LE GOUFFRE

15 jours à ne pas dormir et à ne pas manger, sans ne rien comprendre... A vouloir me ficher en l'air... Monsieur ne répondait pas à mes appels.

Tourments d'incompréhension par une nuit d'un triste Noël

Je ne peux plus te joindre et entendre le son de ta voix... Il ne me reste que mon ordinateur pour me confier, durant ces longues nuits d'errement.

Pourquoi m'as-tu abandonnée Alain ? Pourquoi n'as-tu rien dit lorsque tu as senti que l'amour s'en allait ? Toi qui disais que la solidité d'un couple se mesurait à la capacité de surpasser les épreuves... J'étais pourtant ta seconde femme...

Pourquoi n'as-tu pas repoussé le piège d'internet lorsque tu as senti une trop forte convivialité avec cette nouvelle personne ? N'as-tu donc pas pensé à moi ??? Toi qui disais savoir éviter les situations ambigues... Comment as-tu pu mettre au panier nos 8 années ???

Comment ne t'es-tu pas souvenu de nos premiers chats de délire ? Tous deux rivés sur nos écrans à attendre la venue de l'autre, le coeur palpitant. Tous deux à danser comme des fous, jusqu'à ressentir nos ondes sur le clavier... Comment as-tu pu piétiner nos échanges d'images, de belles images aux reflets de notre passion... Quasiment chaque jour des dessins Trance, des photos de notre univers secret, des anges, des colombes, des étoiles... Je t'offrais mes petits dessins réalisés spécialement pour toi. Je t'offrais des poèmes, nous en faisions ensemble aussi en direct sur nos chats... "Viens prends moi la main" te souviens-tu de celui-là ? Tu m'offrais des mp3... Tu disais n'avoir jamais connu une telle magie, une telle communion d'esprits avant... Revis-tu cela avec une autre ? Et cela ne te rappelle-t-il pas notre passion ?

As-tu donc complètement effacé de ta mémoire notre rencontre que tu disais être un miracle de la vie ?

Avant même de m'avoir connue en réel, tellement fasciné par ce qui t'arrivait, tu t'étais confié à plusieurs de tes amis pour leur expliquer ce que tu vivais... Alors comment peux-tu me dire, sans aucun scrupule, que tu vis quelquechose de merveilleux avec une autre femme ??? Je crois réentendre tes mots d'alors. Tu disais exactement la même chose de nous deux. Es-tu donc si inconstant ? si peu sincère avec toi-même ?

Comment peut-on revivre avec quelqu'un d'autre ce qui était supposé être unique ?

Comment peux-tu ignorer nos teufs, où des inconnus venaient nous féliciter tant ils percevaient nos ondes d'amour ? Comment peux-tu oublier que simplement en dansant nous étions proches de l'orgasme ? Tes yeux plongés dans les miens, nos corps réagissant comme si ils s'effleuraient alors que nous étions espacés de plus d'un mètre ? Nous volions Alain, nous volions ensemble... Revis-tu cela avec une autre ?

Comment peux-tu encore ne pas te rappeler que nous ne pouvions rester plus de 2 h sans nous téléphoner, que nous faisions même le trajet le soir en sortant du travail pour se voir et se tenir la main un simple petit quart d'heure, chaque jour, juste pour sentir nos ondes. Ressens-tu cette même impatience et ces mêmes ondes avec une autre ?

La semaine avant notre séparation, nous avons fait l'amour. Et allongée sur le ventre, j'ai ressenti encore tes ondes chaudes tout le long de mon dos. Je t'ai même demandé ce que tu faisais pour me faire un effet pareil : une châleur qui m'envahissait... Tu avais simplement remonter très lentement ta bouche le long de ma colonne vertèbrale avec un léger souffle ! Cela avait suffit à me faire ressentir tout ton être en moi... Tu avais souri en me regardant tendrement, de ce même regard éclairé d'or que je t'avais connu à notre première rencontre. Ce n'était pas il y a 8 ans ça ! Tes ondes pour moi étaient encore bien présentes juste avant notre rupture ! Comment étais-tu donc capable de paraître aussi amoureux alors que tu te liais avec une autre ??? Me suis-je trompée sur toi depuis le début ? Tes regards d'amour n'étaient-ils autres que des regards d'auto-satisfaction à tenir une proie à ta merci ?

Pourquoi aussi, regretter constamment que nous nous soyons malheureusement rencontrés trop tard ? Tu ne pouvais pas délaisser la femme qui avait partagé ta vie pendant trente ans. J'admirais alors ta droiture, me contentant simplement de nos petits bonheurs volés. (J'ai pourtant toujours su que tu aimais ta femme plus que moi, mais je me disais que c'était une autre forme d'amour... Moi j'étais ta petite fée, elle était ta reine) Redis-tu cela à une autre ? Tu m'as pourtant réécrit ce regret dans ton mail de rupture... Alors au bout d'un mois de chat avec une autre, tu plaques tout le monde ?

Je ne comprends rien Alain, et je suis malheureuse à en mourir... Pourquoi donc m'as-tu abandonnée...

Pourquoi donc m'avoir fait voler si haut, jusqu'au bout, pour tout me reprendre du jour au lendemain ? Pourquoi donc ce dédain soudain ?... A ne même pas t'inquièter de mon sort. J'en deviens folle. Ne valais-je donc rien pour toi ? RIEN ?

J'en suis réduite à te chercher partout sur le net, jours et nuits, pour essayer de conjurer ce triste sort et me rapprocher de toi... malgré toi... Et j'en souffre, j'en souffre, j'en souffre... Une douleur obsédante dans la poitrine à me couper le souffle... Pourquoi m'as-tu abandonnée ??????????

Je souhaite un joyeux Noël à mon ordinateur...

Je n'y arrive pas...

Ce n'est pas toi Alain qui a pu me faire ça... Ce n'est pas l'homme que j'ai aimé plus que tout !?

Je n'arrive pas à te désaimer,

Je n'arrive pas à te sortir de moi... Tu es en moi comme si tu faisais partie intégrante de mon corps, de mes cellules... Ce serait moins dur de me couper un bras ou une jambe. J'essaie, j'essaie, j'essaie de te détruire dans ma pensée, mais c'est impossible. Et c'est toute mon âme qui pleurt. C'est mon corps qui ne m'obéit plus, refusant de dormir, refusant de manger. Je reçois des coups de poignard dans la poitrine à longueur de journée, même lorsque mon esprit essaie de te noircir...

C'est trop dur, je n'arrive pas à te désaimer. Quand, quand, quand, mais quand cette douleur insupportable va-t-elle s'arrêter ? Lorsque je disparaîtrais moi-même ???

J'ai relu un texte que j'avais commencé à un retour de vacances, et je pleurs sur cette douce chimère...

NUIT VENDEENNE

 

 

La brise du soir est tiède, douce et marine en un mélange d’odeurs subtiles et suaves : sucrée sur la dune, salée sur la plage… Senteur particulière orchestrée par la nuit ; fraîcheur sur sable chaud, vivifiante et iodée…

 

La nuit noire est grisante sous la lune claire, et les étoiles semblent sages et lointaines. Nocturnes auspices, bienveillance des cieux, s’offrent naïvement aux chercheurs de hasards.

 

Et pourtant quelle violence se cache ici ! Quels parfums enivrants sous ce calme apparent ! Quels vertiges surgis du fond de l’horizon ! Forces issues du plus profond de l’océan, s’emparant des vagues en bourrasques puissantes, pour venir, à la fin, s’échouer à nos pieds… Quelle énergie sublime et gigantesque alors, d’un souffle implacable nous fouette le visage, pour venir à la fin submerger tout notre être !

 

Et il aura fallu que le vent de marée s’empare de la nuit pour que nous devenions seuls au monde soumis, l’un et l’autre promis.

 

Cet air à la fois, lourd du soleil de la veille, cet air à la fois, vif des embruns qu’il transporte, a raison de nos sens et emporte notre âme. Oui, il l’emporte dans ce combat éternel, ce vertige où l’homme fait face à l’univers. Tout s’y côtoie, dans sa différence précise, et tout ne forme qu’une unité dérisoire…

 

Nous sommes tour à tour Etre et Humanité.

 

Nos fragiles instants ne sont qu’Eternité, la même qui nous engloutit quelques moments, la même qui unit nos corps à sa magie. Nous ne sommes alors plus qu’Un indivisible, appartenant totalement à ce néant… Nous sommes ce néant surgi d’un nullepart, d’un ailleurs étonnamment intemporel.

 

Nous sommes l’Univers, de par la perception dont nous en avons là, à cet instant précis.

 

La lune en est témoin, calme et imperturbable, tellement lointaine de ces frasques terrestres… Jetant sa flaque de lumière sur la mer, elle apporte sa touche de réalité aux tourbillons de ce monde qui nous échappe.

 

Tout d’abord chavirée par ce tumulte abstrait, notre conscience se libère maintenant. Sortant de notre corps, elle étreint l’infini, s’y mêle et s’en imprègne… Nous sommes cet instant !

 

Tantôt maîtres du temps, nous cueillons ce moment. Plus souvent esclaves nous subissons la nuit et tout son cortège d’éléments imbriqués… Et nous nous engouffrons dans cet enivrement, portés par les senteurs, caressés par les vents, étourdis par le bruit lancinant du ressac, aveuglés par la lune aux ombres insidieuses, assoiffés par le sel sur nos peaux et nos lèvres. Dématérialisés, nous nous entrelaçons. Nous nous entremêlons, nous nous enchevêtrons…

 

Non aucun de ces mots ne peut enfin suffir à décrire l’état de nos corps et nos cœurs, communion insensée de nos âmes et sens.

 

Notre corps dissolu ne nous appartient plus. Nous sommes à la fois la vague qui se meurt, et celle qui déjà prend source à l’horizon. Nous sommes tout autant la tourmente du vent que son frémissement sur les herbes de la dune. Nous sommes tour à tour cette bruine salée, faite d’une rosée pénétrante et cinglante, et soudain la moiteur du sable aux grains durs et froids.

 

Notre corps dissolu ne nous appartient plus, mais nous sommes pourtant bel et bien l’un à l’autre, particule infime de ce vaste univers, tendrement enlacés dans sa ronde inlassable. Les refrains de la nuit font une  mélopée, douce ritournelle faussement silencieuse. L’unisson des vagues résonne sur le sable.

Alain ? Ressentais-tu la même chose que moi ? Ou me suis-je trompée jusqu'au bout ?

Où es-tu Alain ? Où es-tu ?

Je n'en peux plus. Je veux disparaître...

LACHETE SOURNOISE

LACHETE SOURNOISE

Tu as laissé s’éteindre la flamme d’amour,

Maintenant un souffle d’hiver fouette mon âme.

Tu as fait des dernières cendres du Toujours

Une torche morte qui git nue et infâme.

 

C’est pourtant ce feu qui me dévore le corps,

Brûlant de l’intérieur les restes de mon cœur.

Reniant tes vœux d’éternité sans un remord,

Tu as en deux heures décidé ce labeur.

 

Tu as coupé tout lien sans aucune inquiétude,

Détruisant brusquement notre immuable passion !

Tu me livres soudain à noire solitude,

Aux tourments obsédants de l’incompréhension !

 

Pour qui m’as-tu quittée ? A qui as-tu donné

Ce que je t’ai offert jusqu’à encor’ hier ?

A qui as-tu conté ce qui m’était chanté

Jusqu’à l’heure dernière de nos cieux éphémères ?

 

Sont-ce les mêmes mots débités en duo ?

Des discours en papier gravés sur ton clavier,

Certains vrais… d’autres faux comme un macabre écho ?

L’Unique est bégayé, conjugué… et renié !

 

Que voulaient dire tes « je t’aime » de la veille ?

Pourquoi ces tendres mots deux jours avant la fin ?

Pourquoi ces cosmiques promesses de merveilles ?

… Comment as-tu pu jouir dans le creux de mes reins !?

 

Depuis quand as-tu ourdi ton obscur dessein ,

Prenant soin de ne jamais te laisser confondre ?

As-tu au moins honte de ton geste assassin ?

Es-tu si lâche que tu ne veuilles répondre ?

 

Attendais-tu donc son accord pour me quitter ?

Si elle disait non, tu serais alors resté ???

Comment as-tu pu avoir tant de lâcheté,

Toi qui m’assurait dans le même temps m’aimer ?

 

Depuis quand le mensonge m’a-t-il reléguée

De la fée de tes songes qui t’a subjugué,

A la femme sans tain que tu souhaites détruire ?

Et pourquoi ce dédain quand je te dis souffrir ???

Je ne dors plus, je ne mange plus, où es-tu ?

… Lui que j’aimais n’était que de paille un fétu !

 

A « Trameur d’esprit » (french translation) qui a tissé pendant 8 ans sa toile perfide autour du mien

(son pseudo principal c'est Mindweaver)

Poème fait la veille de notre dernière conversation... j'errais, en me demandant "Pourquoi ?" et en fait j'avais déjà deviné la réponse ! lol

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×