Poèmes de ma composition

Période 1978/1979 suite

SCENE D INERTIE

 

Ta main est une étoile de mer sur ma plage,

Et tes vagues caressent mon corps indécent.

Le sable est si chaud qu’il permet d’être volages

Quand le soleil tache le ciel de son sang.

 

Ton souffle passe et repasse sur mes rochers…

Et le vent fait frissonner l’écume si blanche

Sur des algues abandonnées, qui accrochées

Aux reflets de l’eau, ondulent comme mes hanches.

 

La fraîcheur du soir inonde le clair rivage,

Alors que doucement s’endorment les falaises.

Et la lande sableuse redevient sauvage

Tandis que tout se calme, et que nos corps s’apaisent.

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COLLINE  (titre donné par Nathalie, une amie de classe)

 

Un halot pâle embrume la ligne lointaine,

De vapeurs troubles et rosées trop lumineuses.

Il liquéfie le ciel, noyant le bleu des plaines

Et les gris contours, dans une estompe laineuse.

 

Des frissons miels et roux courent les étendues,

Vastes et sans fin, sillonnées par le levant.

Les bois, les prairies et le ciel se sont fondus

En touches de pastel, aux aléas du vent.

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En moto derrière mon frangin un soir d’hiver,  il faisait froid, le canal de l’Ourcq était gelé et la lune était très claire. Il a fallu que je mémorise le premier quatrain tout le long du trajet pour pouvoir le retranscrire une fois à la maison, et garder en tête l’ambiance pour terminer le poème.

LA LUNE QUI DONNAIT CLAIR …

 

La lune qui donnait clair sur le lac gelé

Rêvait pâle l’amour romantique à l’automne,

Quand l’air sent si bon la feuille morte et tombée.

La nuit suivait, attendant que l’aube résonne.

 

Elle pliait sous l’ombre divine et musicale

Que chantait un vent vif aux refrains blancs et froids.

Elle brillait pourtant, limpide comme l’opale

Dans une estompe opaque aux reflets maladroits.

 

Sans doute s’était-elle perdue dans le temps,

Oubliant sur quelques arbres aux douces teintes

Ses longs cheveux roux, chauds de rayons éclatants…

La lune qui donnait clair sur la glace éteinte.

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CIEL D AUTOMNE JE T ATTENDRAI

 

Toi qui éclaire les émeraudes émondes,

Ether vaporeux plié aux vents étésiens,

Tu es fait d’une eau pure où les couleurs se fondent,

Et je les sens vibrer dans mon cœur de païen.

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Tiens… devait y avoir un coquin dans les parages…

POUVOIR T AIMER

 

Pouvoir poser souvent mes lèvres sur les tiennes,

Sentir ta peau me faire un manteau de douceur,

Sentir tes mains se joindre aux miennes et s’étreindre...

 

Etre en toi quand tu es en moi, à perdre haleine,

Respirer tes cheveux, ton corps mouillé de sueur,

Etre à deux : le vent, la pluie, qui s’aiment sans feindre.

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Bon voilà. J’ai recopié les principaux pour cette période. Ensuite, ça va être plus difficile car j’écrivais épisodiquement… sur des feuilles volantes !

Je vous mets quand même un poème en anglais que j’ai écrit en décembre 77, qui était destiné à devenir une chanson, et que je trouve sympa.

IF I WERE

 

If I were

A big fire,

If I had

What no one never had,

If I sang

As the sun on the sand,

If I spoke

The language of the smoke,

If I could

Paint the stars with my blood,

If I shone

As the lights of autumn,

If I heard

Beethoven sung by a bird,

If I danced

As the Sea-weeds of Lawrence,

If I gave

To each child a wave,

If I cried

The tears of a blind,

If I were

A flower…

If I were…

But I am not.

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