ME REVOILA !

J'ai finalement décidé de poursuivre ce blog. J'ai écrit quelques pages, il y a quelques jours, et je les publie ci-dessous car même si je vais un peu mieux... Ce n'est pas encore vraiment ça.

Je remange un peu, mais pas suffisament apparemment (62,5 kg). Positivons ! J'ai récupéré mon poids d'il y a 25 ans !

SUITE DU BLOG  (13/01/09)

Ce matin, je me suis réveillée à 6h30… Mes premières pensées étaient déjà dès le réveil axées sur mes « petits problèmes », sur cette indigestion de trahison, et surtout sur comment j’allais me sortir de tout ça. Heureusement, cela fait déjà 72h où j’arrive à dormir la nuit. De manière un peu bizarre, mais je dors quand même, par plages… Souvent de 20h à 23h, puis de 1h à 4h, et je me rendors ensuite jusqu’à 6 ou 7h. Moi qui ai pourtant d’ordinaire un sommeil de plomb ! Cela est de bon présage pour essayer d’avoir à nouveau des journées « normales ».

Avant-hier j’ai écrit une chanson. J’avais envie de créer. Bien entendu, je suis bien vite revenue à mes anciens démons au travers du sujet évoqué…

EXISTE-T-IL ?

Tu m’as quittée pour une autre sans prévenir,

Laissant un vide où je suis prête à trébucher.

Tu as détruit le moindre de mes souvenirs

Auxquels je ne peux même plus me raccrocher.

 

Et qui voudra de moi, avec mon cœur en miettes ?

Qui recollera ses morceaux éparpillés,

Dispersés loin comme des cendres d’allumettes ?

Qui me voudra, quand tant d’amour j’ai gaspillé ?

 

[Refrain :

Existe-t-il pour moi quelqu’un quelque part ?

Pour qu’il vienne, faut-il que je dorme cent ans ?

Est-c’ la peine d’attendre ? Il est déjà si tard…

Existe-t-il au moins cet amour que j’attends ?

Suis-je encore capable de le reconnaître ?

Puisqu’on m’a tout repris, jusqu’à la moindre larme…

Existe-il en moi la force de renaître ?

Comment me débattre dépouillée de mes armes ?]

 

Qui peut vouloir d’un amour de seconde main ?

D’une âme perdue dans ses chagrins et regrets,

N’ayant que pour espoir que la peur du demain ?

Qui effacera ma douleur à tout jamais ?

 

Qui saura combler l’immensité de ce gouffre

Si froid, si sombre, qu’il me donne le vertige ?

Y aura-t-il quelqu’un pour voir combien je souffre,

Pour m’apprendre à bâtir sur ces tristes vestiges ?

[Refrain] 

Et comment puis-je comprendre ton abandon,

Si soudain que je ne peux en faire le deuil ?

Je t’ai donné mon âme jusqu’à déraison,

Existe-t-il quelqu’un qui malgré tout me veuille ?

 

Qui peut bien vouloir, sans risquer d’être déçu,

D’un coeur où il gèle en dedans comme dehors ?

Qui peut donc aimer celle qui ne s’aime plus ?

Qui voudra de celle que le vide dévore ?

 

[Refrain] 

Point positif en relisant : il semble que je me lamente un peu moins sur le passé pour me tourner un peu plus vers le futur… Même si les idées sont encore bien noires.  

Du coup, hier, j’ai déblayé tout ce qu’il y avait sur le piano (bibelots, papiers à classer … que j’ai posés parterre) pour essayer de trouver une mélodie. Pas facile sur des alexandrins. Pas facile non plus quand je ne sais pas jouer de piano. Je pianotais depuis l’âge de 14 ans, essayant de trouver toute seule de « jolies notes », et ce, de manière épisodique, suivant mon emploi du temps plus ou moins chargé. Mais j’ai arrêté d’en jouer depuis 8 ans. Force est de constater que j’ai arrêté d’en jouer à chaque fois que j’étais en couple d’ailleurs. Je suis même incapable de rejouer mes quelques rares anciens morceaux. Cela m’a un peu assombrie. Je ne pense pas poursuivre cette chanson que je trouve maintenant un peu niaise et surfaite, même si elle traduit pourtant mon état d’esprit actuel. Elle m’aura au moins permis, comme tout ce que j’écris en ce moment, d’apaiser un peu, pour quelques heures, ce mal-être persistant.

Ce matin par contre, je suis restée au lit près de 3h, engluée dans mes réflexions. C’est pour ça que je reprends l’écriture de cette histoire, même si je ne pense pas publier sur mon blog ces passages. Il va être difficile de retranscrire tout ce que à quoi j’ai pensé, parce que déjà une idée en chasse une autre, mais aussi parce que ces réflexions remuent pas mal à l’intérieur.

Il y a encore eu ce couplet sur comment comprendre ce qui s’était passé, comment comprendre cette séparation si soudaine et si cruelle… J’ai pourtant refait l’histoire. Mais n’avoir aucune réponse claire de la part de l’autre est insupportable. Sans doute un faible espoir, qui reste enfoui profondément en moi et que je n’arrive pas à dénicher, d’obtenir enfin la preuve que j’ai quand même un peu compté pour quelque chose, que cette histoire n’a pas été que du temps de perdu, que je ne me suis pas trompée à un tel point… Pourtant les faits sont là. Et il faudra bien que je chasse ce faux espoir au plus vite si je veux me reconstruire, que je coupe tout lien avec ce passé désastreux. Je dois regarder la réalité en face, celle d’avoir été le jouet d’un manipulateur, inconscient de sa perversité, ou conscient je n’en sais rien, qui ne vit qu’au travers de ses fantasmes.

Une chose curieuse qui m’est revenue en mémoire, est qu’il m’avait dit un soir, au début de nos chats : « L’idéal serait que tu te trouves un homme ». Nous n’en étions pourtant qu’à la phase d’émerveillement de notre rencontre sur le net. Des discussions, sans plus, auxquelles nous commencions à être accro il est vrai. Il n’était pas encore question officiellement d’amour, j’étais simplement son égérie. Nous avions souvent tendance à employer les mêmes mots, à avoir les mêmes idées au même moment, à terminer les phrases de l’autre… Enfin, était-ce vrai, ou tout ceci n’appartenait-il qu’à une légende que nous aimions à croire ? Il aimait à le souligner en tout cas lorsque cela se produisait. J’avais trouvé cette réflexion des plus surprenantes, car si je me « trouvais un homme » comme il disait, il était clair pour moi que je ne perdrais plus mon temps sur internet. Nos discussions auraient été vite abandonnées. Ces échanges je les aurais eus avec mon « nouvel homme » dans la vie bien réelle. Cette phrase aurait dû me faire réfléchir sur la nature même des relations qu’il recherchait.

Beaucoup de choses auraient dû me faire réfléchir, et je ne l’ai pas fait. Alors parfois, dans mes longues réflexions, je me demande comment cette situation a pu arriver… Qui a plus vécu dans son imaginaire de nous deux ? Qui a le plus pêché l’autre ? Je pense que ma sincérité me met hors de cause et que l’on ne peut pas me reprocher ma trop grande candeur. Au départ, j’ai chatté avec lui sans arrière-pensée. Un homme marié, père de famille, qui clamait venir se détendre de temps en temps sur internet, m’a plutôt inspiré confiance. Je ne voyais aucun mal à échanger des considérations sur des voyages et des goûts musicaux. Cela me paraissait sans danger.

Et puis, au bout d’une semaine que je le connaissais, je suis partie en week-end chez Coca, une amie suisse qui fréquentait le même site. Elle me taquinait d’ailleurs au sujet d’Alain : « Alors ? Tu as un cyber-amoureux ? ». Je m’en défendais bien : « Mais non, c’est un homme marié, on ne fait que parler musique ». Chaque soir, il changeait de pseudo, et cela étonnait Coca. Elle ne le reconnaissait uniquement que parce qu’il parlait avec moi pendant plus d’une heure. Je devais donc partager mon temps entre Alain, Coca et les quelques autres internautes que je connaissais. Coca s’en amusait plutôt au début. Dès le premier soir à Lausanne, Coca est passée quelques instants sur le site, car elle y était modérateur, et elle est venue soudain me dire « Il y a ton cyber-amoureux qui te cherche partout ». Je m’en suis étonnée car il savait très bien que j’étais absente tout le week-end. Je suis donc allée lui parler quelques instants. Il s’inquiétait pour moi. Il s’inquiétait de savoir si mon voyage s’était bien passé, et je lui manquais déjà… Nous n’avions pourtant à notre actif que trois ou quatre chats à ce moment-là. Cela m’avait un peu surprise. Mais là encore, pas suffisamment malheureusement.

A mon retour en France, nous avons intensifié nos chats du soir. Ils sont bien vite devenus quotidiens et duraient le plus souvent de 22h à parfois près de 2h du matin. Lorsqu’il ne travaillait pas (puisqu’il a des plannings variables), je restais connectée en journée sur l’ordinateur du bureau, au cas où il passerait sur ICQ. Et il passait, fréquemment, quelques minutes, pour me faire des petits « coucou », pour me demander comment se passait ma journée, ce que je faisais. Coca a commencé à me mettre en garde, tout cela ne lui paraissait pas aussi innocent que cela. Et Coca est donc devenue une femme sans profondeur et peu intéressante pour moi selon lui. J’ai donc délaissé Coca au bout de plusieurs semaines, au profit d’Alain. C’est là je pense ma plus grosse erreur. Nous avons vite fonctionné en circuit fermé et je me coupais de plus en plus des autres, même de mes amis de la vie réelle. Technique classique d’enfermement.  Suite à quoi j’ai laissé l’imaginaire prendre le dessus.

Je me suis prise à imaginer qu’il n’était pas marié. Comment expliquer sinon qu’un homme marié puisse passer entre trois et quatre heures chaque soir derrière son ordinateur, week-ends inclus ? J’ai même envisagé qu’il soit handicapé et qu’il n’osât me le dire, prenant pour excuse une soi-disant épouse pour ne pas nous rencontrer dans le réel. Sans même l’avoir vu, j’étais en train de tomber amoureuse.

Ensuite, il y a eu l’épisode du téléphone. Curieusement, alors que tout le monde avait des portables dans sa famille, il n’en voulait pas et n’en avait donc pas… selon lui. Puis soudainement, sa femme lui en a offert un. Avec le recul, je crois bien qu’il a plutôt hésité à me communiquer son numéro. Avant même de s’être rencontrés, en plus de nos chats quotidiens, nous nous sommes donc mis à nous téléphoner plusieurs fois par jour. Il m’appelait le soir aussi, en se planquant dans la salle de bain, juste pour entendre le son de ma voix avant d’aller dormir. On ne se disait pas grand-chose, surtout beaucoup de « hummm » avec des sourires extatiques qui s’entendaient presque dans le combiné.  Ces « hummm », ils me les écrivaient si souvent aussi…

Puis il y a eu la Vendée. Je l’y rejoignais pendant les congés d’été. Mais lui y allait pas loin d’une semaine tous les deux mois. Il m’était impossible de l’y suivre aussi fréquemment. Je m’y rendais en général une semaine en mai et deux à trois semaines en août. Lorsque je ne pouvais l’accompagner, il sortait tous les soirs, sous prétexte d’une promenade digestive, pour m’appeler. Nous restions une heure au téléphone, qu’il vente ou qu’il pleuve. A chaque fois je lui manquais et il déprimait. A l’entendre, il était même incapable de profiter de ses vacances.

Comment devant une telle dévotion de sa part, aurais-je pu résister à ses histoires d’amour exceptionnel et de communion d’esprits, ses histoires d’être faits l’un pour l’autre et de la magie à s’être enfin trouvés ? Il m’avait fait suffisamment parler pour en connaître assez sur ma conception de l’amour… et j’ai alors cru ce que j’avais envie de croire. Ma responsabilité est là. A ma décharge, ses dires et son comportement étaient bien réels eux, simplement dénués de sincérité. Comment ne pas se laisser abuser alors ? J’ai vraiment dû être une proie facile !

Pour en revenir aux appels téléphoniques, il faudra que sa nouvelle sache qu’Alain est réglé comme du papier à musique. Il y a l’appel de 9h, lorsqu’il sort de chez lui pour aller prendre son train, il y a l’appel de 13h lorsqu’il sort pour déjeuner, celui de 14h15 lorsqu’il reprend le travail (entre, il vaut mieux éviter d’appeler car il fait une petite sieste de 13h30 à 14h15) et puis l’appel du soir vers 20h30 lorsqu’il arrive en bas de chez lui. Ce sont les quatre appels principaux. Au début, il y en a un peu plus, des « petites surprises » suivant son activité au travail, à peu près toutes les deux heures en fait. Et pour que ça n’apparaisse pas sur sa facture, à cause de sa femme, il laisse sonner deux coups et il faut le rappeler. On est totalement à sa disposition. C’est d’ailleurs à ce titre que, malgré la séparation, malgré le désespoir où je me trouvais, Monsieur a procédé de la même manière lors de son dernier et unique appel  « pour m’apaiser », la semaine dernière… Il a laissé sonner deux coups ! Ah ça, même dans les pires circonstances, il ne perd pas le nord ! Il fait déjà l’effort de tenter de « m’apaiser », il ne va tout de même pas payer la communication ! Je n’ai pas rappelé ce monstre, bien entendu. J’ai attendu qu’il relaisse sonner et j’ai décroché bien vite avant qu’il ne raccroche… On s’amuse comme on peut ! Et là, j’ai entendu « Rappelle-moi s’il te plaît » et hop raccroché. Bon c’est vrai, la seconde fois la curiosité l’a emporté et j’ai rappelé, tout ça pour apprendre qu’au bout d’un mois quasiment sans nouvelle, il se décidait à me faire cette faveur de vouloir « m’apaiser » ! Comme par hasard, juste après la publication de menaces sur mon blog !

Un détail me revient maintenant à l’esprit. Il devait partir en Vendée l’avant-dernière semaine de novembre, et deux jours avant il m’a dit avoir perdu son téléphone portable. Dès qu’il en a eu un autre, son numéro d’appel est soudain devenu caché et il ne savait pas comment modifier cela… Je crois maintenant que son portable n’a pas été perdu mais que c’était un prétexte pour cacher son numéro, sa nouvelle étant mariée. En effet, un portable neuf présente le numéro en option standard, et il faut justement faire une manipulation pour ne plus l’afficher. Les deux tourtereaux s’appelaient donc déjà mi-novembre. On ne me fera pas croire qu’il ne l’a connue qu’un mois avant notre séparation !

Pourtant, durant cette semaine de congés en novembre, il m’a appelée et il m’a envoyé des SMS ! C’est vrai, moins assidûment et moins longuement que d’habitude, mais les circonstances s’y prêtaient moins aussi. Il était seul avec sa femme là-bas, et le froid faisait qu’il lui était difficile de prétexter une promenade. Sa femme déprimait selon lui, et sortait moins également. J’étais moi-même occupée par mon nouveau travail. Il m’a tout de même envoyé des photos de vacances, comme il le faisait toujours, des couchers de soleil surtout. Je pense qu’il envoyait les mêmes à l’autre. Et puis un soir, contre toute attente, il s’est connecté sur hotmail : des mots d’amour… je lui manquais. Deux semaines avant notre séparation !

J’étais contente, car à cette époque de l’année il est difficile de trouver un bar ouvert qui ait une connexion internet. A y bien réfléchir, il est clair que c’était encore ce phénomène de perversité : vivre cette triplicité devait l’exciter. Il avait dû contacter sa nouvelle juste avant moi et était tout content de me faire partager à sa manière la joie de sa forfaiture. Ce soir-là, il avait d’ailleurs été interrompu quelques instants, où je m’étais demandée pourquoi il ne répondait soudain plus. Il m’a ensuite dit qu’il venait d’avoir un problème avec un client saoul. Cette personne lui aurait dit quelque chose qui ne lui avait pas plu. Selon moi, il s’agissait plutôt d’un client qui avait dû voir par-dessus son épaule qu’Alain faisait les mêmes déclarations à deux femmes différentes. Une réflexion grivoise avait dû fuser dans le bar. Ce ne sont que des supputations, mais je crois que je ne suis pas loin de la vérité. Effectivement, si tel est le cas, cette réflexion n’avait pas dû plaire du tout à cet être qui se croit irréprochable, et certainement très fier de ses manigances !

Il y a quelques jours, j’ai parcouru les statistiques de fréquentation du site de tarot. Alain a joué beaucoup moins de parties au second semestre 2008, quelque soit le pseudo qu’il utilisait. Quant à sa nouvelle fiche sous le nom de Mindy, elle existe depuis janvier 2008. Sans commentaire. La fiche de Déité a été créée le 12 novembre 2008, et cette personne n’a jamais joué aucune partie. Elle a donc bien fait une nouvelle inscription uniquement pour chatter en toute discrétion, mais les liens s’étaient bel et bien déjà tissés auparavant. En effet, j’imagine mal quelqu’un arriver sur ce site et s’enfermer dès le premier soir avec un inconnu sur une table pour « discuter » ! Depuis combien de temps m’a-t-il menti ? Depuis combien de temps jubilait-il à mener une vie de père de famille, tout en me gardant sous sa coupe et en me voyant une à deux fois par semaine pour faire l’amour… et tout en draguant dans le même temps, sur le net le soir, pour laisser libre-court à de nouveaux fantasmes ? Le pire est qu’il finit lui-même par croire à ses propres mensonges.

Autre découverte attérante : sur son profil de Myspace, il se déclare célibataire ! Et cela depuis plus d’un an puisqu’il ne s’est pas connecté sur ce compte depuis janvier 2008. La chasse était donc déjà ouverte !

Une chose est sûre, c’est que cet homme-là a compartimenté toute sa vie en multiples cases. Tout est rangé, organisé et réfléchi. Il bâtit des stratégies et se ménage toujours des portes de sortie. Il était d’ailleurs comme ça dans son travail, offrant un visage humble par devant, et œuvrant par derrière, passant par des amitiés extérieures ou supérieures. Toujours aussi gourde, je croyais à l’époque que tout le monde était méchant avec lui et qu’il était normal qu’il se défende. Il était également pareil en amitié, des complicités soudaines puis des désenchantements tout aussi subits. En général, il s’estimait avoir été trahi, pas assez reconnu pour sa juste valeur. Il a construit sa vie de la même manière. Lorsqu’il se racontait, c’était toujours en termes de « périodes ». Il vivait une tranche de vie, puis il fermait la porte pour passer à une autre. C’était comme si il parlait d’une construction longuement réfléchie. Il prenait les plaisirs de la vie, sans rien donner en échange, puis il jetait, répondant à une étrange planification que lui seul connaissait, et quel qu’en soit le coût pour les autres. Cela fait montre d’un égocentrisme forcené, voir même d’égoïsme. Et je fais malheureusement partie intégrante de ce mécanisme… Il y a eu les années Trance, comme il y a eu les années Isabelle ! Je n’ai donc été pour lui qu’un objet de plaisir ou de divertissement dans sa longue construction personnelle, et je deviendrai vraisemblablement rapidement une erreur de parcours à qui voudra l’entendre.

J’ai donc repensé à tout cela ce matin dans mon lit et j’ai cherché à savoir pourquoi j’avais plongé aussi facilement, et pourquoi aussi, ayant maintenant ouvert les yeux, je continue à éprouver un tel manque. Mon cheminement de pensée m’a très vite orienté sur le décès de mon père. Cela a réveillé une douleur en moi, et je m’aperçois qu’il m’a fallu écrire je ne sais combien de pages avant d’arriver à ce point… qui a pourtant été l’objet principal de ma réflexion de ce matin ! Je pense avoir touché un point crucial. Et je prends encore prétexte de la nuit tombée pour ne pas aborder encore ce thème. Je le ferai demain matin, car j’ai déjà écrit la journée entière. Toujours est-il que j’ai recommencé à prendre mon traitement aujourd’hui, après près de cinq semaines, que j’ai commencé à déblayer quelques détritus de chez moi (mais il en reste encore pas mal !), et que je me sens plus sereine ce soir.

Je ne veux pas que la dépression s’installe, et elle ne s’installera pas. Je dois absolument finir ce travail au plus vite !

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