SCENE D INERTIE
Ta main est une étoile de mer sur ma plage,
Et tes vagues caressent mon corps indécent.
Le sable est si chaud qu’il permet d’être volages
Quand le soleil tache le ciel de son sang.
Ton souffle passe et repasse sur mes rochers…
Et le vent fait frissonner l’écume si blanche
Sur des algues abandonnées, qui accrochées
Aux reflets de l’eau, ondulent comme mes hanches.
La fraîcheur du soir inonde le clair rivage,
Alors que doucement s’endorment les falaises.
Et la lande sableuse redevient sauvage
Tandis que tout se calme, et que nos corps s’apaisent.
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COLLINE (titre donné par Nathalie, une amie de classe)
Un halot pâle embrume la ligne lointaine,
De vapeurs troubles et rosées trop lumineuses.
Il liquéfie le ciel, noyant le bleu des plaines
Et les gris contours, dans une estompe laineuse.
Des frissons miels et roux courent les étendues,
Vastes et sans fin, sillonnées par le levant.
Les bois, les prairies et le ciel se sont fondus
En touches de pastel, aux aléas du vent.
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En moto derrière mon frangin un soir d’hiver, il faisait froid, le canal de l’Ourcq était gelé et la lune était très claire. Il a fallu que je mémorise le premier quatrain tout le long du trajet pour pouvoir le retranscrire une fois à la maison, et garder en tête l’ambiance pour terminer le poème.
LA LUNE QUI DONNAIT CLAIR …
La lune qui donnait clair sur le lac gelé
Rêvait pâle l’amour romantique à l’automne,
Quand l’air sent si bon la feuille morte et tombée.
La nuit suivait, attendant que l’aube résonne.
Elle pliait sous l’ombre divine et musicale
Que chantait un vent vif aux refrains blancs et froids.
Elle brillait pourtant, limpide comme l’opale
Dans une estompe opaque aux reflets maladroits.
Sans doute s’était-elle perdue dans le temps,
Oubliant sur quelques arbres aux douces teintes
Ses longs cheveux roux, chauds de rayons éclatants…
La lune qui donnait clair sur la glace éteinte.
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CIEL D AUTOMNE JE T ATTENDRAI
Toi qui éclaire les émeraudes émondes,
Ether vaporeux plié aux vents étésiens,
Tu es fait d’une eau pure où les couleurs se fondent,
Et je les sens vibrer dans mon cœur de païen.
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Tiens… devait y avoir un coquin dans les parages…
POUVOIR T AIMER
Pouvoir poser souvent mes lèvres sur les tiennes,
Sentir ta peau me faire un manteau de douceur,
Sentir tes mains se joindre aux miennes et s’étreindre...
Etre en toi quand tu es en moi, à perdre haleine,
Respirer tes cheveux, ton corps mouillé de sueur,
Etre à deux : le vent, la pluie, qui s’aiment sans feindre.
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Bon voilà. J’ai recopié les principaux pour cette période. Ensuite, ça va être plus difficile car j’écrivais épisodiquement… sur des feuilles volantes !
Je vous mets quand même un poème en anglais que j’ai écrit en décembre 77, qui était destiné à devenir une chanson, et que je trouve sympa.
IF I WERE
If I were
A big fire,
If I had
What no one never had,
If I sang
As the sun on the sand,
If I spoke
The language of the smoke,
If I could
Paint the stars with my blood,
If I shone
As the lights of autumn,
If I heard
Beethoven sung by a bird,
If I danced
As the Sea-weeds of Lawrence,
If I gave
To each child a wave,
If I cried
The tears of a blind,
If I were
A flower…
If I were…
But I am not.
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