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LA FIDELITE, UNE VALEUR SURE !

LA FIDELITE, UNE VALEUR SURE !

Quand je pense qu’il critiquait ses collègues, pour ceux qui quittaient leur femme. Je pense particulièrement à Ptiminou, un bon ami à lui où il travaille… Un homme qui en est à sa troisième femme. Il fait un ou deux enfants puis il les quitte. Mais c’était tout de même un bon ami à lui et ils devaient plaisanter ensemble sur leur vie intime puisqu’Alain m’avait dit un jour « Il est grave, il a même eu sa période minitel rose ». D’ailleurs Alain n’hésitait pas à se connecter sur l’ICQ de Ptiminou pour m’envoyer des messages pendant les heures de travail. Il devait y avoir quand même une certaine complicité entre ces deux-là. Et puis un jour, cette personne n’a pas pu se rendre chez Alain pour lui réparer son ordinateur comme il le faisait souvent. Alain avait payé d’avance et n’a pas supporté qu’on le fasse passer après autre chose. Le manque de reconnaissance chez lui est toujours très douloureux. Ptiminou est devenu un moins que rien du jour au lendemain.

Je pense aussi à Tonton2A, parrain de l’une de ses filles, ami de plus de vingt ans. Lui aussi collectionnait les conquêtes et adorait d’ailleurs aller en Thaïlande en célibataire. Et puis au bout de plus de vingt ans, Tonton2A n’a plus été bon à jeter aux chiens. Il avait mal vieilli et il n’apportait soudain plus rien à Alain. Je pense encore à un autre de ses collègues dont j’ai oublié le nom, qui vivait avec une femme mais ne pouvait s’empêcher de séduire toutes les caissières. Alain s’était littéralement entiché de lui à son arrivée dans le Service. Très amusé, il trouvait que c’était de son âge… Ce garçon avait quand même plus de trente ans ! Et son autre collègue Roger, qui déclarait ne pas pouvoir se passer de maîtresses… Ah ça devait bien rigoler dans mon dos, entre collectionneurs de conquêtes ! Ce sont des choses qu’il ne m’était jamais venu à l’esprit de mettre bout à bout, mais avec le recul je m’aperçois qu’il ne fréquente que des gens comme lui.

Pour d’autres raisons, je pense également à  Na, un autre collègue, et à Fred, un ami DJ. Pour Na, il me l’a présenté un soir en teuf comme étant un garçon adorable, très calme et très discret. Et puis un jour Alain m’a dit lui avoir vendu un truc plus cher que ce qu’il ne l’avait payé, au motif que Na était finalement sans profondeur et qu’il ne le remerciait jamais quand il avait des attentions pour lui. Personnellement, je n’ai jamais fait de cadeau dans l’espoir d’être remerciée ! Quant à Fred, Alain s’était offusqué qu’il déclare que si il devait choisir un jour entre sa compagne et la Trance, il choisirait la Trance. Au moins ce garçon avait le mérite d’être franc et je crois que c’était plutôt une manière de dire que son amie devait l’accepter avec sa passion. En fait, nous avons passé pas mal de soirées chez Fred, soirées très sympathiques au demeurant. Puis même chose : ce garçon est soudainement devenu égoïste, creux, incapable de reconnaissance vis-à-vis d’Alain ! Nous avons donc cessé d’aller chez Fred. A y bien réfléchir, Alain n’a aucun véritable ami. Il ne cherche que la nouveauté. J’ai également fait les frais de ce processus, une fois totalement à sa merci il n’y avait plus rien à conquérir chez moi…

Ce qui est symptomatique chez lui, c’est ce besoin de reconnaissance. C’est sans doute dû à sa petite taille. J’ai eu le problème inverse, car dépasser tout le monde d’une tête n’est pas toujours facile à vivre, et je n’ai pourtant jamais embêté le monde avec ça ! Pas évident lorsqu’on est ado et que l’on joue sur la plage, d’avoir à porter un mec sur son dos alors que toutes les autres filles sont sur les épaules des garçons, parce que justement on est plus grande que les garçons. Pas évident non plus de voir ses copines flirter alors que les garçons ne s’intéressent pas à vous parce que vous les dépasser. Par contre on ne se privait pas pour venir me demander des conseils sur les méthodes de contraception ou autre. De ce côté-là j’ai toujours été en avance sur mon âge… J’avais la théorie, mais pas la pratique. En plus, toujours première de la classe, ça n’aide pas non plus. J’ai donc opté pour le rôle de la bonne copine. J’ai privilégié l’esprit plutôt que ce grand corps dégingandé que je croyais me faire défaut. J’ai donc arrêté de bien travailler au lycée, pour faire le pitre. J’ai pris du poids aussi, que heureusement j’ai reperdu quand j’ai commencé à travailler. Et ma crise d’ado a subitement cessé.

Est-ce depuis cette période que je manque de confiance en moi ? Est-ce la raison pour laquelle je me fais choisir plutôt que je ne choisis ? Ou est-ce ma perversion à moi de me mettre toujours dans des situations inextricables pour voir comment je vais m’en sortir ? Toujours est-il que le constat est là : je n’ai jamais cherché à conquérir, j’ai au contraire tenté de me faire accepter. C’est un point qu’il faut que je travaille, même si  je ne veux pas changer totalement sur le fond.

Il semble par contre qu’Alain ait développé une toute autre stratégie, beaucoup plus calculatrice. Il veut absolument être admiré. En outre, il est sur la défensive. Ayant toujours peur de se faire rouler, il préfère rouler l’autre le premier. Je le crois incapable de se remettre en question. Il est vrai qu’il se faisait régulièrement casser la figure au sortir de la classe, sous prétexte qu’il était le parigot… Un complexe d’infériorité transformé en complexe de supériorité, face à un complexe de supériorité devenu complexe d’infériorité : comment conjuguer deux personnes aux antipodes ? Mais je suis encore bien bonne de lui trouver des excuses. A bientôt 55 ans il a tout de même eu largement le temps de faire le point, non !?

Bref, pour en revenir aux discours sur la fidélité, Alain était prolifique en la matière. « Nous nous étions malheureusement rencontrés trop tard » car il ne pouvait quitter sa femme. Au début, j’ai eu le malheur de lui dire que l’idéal serait que sa femme trouve quelqu’un d’autre également… Et là j’ai vu une lueur de terreur passée dans les yeux d’Alain. Il m’a répondu, totalement déstabilisé « Mais je serais malheureux ! ». Et moi, toujours égale à moi-même, j’ai occulté ce point en me disant que les choses devenaient un peu trop compliquées pour mon petit cerveau. Forte de ses déclarations enflammées, forte de sa surprise à vivre un amour authentique qu’il n’aurait jamais pu imaginer même dans ses rêves les plus fous (il me l’a dit souvent), je me suis mise à imaginer que ce qui m’avait toujours paru inconcevable était peut-être finalement possible : qu’il existait des gens capables d’aimer deux personnes à la fois. J’ai eu aussi droit à des « Je ne sais pas ce que je deviendrais si l’une ou l’autre disparaissait » et puis à des « Comment tes ex ont-ils pu te faire souffrir ? Comment ne plus aimer quelqu’un comme toi ? ». Là, je crois qu’il a trouvé tout seul la réponse à cette dernière question… Sauf que mes ex n’ont jamais été aussi cruels que lui !

Ses mensonges jusqu’au dernier jour de notre relation, son silence total pendant les quinze jours qui ont suivi notre séparation, puis ses mots durs quand j’ai fini par l’avoir au téléphone : « Ca faisait plusieurs mois que je ne savais pas comment te le dire » « J’aimais nos après-midis mais je me suis vite rendu compte qu’on ne pourrait jamais rien construire ensemble » (c’était bien la peine de me laisser quitter mon boulot !) « Avec un extasy dans le cornet, ça le faisait »… Jusqu’à oser de me demander de rester digne dans la souffrance et de ne pas le déranger dans ses nouveaux émois amoureux ! (Oui, je ressasse un peu, mais ces phrases ont du mal à passer) Oh que non ce n’est pas ce petit être médiocre que j’ai aimé ! Et ce n’est certainement pas lui que je pleurerai ! Il n’est même pas la cause de ma dépression, juste un élément déclencheur tout au plus. Je suis en train d’en analyser les vraies causes, mais j’y reviendrai plus tard si nécessaire. Je m’en voudrais d’être en plus tombée malade à cause d’un c… qui n’en vaut pas la peine !

Ah il a bien dû rire sous cape lorsqu’il n’y a pas si longtemps je lui ai dit qu’un des plus beaux moments de ma vie avait été notre week-end à Biarritz, car nous avions pu passer de vraies journées et de vraies nuits ensemble. Il avait souri, l’air flatté, alors que dans le même temps il faisait du plat à sa nouvelle : mêmes pseudos, mêmes phrases… juste sous mes yeux. Il devait penser que j’étais comme lui et que je continuais d’aller sur Webtarot. Et bien non, puisque je lui avais promis que non, je ne me connectais plus depuis trois ans. Je ne mens pas moi. Je ne fais pas des choses cachées dans le dos de l’autre, moi. C’était vraisemblablement sa manière à lui de « laisser traîner une conversation compromettante », comme la femme d’un de ses amis dont j’ai parlé plus haut, pour que ce soit moi qui prenne la décision de rompre. La lâcheté à l’état pur ! Et après, il vient me parler de dignité ?

A plusieurs reprises, il m’avait parlé d’un logiciel qui permettait de voir sur hotmail si les correspondants étaient réellement déconnectés, ou bien si ils nous avaient bloqués. Il pensait peut-être que j’allais télécharger ce logiciel pour vérifier ses connexions ? Si c’était sa manière de me dire que c’était fini, c’était plutôt raté ! Une phrase anodine de temps en temps dans la conversation, entre deux paroles aimantes me paraît un peu mince comme indice ! Il m’a tellement demandé de lui faire confiance, il s’est tellement montré sous un personnage droit et honnête, il a tellement continué de m’entourer de petites attentions, qu’il m’était difficile d’aller imaginer une troisième.

Quelques jours avant notre séparation, nous avions déliré ensemble sur hotmail, tard le soir, au sujet de la chanson générique du vieux feuilleton télévisé « Zorro ». Cette conversation avait duré un bon moment et j’avais trouvé Alain particulièrement hilare et de bonne humeur… Or, fin novembre, selon ses propres dires, il était déjà « amoureux » de l’autre. Il n’a eu aucune honte, aucun scrupule, à plaisanter avec moi tout de suite derrière sa petite aparté d’amour (oui je connais par coeur ses horaires… son planning amoureux), bien au contraire : toujours cette jubilation malsaine à me faire partager indirectement son excitation. Une semaine plus tôt, un mardi après-midi, il avait même poussé le bouchon à aller se connecter de chez moi sur Webtarot pendant que je faisais la vaisselle. Il avait soi-disant eu envie de faire une petite partie, cela m’avait un peu étonnée car ce n’était pas dans ses habitudes. Là, c’était toujours sa perversité mais dans le sens inverse : faire un petit coucou à sa nouvelle juste avant de s’envoyer en l’air avec moi, et tout en sachant que sa femme l’attendait sagement à la maison. On fait ça quand on a 15 ans (et encore) ! Pas à 55 ! Comment peut-il se regarder dans une glace ? Sa nouvelle était-elle au courant ? Si oui, c’est qu’elle est aussi tordue que lui, et dans ce cas-là les deux font la paire. Sincèrement, si j’avais été informée d’une telle situation au début de notre relation, j’aurais coupé net séance tenante. Le fait qu’il soit marié me posait déjà un cas de conscience, alors une maîtresse par là-dessus, non je n’aurais jamais accepté ! Et pourtant, qui sait, c’était peut-être déjà le cas… Je finis par me le demander.

Arriver à ce triste constat et à de telles interrogations restées encore en suspens, au bout de huit ans de relation, c’est vraiment ce qu’il y a de plus terrible. Plus que la rupture elle-même, qui est passée au second plan depuis longtemps.

21/01/09

NUITS BLANCHES

Encore une nuit de passée... Il est 6h du matin et je suis devant mon ordinateur. Je n'ai pas fermé l'oeil.

Mes journées se passent en fait à somnoler, tâchant d'oublier. C'est le soir que les questions ressurgissent, obsédantes... puis dévorantes à la nuit. J'ai ma vague de désespoir vers 3, 4h du matin à laquelle il me faut faire face chaque nuit. Je me défends par la colère par moments... mais je souhaite ne pas arriver à la phase de vengeance qui serait par trop destructrice. Je ne dois pas chercher à lui nuire, je dois penser à me reconstruire. Il faut que je le laisse pour ce qu'il est, et ma seule consolation c'est que maintenant il sait que je sais ce qu'il est : un pervers.

Pourquoi m'avoir pris 8 ans de ma vie ? Quelques semaines ou quelques mois ne lui suffisaient-ils donc pas ?... Sans doute pour la simple difficulté à me trouver une remplaçante... Je m'en veux de ma naïveté !

Cette nuit encore, j'ai trouvé des messages de lui sur un site, qui datent de plus d'un an et demi ! Nous étions allés à une soirée Trance sur une péniche, avec de la fusion Gnawa. Il y avait des chanteuses que nous avions appréciées. Il se trouve qu'un type du site Trancegoa connaissait l'une d'elles. Il aura fallu qu'Alain se renseigne pour entrer en contact avec elle : un message sur le blog de cette personne en mai, un autre en octobre 2007, et celui de mai se terminait déjà par "j'attends de tes news". Pourquoi ne m'en avoir rien dit à l'époque, puisque nous étions censés partager tout... et notamment notre amour pour ce genre de créations ? Sa duplicité le taraudait selon lui, mais je vois bien qu'il lui fallait non seulement un monde caché de sa femme, mais également un troisième caché du mien. Je me souviens qu'à l'époque il m'avait parlé d'une vieille amie qu'il avait croisée incidemment, qu'elle lui avait laissé sa carte et que dessus était mentionné qu'elle était plasticienne... "C'est quoi plasticienne ?" m'avait-il demandé. Et cette personne se présente justement comme plasticienne sur son site...

Le plus curieux est qu'il n'avait pas pu s'empêcher de m'en parler, ça avait été plus fort que lui, sous forme de mensonge certes, mais il m'en avait parlé quand même avec cette histoire de rencontre fortuite ! Sans doute pour mieux savourer cette éventuelle triplicité. Ca me fait penser à la nouvelle d'Edgar Poe où l'auteur d'un meurtre se fait prendre par perversité : il faut absolument que le monde sache qu'il en est l'auteur pour que sa jouissance soit au comble.

Je ne sais quelle a été la nature de ses échanges avec cette Alexandra, mais à la vue des smileys employés, sa tentative n'a vraisemblablement pas abouti.

Je n'ai plus de cigarettes et il faut que j'attende encore 20mn avant que le tabac ouvre...

J'ai mes cigarettes !!! J'ai mis un pantalon et un gros pull par dessus mon pyjama, et une fois dehors je me suis aperçue qu'il neigeait. J’ai eu une sensation curieuse, celle qui se passait des choses autour de moi. Mes yeux commenceraient-ils à s’ouvrir, pour voir qu’il y a de belles choses autour de moi ?

Une fois dans la boutique, j’ai été confrontée au monde du travail… Une file d’attente, avec des gens pressés… Ils allaient visiblement prendre leur bus après avoir acheté leurs cigarettes. Et ce monde du travail m’a semblé soudain si loin… sorte d’univers irréel auquel je n’appartiens plus. Cela va être mon plus grand pari maintenant que mon activité est morte. Après tout, ce n’est pas plus mal puisqu’elle était liée à lui, et à notre projet d’amour éternel… S’accomplir, comme il disait. Faire de grandes réalisations pour continuer à s’admirer l’un l’autre, le pari étant de se donner les moyens pour que notre relation continue. « Aie confiance » me répétait-il (un peu comme dans le serpent du Livre de la Jungle vu par Walt Dysney) « Si on le veut vraiment, si on le croit, notre amour triomphera des difficultés, il est unique ». Notre projet allait au-delà de sa retraite, je devais trouver le moyen pour que les contingences matérielles ne fassent pas obstacle à ce si grand amour, surtout lorsqu'il serait en Vendée. Il n’avait qu’un souhait c’était que « je brille »… Et du jour au lendemain, après 8 ans, hop-là ! Disparu ! Sa phrase devant mes questions, seulement 2 jours après la séparation, malgré son mail mensonger sur sa souffrance à me quitter et son amour éternel, me résonne encore en tête : « Et oui, tu as une déception amoureuse ! Et alors ? Tu n’en as jamais eue ? » d’un ton sec et froid. Non je n’en ai jamais eue de la sorte… avec autant de cruauté. Les séparations n’étaient pas aussi calculées, pas aussi sournoises… Et elles étaient partagées.

Je vais relever le défi et me trouver une activité où oui je brillerai, pendant qu’il restera dans son obscure médiocrité. Il faut que je prenne un peu de temps pour prendre une voie qui corresponde à mes aspirations… Et puis j’ai un pas de 8 ans à faire pour enjamber ce gâchis. Ce n’est pas si facile que ça. Il faut bien que je prenne mon élan pour repartir de là où j’en étais et passer de 2001 à 2009. Pour l’instant, je digère… Ou plutôt je fais une indigestion. Je veux vomir tout ce poison qu’il a mis en moi, jusqu’à la moindre goutte. Il ne doit rien rester de lui… Rien !

Nuit du 04 au 05/01

Cette nuit, j’ai lu sur le net pas mal d’articles sur le donjuanisme. Il semble que j’aie touché juste… ce besoin de séduire, ce besoin de trophées. Il est surprenant que notre relation ait duré 8 ans, mais cela peut arriver. Combien d’appâts a-t-il lancés avant de me remplacer ? Je vois ses échanges avec sa nouvelle sur d’autres sites. Les smileys sont identiques, les phrases sont identiques :

And all the people around them say “These two ones are so in love, that nothing could separate them” Their dreams will soon come true… Combien de fois me l’a-t-il dit, sous formes diverses et variées ? Notamment lorsque nous sortions. Le regard des autres, c’est cela qui l’importait. Il jubilait lorsque les gens venaient nous complimenter sur l’amour que nous dégagions.

Et je devine les rêves qu’il lui promet puisque ce sont les mêmes qu’il m’avait promis. Le discours ne changent pas. Des paroles de chansons, beaucoup. Il ne se renouvelle pas, il ne sait pas même imaginer. Mêmes échanges de dessins et photos, mêmes procédés. Ce qui m’interroge, c’est la manière dont il s’est présenté cette fois-ci. Aurait-il osé se présenter en mari fidèle ? Sans doute lui a-t-il dit que j’étais son seul écart, dans un moment de doutes ou d’égarement… C’est ce qu’il m’avait dit au début en me parlant d’une aventure qu’il avait eue il y a 20 ans… Un moment d’égarement lié à trop de travail, une relation purement sexuelle… sauf que la fille était tombée enceinte, mais il doutait que ce soit vrai. Sans doute une arme traître d’une maîtresse qui s’accroche, selon lui. Il y a quelques mois, il m’a dit avoir croisé cette ancienne maîtresse « Qu’est-ce qu’elle a changé ! Elle était pourtant jolie fille à l’époque ». Cette simple phrase aurait dû me faire bondir et me faire le ficher à la porte ! Je m’en veux de m’être bouché les yeux à ce point… Je retrouve bien là ce rapport aux trophées.

C’est vraisemblablement ce qu’il dira de moi… une erreur. Une erreur qui a duré 8 ans quand même ! Ce garçon est bien bête pour se tromper si longtemps, et surtout bien lâche pour dire des « je t’aime » jusqu’au dernier jour !!!

Bon je vais arrêter là pour aujourd’hui, mes petits yeux se ferment alors que le jour se lève. Tout est blanc dehors… Le blanc, symbole de pureté… Même le paysage se lave de lui…

Nuit du 05 au 06/01

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