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DISQUE RAYE, TOC ET INSOMNIES

LE DISQUE RAYE, TOC ET INSOMNIE

Je m’aperçois que cela fait plus d’un mois que je n’ai pas écrit de billet sur ce blog. Je n’ai pas vu le temps passer. Demain, toujours demain… Je prends des notes de temps en temps sur un cahier en me disant « Tiens, il faudra que je parle de ça »…

Pour l’instant je me suis réfugiée dans le dessin, ou plutôt sur un logiciel de dessin, car il faut bien avouer qu’il y a de la distance entre le contact franc et spontané avec le papier, et des petits clics sur des options… Le dessin se crée sous nos yeux, comme par magie, mais on se demande parfois si c’est vraiment soi qui l’a réalisé. Le geste est absent et manque. La volupté manque. Elle est remplacée par une sorte de satisfaction intellectuelle à remarquer un détail, que d’autres n’auraient sans doute pas vu (ils en auraient choisi d’autres), et à le mettre en évidence… Une satisfaction à décider d’une couleur ou d’une lumière… mais le dessin reste physiquement très extérieur. Difficile à expliquer tout ça. On ne prémédite pas son dessin. Pour l’instant l’ordinateur mène la danse, car je ne connais pas encore toutes les options et je teste. L’ordinateur propose et je décide de poursuivre ou non dans cette voie.  J’ai produit comme ça un nombre incalculable de ce que j’ai appelé des « nova » : fond sombre, effet d’éblouissement et hop un soleil couchant apparaît. C’est joli, mais c’est lassant, même si le fractal autour est beau. J’en ai plus d’une centaine comme ça dans l’ordinateur.

Heureusement j’ai découvert il y a quelques jours, suite à un mauvais clic, comment faire une sphère. Mais une sphère c’est rond, donc les coins du cadre sont vides et tristes… alors il m’a fallu apprendre à fusionner les calques, pour pouvoir poser mes sphères sur des fonds. Là, le travail est plus intéressant car il faut trouver soit le bon décor qui mettra la sphère en valeur, ou à l’inverse la sphère appropriée qui enrichira le paysage. Car les fonds m’évoquent personnellement des paysages. Là l’ordinateur ne décide pas. Je dois bien avoir deux cents sphères en magasin… Toutes plus belles les unes que les autres (selon moi) mais qui pour l’instant n’évoquent rien. Je dois les retravailler en fonction de ce que j’ai envie d’exprimer. Le dernier dessin en date « Eclipse » m’a pris du temps, parce que cette fois-ci je savais ce que je voulais faire. J’avais obtenu une jolie nacre en guise de sphère, qui m’a tout de suite évoqué la lune, et plus précisément une éclipse. Elle n’a l’air de rien, mais je l’ai travaillée pour qu’elle ait de la brillance à certains endroits et du flou à d’autres. Pour lui donner du volume. Puis à partir d’un vieux fond, j’ai construit le décor autour d’elle. Les choses deviennent enfin intéressantes avec ce logiciel, mais il est vrai que je ne l’ai que depuis fin janvier et que je n’y connaissais rien.

Si je fais une telle digression, c’est parce que le dessin occupe toutes mes journées, ou plutôt mes nuits, depuis plusieurs semaines. Il m’arrive de rester devant l’ordinateur plus de 30 heures d’affilées. Je crois que c’est devenu un TOC. Je ne pense à rien pendant ce temps-là. Comme hypnotisée, je clique et reclique jusqu’à obtenir qui une sphère rouge, qui une sphère bleue… ou top du top une dorée. Je me fixe ce genre de défis. Ou, comme je les enregistre sous un numéro, je décide de manière arbitraire d’aller jusqu’à tel ou tel numéro. J’en oublie même parfois d’allumer une cigarette, c’est tout dire. Puis d’un seul coup, je m’écroule de sommeil. Parfois à 10h du matin, parfois à 17h lorsque l’insomnie dure au-delà de la nuit. Je n’ai plus conscience du jour ou de la nuit en fait. Je n’avais encore jamais éprouvé cela de ma vie. Je ne comprenais d’ailleurs pas les insomniaques. Pour moi, il suffisait de fermer les yeux pour s’endormir !

Alors je dessine de manière compulsive. Ou c’est ça, ou c’est aller l’étrangler de mes propres mains… Pas grand choix ! Quand j’arrête de dessiner, j’ai ces colères intérieures et insupportables qui me reprennent. Les démons ressurgissent : comment peut-on être serein et heureux en ayant rendu les autres malheureux ? En n’ayant pas la moindre once de respect pour autrui ? Je suis sûre qu’il a su se donner bonne conscience depuis, et qu’il a su également trouver de bons arguments pour sa nouvelle conquête. Car c’est un homme qui a une vision égocentrique des choses. Ca je m’en étais déjà rendue compte à plusieurs reprises, bien avant notre séparation.

Son credo était qu’il y avait toujours un prix à payer dans la vie, une facture pour les moments de bonheur… Moi je paie, double-tarif, pour des bonheurs que je n’ai pas connus, pour une trahison où je ne suis pas responsable, pour des instants de leurre, pour un infâme gâchis de huit années… pendant que lui passe son temps à faire le joli cœur. Il m’a tout repris du jour au lendemain sans me laisser la moindre chance de pouvoir au moins me construire des souvenirs, sans me donner la moindre explication, sans même me témoigner un tant soit peu de respect après toutes ces années. Tout n’était que mensonges. J’ai un vide de 8 ans partis en fumée ! Rien à raconter sur cette période, si ce n’est une liaison avec un homme marié en mal de sexe, jonchée de 5 à 7 graveleux qui me font horreur à en vomir. J’ai un disque rayé dans la tête, et je ne sais pas ce qui pourra un jour arrêter cette musique glauque qui résonne à mon esprit. Le dessin ou l’écriture peuvent m’y aider, mais ils m’écartent en même temps des réalités. Pas facile à se reconstruire ! Pas facile à lutter contre une dépression ! Je n’aurais jamais voulu le rencontrer ce con ! (désolée, mais il n’y a pas d’autre mot pour le décrire). Je ne vais donc pas le faire mentir… il va payer pour tout ce qu’il m’a pris, je ne sais pas encore quand et comment, mais il faut qu’il paie. Cela me fera toujours un but dans la vie, puisque je n’en ai plus.

Je n’ai plus envie d’être gentille, de tendre l’autre joue comme par le passé, en me disant « j’ai ma conscience pour moi ». A quoi me sert donc une conscience si les autres autour de moi n’en ont pas ? Je passe pour une naïve, un peu duduche. (J’ai souvent fait sourire quand je raconte que je porte des objets de valeur aux objets trouvés). Et comme je ne montre pas les dents, on profite de moi. Combien de fois ne m’a-t-on pas dit « Tu es trop gentille » ou « Tu te laisses trop faire ». Et puis, après tout, quand je parle de mes projets de vengeance à mon entourage, on me dit « Vas-y ! Fais-le ! ». Tout le monde pense qu’il le mérite. Ils sont parfois même plus énervés que moi !

Curieusement, Alain ne me manque pas le moindre du monde. J’ai réussi à dépasser ce cap. Sur ce point, j’ai fait la part entre la réalité et l’imaginaire. Quand je parle de lui, c’est « ce con » ou « ce connard ». Il m’aura fallu seulement trois semaines pour faire ce constat. C’est vrai que son grand silence pendant cette période m’a fortement aidée. Non, ce qui fait mal c’est ce sentiment d’avoir été blessée de manière totalement gratuite, sans aucun ménagement, et d’avoir été abusée pendant autant d’années. Et dire qu’il prônait la confiance ! Il fallait que je lui fasse confiance, il était quelqu’un de bien en proie à sa dualité ! Par contre, moi j’étais une affreuse célibataire qui risquait de le tromper et de le quitter à tout moment… Il me reprochait d’ailleurs d’avoir eu plusieurs partenaires. J’étais volage parce que j’avais tenté de faire ma vie par trois fois… Cela fait sourire, non ? En tout cas, moi je n’ai jamais trompé personne ! Même par la pensée ! Et il se passait un à deux ans après une séparation avant que je rencontre à nouveau quelqu’un. Apparemment sa dualité il la vit bien maintenant ! Il ne se cache même plus sur le tarot. Quel bel hypocrite !

Dès que je raconte mon histoire, les gens s’accordent à dire qu’il est évident qu’il est coutumier du fait (ah sa femme doit avoir les cornes hautes !), et qu’il m’a gardée sous le coude jusqu’au bout juste au cas où il ne concrétiserait pas avec la nouvelle. C’est cette lâcheté que je lui reproche surtout, et qui remet en cause la sincérité de notre histoire… qui efface tout. On ne peut pas se comporter de cette manière si on a réellement aimé la personne. Oui j’ai bien perdu huit années de ma vie, les années les plus importantes en plus, les plus belles pour une femme. Je me suis retranchée dans mon petit deux pièces à attendre, attendre, attendre, toujours attendre le bon plaisir de Monsieur, à l’âge où j’aurais dû exploser socialement. Une petite vie de femme rangée, pour un type que je ne voyais que deux fois par semaine et qui n’était même pas sincère en plus ! Tant de sacrifices pour rien !

C’est un projet de vie entier qui tombe en miettes du jour au lendemain, après 8 ans d’élaboration constante, et qui vous laisse un goût de néant en bouche, une blessure béante à l’âme. Imaginez-vous jetée sans raison du haut d’une tour par la personne en qui vous aviez le plus confiance ! Vous tombez tout d’abord en vous demandant si vous ne rêvez pas, puis vous en venez vite à vous demander sans cesse pourquoi. Et vous ne voyez surtout pas la fin de cette chute interminable.

Alors je comble mes nuits et mes journées par tout ce qui peut m’éloigner de la réalité. Je ne fais toujours pas mon ménage bien entendu. J’en suis à trois mois de retard de loyer (alors que je peux payer). Mon téléphone de domicile vient d’être coupé (la facture doit être quelque part dans la boîte à lettres). Heureusement, mon portable et mon internet sont en prélèvement. Je ne suis toujours pas allée chez le médecin pour renouveler mon ordonnance. Mon amie productrice m’a demandé un scénario il y a trois semaines, je ne lui ai toujours pas envoyé. Il est pourtant tout prêt, un simple mail me paraît insurmontable… Bref, j’ai un comportement bizarre qui commence à m’inquiéter (lol). Par contre, lui s’occupe bien de lui. J’ai appris qu’il avait trouvé une nouvelle coach sur Paris pour continuer à se procurer les compléments alimentaires que je vendais (ces produits sont décidément excellents !). Il veut s’entretenir pour sa nouvelle ! Il envoie même sa femme les acheter. Sa femme qui a d’ailleurs l’air très dynamique pour quelqu’un qui allait si mal !

Bon j’arrête là pour ce soir... le dessin m'appelle !

MADAME LA MARQUISE

Madame la Marquise

Aujourd’hui je n’ai rien fait de concret. J’ai dessiné, car j’expérimente un nouveau logiciel que l’on m’a envoyé. (Je remercie d’ailleurs Thierry. Je ne pense pas qu’il lise ce blog, mais je le remercie quand même). Malheureusement, ce soir quand j’ai voulu sauvegardé, tout s’est bloqué… Cinq dessins partis en fumée ! Rageant ! J’y avais passé la journée…

Je n’ai rien fait de tout ce que j’avais programmé. Et c’est comme ça tous les jours… J’ai du courrier de deux mois dans ma boîte, j’ai d’ailleurs vu que le loyer était arrivé avec le rappel du mois précédent que je n’ai toujours pas payé. Je n’ai toujours pas fait mon ménage non plus (depuis deux mois ! ça craint vraiment maintenant). Le pire, ce sont toutes les bouteilles en verre à descendre ! Je prends du jus d’orange bio vendu par demi litre, à raison d’un demi litre par jour… Il doit bien y avoir 60 bouteilles vides dans ma cuisine ! J’en rigole, mais ce n’est pas drôle du tout ! Et ça va être encore moins drôle quand je vais devoir descendre tout ça au container !

Comme j’ai beaucoup maigri, je n’ai plus aucune affaire qui m’aille. Je sors donc tout de l’armoire pour trouver un truc à mettre… et bien sûr ce qui ne va pas reste parterre ! Mon appartement ressemble à un véritable camp de réfugiés ! Et encore, je suis sûre qu’ils sont beaucoup mieux organisés que moi.

Il va falloir aussi que je regarde mes comptes car je ne sais plus du tout où j’en suis financièrement… et je n’ai aucune rentrée. Je n’ai d’ailleurs toujours pas retourné ma déclaration pour la poursuite de mon APL. Je crois bien qu’elle va être coupée ! Ce courrier est arrivé deux ou trois jours avant la séparation. C’est comme pour mon activité, je devais normalement prévenir les impôts en décembre, en vue de la déclaration 2008. Je n’ai pas gagné grand-chose, mais avec eux, on ne sait jamais (Merci Alain ! Tu as vraiment choisi le bon moment pour me faire ton coup de Jarnac ! pour ta rupture du jour au lendemain !).

J’ai un peu d’argent de côté, mais de mémoire ce sont des comptes bloqués. Je vais devoir prendre rendez-vous à ma banque, mais sincèrement je n’en ai pour l’instant pas envie.

En plus, ce matin je me suis aperçue que j’avais pris 600 mg de Lévothyrox !... au lieu de 300. Le double de la dose… C’est un médicament pour la thyroïde uniquement sur prescription. Et comme je ne suis pas retournée chez le médecin ces deux derniers mois (je devais également le faire début décembre), je fais tous les pharmaciens du coin en leur demandant exceptionnellement une boîte de dépannage. Soit il faut que j’étende le périmètre des pharmacies, soit il faut que je me décide à enfin aller chez le médecin ! (D’ailleurs il n’y a pas que ces médicaments qui me manquent). D’habitude, je prenais des boîtes de 100 mg, et puis là, je me suis dit que si je demandais une boîte de 200 mg, elle me durerait deux semaines au lieu d’une seule… et patatra, ce matin j’ai oublié. Par automatisme j’ai avalé trois comprimés, au lieu d’un et demi. Bon, je suis toujours en vie apparemment.

Bref, tout va pour le mieux !

J’ai toujours un sommeil bizarre, et maintenant je fais des rêves en plus ! L’autre jour, j’ai rêvé qu’Alain avait sorti un disque ! (lol). Et dans mon rêve, je regardais la pochette éberluée en me disant « Mais comment il a fait ? On ne sort pas un disque en deux mois ! Il a dû préparer ça d’avance sans m’en parler ! »… Le lien avec la réalité est tout de suite vu !

Une autre fois, il était habillé en judoka et me disait qu’il devait partir. Puis il s’élançait dans le vide.  Il ne tombait pas, il flottait, et il était rattaché par une grande corde. (Là aussi on voit tout de suite le rapport. Par contre, pour le costume de judoka, je ne vois pas). Ah que j’aimerais couper cette corde ! Etre débarrassée une fois pour toute de ce c… ! Avec un peu de chance il s’écraserait au sol comme une crêpe molle : doublement débarrassée de lui ! Ce qu’il y avait de sympa dans ce rêve, c’est qu’ensuite Arthur (le présentateur télé) m’a ramenée à la maison en chaise volante ! Bon pas haut, juste à 20 cm du sol, pour éviter les frottements sur la route quoi ! (c’est bien étudié quand même).

Hier, j’avais une chambre qui ressemblait à mon appartement… aussi bordélique qu’il est maintenant. Ce n’était pourtant qu’une chambre au sein d’un très grand appartement magnifique qui appartenait à Jane Birkin ! (oui, je ne rêve que du Gotha en ce moment). En plus, très sympa Jane ! (lol). Alors là, c’est bon signe : le monde m’appartient ! Il faut juste que je sorte de ma chambre quoi ! Et que surtout j’arrête de m’intéresser aux gens qui n’en valent pas la peine. Dans mon rêve, j’en sortais de cette chambre !

Par contre, côté nourriture, je remange régulièrement. Peu, mais régulièrement. J’ai arrêté de maigrir, mais je fais toujours 63 kg. Ce qui m’a d’ailleurs valu un « salope » venu du fond du cœur de la part d’une amie… qui apparemment a le problème inverse. Je lui ai conseillé de se faire quitter. Et oui, je recommence à rire aussi.

Depuis trois jours, j’ai rebranché msn car j’ai décidé de reprendre contact avec mes anciens amis. Mais ce n’est pas facile. J’ai du mal à sortir de chez moi. J’ai donc également programmé une petite teuf et il va falloir que je me remette en forme d’ici là. Car quand je danse, je danse ! Quatre ou cinq heures d’affilée ! Si ça se passe bien, je compte bien en programmer d’autres d’ailleurs. Possible même que j’aille à un festival cet été. Ca, ça serait super : renouer avec mes anciennes habitudes, celles où je partais toute seule à l’aventure. C’est un grand pas à faire tout de même qu’une enjambée de huit ans…

Je ne pense toujours pas au travail, mais apparemment les autres y pensent pour moi. Une amie qui produit des reportages m’a demandé de lui proposer un projet.

Il faut que je termine ce blog au plus vite. Je n’ai toujours pas rédigé la partie me concernant… et je repousse de jour en jour. Pourtant ce blog m’aide bien, et je suis sûre qu’une fois que j’aurai mis par écrit toutes mes réflexions, je pourrai enfin tourner la page. Il faut aussi que je refonctionne comme avant, comme au boulot, avec des listes de choses à faire, des plannings… Tout ça j’y pense. Le tout est de le mettre en pratique.

Bref, tout va très bien Madame la Marquise !

30/01/09

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