tu revis tes petites excitations derrière ton écran ? Curieux quand même que tu reproduises le même mode opératoire… Ah pas facile d’avoir 55 ans dans à peine deux mois ! Il faut bien que tu te donnes l’illusion d’être toujours jeune !

Je sais, je me répète. Et je m’adresse directement à lui encore. Je pense qu’il est malheureusement inévitable que cette rage ressurgisse au fond de moi, devant une telle déconvenue… devant l’anéantissement de huit années d’illusions perdues et des souvenirs qui vont avec. Peut-être aussi un moyen de prendre le temps de parole auquel je n’ai même pas eu droit. Et puis il le mérite bien !

Bon je vais acheter des cigarettes. Je n’en ai plus. J’espère être plus positive à mon retour…

18/01/09

SOUVENIRS, SOUVENIRS...

Cette nuit, j'ai passé mon temps à regarder tous nos échanges... Tu sais ? Les CD que tu m'avais gravés de nos chats... Grand ménage de printemps, quoi !

Et je suis tombée sur un échange de mails lol ! En fait tu réponds par mail à un de nos chats de juillet 2001 (ça faisait déjà près de 4 mois que l'on discutait ensemble sur le net, sans jamais s'être vus) qui apparemment s'était terminé froidement... Je m'interrogeais sur la nature de notre relation et souhaitais prendre du recul. Voilà la réponse que tu m'as faite :

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06/07/01

…«  âme sœur »… ?… ,

  

              Un vide énorme s’est installé depuis ton dernier message…..

 

      Je sais déjà que ni toi ni moi ne vivrons jamais une relation aussi exceptionnelle et magique que celle que le destin nous avait permis de commencer à partager…. ( ou « permet » , … pouvons nous encore espérer parler au présent ?)…relation au goût d’inachevée… acre, amer, ….

 

      Et je me retrouve là, esseulé, devant ce CD inachevé sur lequel j’avais commencé à mettre tant de passion à le concevoir pour te l’offrir  (juste après que nous nous soyons quittés hier soir je commençais déjà à te le graver) ; heureux à l’idée que ce soit « ton  CD » à toi avec tes goûts et la marque de tes poèmes…

      ... comme ces mille et une autres attentions que je t’avais déjà préparées et que je souhaitais t’offrir… juste en échange de tes « sourires », pensant , comme tu le disais, t’apporter un peu de bonheur….

       …quel imbécile et quel prétentieux je suis de l’avoir cru…

 

     Peut on faire plus mal à quelqu’un en lui disant, du soir au lendemain, sans explication, et de la manière la plus cruelle et la plus abrupte qui soit, que c’est devenu subitement sans intérêt ?

     A se demander si ce ne sont pas les « salauds » du net qui ont raison quand ils se comportent sans égard et respect avec leurs homologues du sexe opposé… et bien qu’ils restent tous dans leur misère, leur fange et leurs rencontres minables, tous autant les uns comme les autres, au royaume des névrosés… je les ignore … je les plains…ils sont encore plus bas que le commun des mortels …..

 

    Je ne sais même plus quoi penser de cette femme que je trouvais si créative, pleine de talent et d’avenir , cette femme à qui j’étais si heureux d’apporter et de partager avec elle un « soutien » pour conquérir l’avenir… tout m’apparaît tellement embrouillé maintenant… triste et cruellement lâche..

    … a t elle toujours été vraiment elle même ? ….étais ce bien « elle » qui était toujours de l’autre côté du miroir, ou bien étaient ils « plusieurs » à jouer ?

 

    ...j’ai encore en mémoire « sa » promesse, celle qu’elle m’a faite de m’envoyer par fichier les récits de nos chats….

 

     Je ne sais plus, je ne sais pas qui tu es ou étais vraiment….ni où j’en suis…

               Qui m'aidera à retrouver la sérénité?... 

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Tu vois, toi à l'époque, une simple demande de réflexion, de prise de recul, t'avait choquée... alors que l'on ne s'était encore jamais vus... J'ai d'ailleurs surligné la phrase. Alors comment as-tu pu toi, après 8 ans de relation bien réelle, rompre du jour au lendemain, sans prévenir, me disant encore des "je t'aime" la veille ???? Comment as-tu pu me laisser 15 jours sans répondre à mes appels ? J'ai fini par t'arracher l'explication seulement au bout de ces 15 jours...

C'est pourtant bien toi qui as écrit ce mail... J'en ris et j'en pleurs à la fois, tellement tu me sembles maintenant pathétique...

Je note au passage qu'il y avait déjà de l'exceptionnel et du magique que l'on ne revivrait jamais. Tu peux donc déjà prévenir ta copine Déité qu'elle arrive trop tard, qu'avec moi c'était mieux... C'est pas moi qui le dis, c'est toi qui l'as écrit !

Tiens, je te balance ma réponse d'alors tant que j'y suis (car moi j'avais répondu dans la foulée... pas 15 jours après).

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Date :

Fri, 06 Jul 2001 21:24:12 -0000

 Un petit poisson, un petit taureau... mais comment s'y prendre ?

Je prends du recul pour trouver la réponse à cette question et je ne suis même pas sûre de trouver la bonne... celle qui convienne aux deux, celle qui convienne à deux personnes ayant des perceptions et des enjeux bien différents...

Cette différence de perception je la note déjà quand tu écris que notre relation est devenue soudain sans intérêt pour moi... alors que je n'ai que souhaité marquer une pause, pour réfléchir. Oui j'en conviens de manière qui a pu te sembler brutale... si tu n'avais pas déjà remarqué le ton différent que j'avais adopté à la fin de notre dernière discussion avant hier... Oui c'est vrai, je t'ai dit hier que je n'écoutais plus de musique, ça ne voulait pas dire "plus jamais", mais que là aussi je faisais une pause de ce côté pour garder l'esprit clair, car cette musique sera à jamais attachée à nos discussions. Je me suis sans doute mal exprimée, ou à mi-mots, mais c'est parce que j'ai donné un coup de frein brusque... le dérapage était inévitable, les phrases ne pouvaient donc être sereines et réfléchies... Sur la forme, je te prie de m'excuser, dans les moments d'émotion je parle souvent de manière codée, persuadée que les autres sauront me décrypter... une certaine forme de timidité ou de doute qui m'empêche de dire les choses telles qu'elles sont... mais sur le fond, j'aurais aimé un peu plus de compréhension, sans que tu remettes en cause ce que nous avons vécu ces derniers mois... ton dérapage à toi, sans doute...

Cette différence de perception je la note encore dans la manière même d'appréhender notre relation... un échange innocent de sourires contre un peu de bonheur... échange auquel je me prêtais volontiers, sans arrière pensée... mais jeu dangereux ! échange peut-être pas si innocent que ça... et je pense que tu le sens bien : un seul jour sans nouvelle et tu m'envoies aujourd'hui ce mail plein de doutes, si ce ne sont même des reproches... tu me l'avais prouvé déjà l'autre soir en évoquant le danger à se rencontrer, me faisant prendre ainsi conscience de la situation... nous avons créé et nous enfermons dans une bulle imaginaire... difficile pour un Taureau ! Mais il est vrai aussi que nous n'avons pas les mêmes enjeux. Tu as déjà ta vie, et peux considérer cette bulle comme un refuge épisodique. Moi, je vis seule avec mon chat dans mon HLM et je n'ai pas d'enfant... je n'ai encore rien construit de concret, rien de stable sur quoi me reposer... dois-je faire une demande d'adoption de mon ordinateur ?... car quand tu n'es pas à l'autre bout, c'est bien de cela dont il s'agit, un ordinateur, un simple meuble... et je n'ai plus grand temps devant moi... Les derniers week-ends j'ai trouvé tous les prétextes possibles pour éviter mes amis, afin de ne pas louper nos discussions. Et samedi dernier, j'ai tellement essayé de ne pas sortir que je suis arrivée si en retard à cette soirée... et tu connais la suite... Cette situation n'est plus si innocente que ça... l'imaginaire empiète sur le réel... et toi, avant hier, tu me confirmes que tu ne seras à jamais que des mégaoctets entassés là sur mon disque dur ? que tu te résumeras à des CD et de belles images ? à une goutte d'après rasage qui s'évaporera sur du papier glacé ?

Je sais déjà que tu auras du mal à saisir ce que je cherche à te dire, car tu es Poissons... capable de vivre les choses sur deux niveaux... mais j'espère que tu feras un effort pour avoir durant quelques secondes la vision d'un Taureau qui aime à brouter de la bonne herbe fraîche les quatre sabots sur terre, sans doute incapable de sortir du troupeau même si son esprit vagabonde de temps en temps sur les trains qui passent au loin... Toi tu te guides dans l'espace aux étoiles qui brillent, moi je ne m'éloigne jamais bien loin du sol gardant précieusement des points de repère tangibles...

Et pour l'instant je te demande simplement de me laisser retrouver mes repères, de me laisser resituer les choses, la nature même de notre relation... je me suis méprise... pas sur toi, mais sur moi-même... Et je suis désolée si ma réaction a été si soudaine, mais je ne l'ai réalisé qu'avant hier soir... Je suis partie trop vite, j'ai décollé à une vitesse fulgurante... et le choc est toujours un peu brutal au moment où l'on sort le parachute...

Enfin, pour répondre à ta question, à savoir qui je suis... Je suis bien moi et l'ai toujours été vis-à-vis de toi... par contre je ne sais pas si je suis bien celle que tu as pu imaginer, et l'esprit humain étant si complexe, je ne le saurai sans doute jamais.

Je ne sais pas non plus si cette longue lettre t'aidera à retrouver la sérénité, mais j'aurai tenté de t'expliquer. Cette longue lettre est ce que j'ai voulu te dire hier par "l'ogre n'existe pas"... Je n'ai pas mis fin à notre relation sur un coup de tête, ou par "cruauté", j'ai simplement marqué un stop, le temps de reconstruire mes défenses...

Isabelle

nb : je tiens toujours mes promesses !!! et je suis vexée que tu aies pu en douter

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Cette réponse expliquait en fait que je m'interrogeais à développer une telle relation sur le net. Quant à "l'ogre n'existe pas" cela faisait référence à un petit site "le petit poucet" que j'avais créé à l'époque.

Pour ma promesse, il s'agissait d'écrire l'histoire de notre relation...

Bin, tu vois, je le fais sur ce blog ! lol ! Ca ne commence effectivement pas par le meilleur, et ce n'est vraisemblablement pas fait de la manière dont tu l'aurais souhaité... Mais imagine, si à l'époque on avait pondu un bouquin... pour en arriver là 8 ans après... On aurait eu l'air fin !!!

Au fait ? avec ta nouvelle cyber-copine, c'est aussi l'objectif que vous vous êtes fixé d'écrire votre cyber-histoire pour "construire ensemble" ? (ce sont des mots que tu aimes bien "construire ensemble")... Alors dépêchez-vous, car on va être en concurrence sur ce coup-là ! lol

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